19.12.2011
Caramba ! Encore raté Mr Sarko !

Nous y sommes : annoncée par tous les économistes en marge des gesticulations de notre petit Président, la récession est là, pour un trimestre, voire deux, en réalité pour plus longtemps. Encore une promesse de Gascon d'un Sarkozy en pleine déconfiture, qui est allé chercher "la décroissance" avec les dents. Les amours de Mme Merkel et de Herr Sarkozy portent des fruits amers. Pour satisfaire leurs électeurs et supporteurs conservateurs, rentiers, possédants et maîtres du monde, le couple infernal s’est battu pour plus d’austérité et moins de solidarité, plus de chômage et moins de création monétaire. Les boutiquiers ont préféré quelques millions de chômeurs en plus au risque de voir émerger un peu d’inflation. L'inflation est la bête noire des rentiers d'Outre Rhin. En France notre talon d'Achille est le sous emploi. L'abaissement de Sarkozy va conduire des centaines de milliers de gens, parmi les plus fragiles, nos jeunes les premiers, dans la zone grise de la précarité et des petits boulots.
On a accusé un temps la droite d’être la plus bête du monde. Avec son style flamboyant, le candidat Sarkozy a fait de l’UMP un parti unique à la façade rénovée, sûr de lui et suffisant. Mais les choses ont-elles vraiment changé ? Car enfin, nous avons un Premier Ministre qui nous avertit dès le début de son exercice que la France ou du moins son Etat est en faillite. On aurait pu croire qu’il allait faire le nécessaire pour y remédier ! Pas du tout ! Il s’est empressé de faire voter la loi TEPA et son bouclier fiscal qui ont allégé les impôts des plus aisés sans rétablir la confiance et l'investissement. Cinq cents milliards de dettes plus tard, et pas mal de spéculations financières à la clé, assortis d'un zéro de croissance, la France se trouve menacée de perdre son fameux AAA, considéré il y a moins d’un mois comme un Trésor National.
L’échec est absolu ! ce flop pourrait-il rendre notre bellâtre twittiste de la Sarthe un peu plus modeste ? Pas du tout ! Du haut de son arrogance il accuse François Hollande (qui n’y est pour absolument rien) d’irresponsabilité et de forfaiture. Tout ce qui arrive est de la faute des trente cinq heures, du PS et des Ecolos. Cynisme d’un commis de l’Etat réduit à son rôle d’homme de paille, de faire-valoir, de fusible et de prête-nom. On ne saurait faire davantage preuve d’insignifiance et de platitude intellectuelle. Non content de laisser des finances en ruine, il accuse les autres de ses propres turpitudes ! Fillon devra bien un jour présenter ses excuses au peuple, comme l’a déjà expliqué Laurent Fabius, avant-hier dans Le Monde.
Nous vivons en ce moment en plein spectacle d'Opéra Bouffe, un morceau de choix qui nous donne à voir le naufrage d'une République de quat'sous. Je rêve qu'après deux jours de manifestations de rue, le peuple en colère s’empare de son gouvernement et l’embastille. Le lendemain un tribunal révolutionnaire se réunit et condamne tous les ministres au peloton. Le jour suivant les Excellences en grand uniforme, sont fusillées en fanfare. La femme Le Pen, cette sauvagesse barbare réclame la peine de mort ! Moi je réclame la mort politique pour ces ministres guignols, les Baroin, les Pécresse, les Guéant, les Juppé et tous ces perroquets qui répètent à l’envi les éléments de langage dont on abreuve l’opinion avec un cynisme incroyable dans un constant déni du bon sens populaire. En tête, je ferais défiler ce premier de la classe avec son projet de société à zéro euros, qui ne sait même pas qu’il y a dix mille mètres carrés dans un hectare ! La plus-value intellectuelle de ce gouvernement de valets est tout à fait voisine du non détectable.
Mais le Roi de la Comédie, la « marionnette qui s’apprête à s’effondrer dans le trou du souffleur » c’est bien entendu notre Sarko ! Cet homme a grandi dans le mépris du peuple. Il n’a de considération que pour plus fort que lui. Il n’a aucune notion de la culture humaniste et sociale. Cet homme nous a prouvé depuis son élection qu’il n'éprouvait aucun respect pour le peuple français. Pour lui, Jaurès ou De Gaulle ne sont que des objets politiques peu différenciés dont l'intérêt est avant tout publicitaire. La démocratie n'est qu'une gesticulation pour parvenir au pouvoir ! On l’a su dès sa sortie du Fouquet’s, mais on aurait du le deviner avant, par ses amis si bien cachés, Copé, Takiedine, Hortefeux, Gaubert, Bazire, les marchands d’armes et les porteurs de mallette, les patrons des bars Nibar et Nichon !
La seule bonne nouvelle est que les élections présidentielles approchent. Dans quatre mois nous serons fixés. Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant même de l’avoir capturé, mais je sens que la piste est fraîche, on entend la bête qui s’énerve et qui perd son sang froid. Elle se fait peur ! enfin ! de ses propres mensonges. Il y a du chantage, du sauve-qui-peut. Il y a des rêves qui virent au cauchemar. La mère MAM toujours aussi vive d'esprit, crie à l'erreur de communication ! J’espère pour ma part que bientôt les parquets de la République vont être lavés à grande eau javellisée. Je ne doute pas un instant que François Hollande va faire le job, qu’il va s’entourer des meilleurs, qu’il va rassembler les forces vives des intellectuels et des entrepreneurs, des créateurs et des imaginatifs et qu’il va jeter hors tous ces freluquets sans consistance, sans foi et sans loi. Nous vivrons à nouveau le respect de l'Etat, de la Démocratie et de tous les citoyens rassemblés, quels que soient leurs rangs et leurs origines. Et aujourd'hui, par dessus tout, rendons grâce à Vaclav Havel...cet intellectuel qui a rendu sa noblesse à la politique et qui vient de nous quitter.
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09.02.2011
La jet set, la pute et le financier
Au début des avions à réaction, dans les années soixante, une certaine classe d’individus riches et désoeuvrés, s’est hissée au faîte de l’élite, en abusant des jets, coûteux, donc luxueux, pour aller de capitale en capitale, de palace en palace et de fêtes en fêtes. Ces gens là faisaient rêver le bon peuple en étalant dans Paris Match leur oisiveté richissime, qui leur permettait de vivre en nababs sans jamais travailler, tout en ne se refusant aucun luxe, aucune douceur, aucune call-girl aux allures de femme fatale. On allait du jet au yacht, en hélicoptère, pendant que de loin, Onassis ou je ne sais quel oligarque russe ou quel prince oriental, signaient les chèques. Ils étaient les Dieux tutélaires et mystérieux pour lesquels les femmes les plus belles du monde étaient prêtes à se prostituer, y compris la Callas et la femme du Président défunt des Etats Unis.
Aujourd’hui Massimo Gargia a pris du ventre et n’est plus que la caricature d’un fêtard repenti. Les avions à réaction sont accessibles au populaire et sont du dernier vulgaire. Jusqu’à son dernier crash, le Concorde était l’ultime privilège des gens importants. En explosant au décollage c’est une page de civilisation qu’il a tournée. On peut dire que dans l’esprit du XXI° siècle cette folie des avions tourne un peu au ridicule, empreinte carbone aidant. Cela n’empêche que cette élite de l’élite autoproclamée, a laissé des traces durables dans l’esprit de nos contemporains, surtout chez les plus médiocres. Il ne faut donc pas s’étonner que nos politiciens parvenus, oublieux de leurs origines démocratiques, soient très attachés à leurs transports aériens. Notre petit Président est le premier à être fasciné par les vestiges des attributs de la jet-set, fussent-ils démodés. Il a inauguré sa présidence sur le yacht de Bolloré et il s’est empressé de commander un air-force one, à la manière US.
On ne peut pas reprocher à notre petit Président et à nos ministres d’être vaniteux comme des paons. Ce sont péchés véniels. On doit comprendre aussi que ces stars de la politique ne peuvent pas voyager dans les mêmes avions que tout le monde, même en classe affaires. Il leur faudrait attendre, se laisser fouiller, décliner leur identité et montrer leur passeport et même refuser le champagne de l’hôtesse pour ne pas avoir l’air de poivrots en goguette… Donc, une seule ressource : le jet privé. Les invitations ne manquent pas, il y a beaucoup de gens riches qui rêvent de se payer un président ou un ministre, il s’agit d’investissements de bon sens pour un homme d’affaires. Malgré tout les dépenses doivent être imputées quelque part. Les entreprises ont des règles de comptabilité et des comptes à rendre aux conseils d’administration. Ces invitations ne peuvent marcher qu’avec des autocrates qui confondent les finances de leur Etat ou de leur Entreprise avec leur bien propre.
Nous y voilà. Certes les invitations sont courantes, mais vous croyez que Cameron ou Merkel vont inviter MAM à passer Christmas à Londres ou à Berlin au frais de la Princesse ? Eux qui les premiers, sont obligés de payer leurs hôtels ou leurs avions ? Bien sûr que non, seuls le Roi du Maroc, le Parrain de Tunis et le Pharaon du Caire et encore quelques autres peuvent se livrer à ce genre d’abus politique et social. Ils donnent un ordre, l’obéissance est totale, la presse est muselée, l’affaire est dans le sac, incognito, en silence, avec des salamalecs chaleureux en plus. On est comme ça chez les Arabes, l’hospitalité est sacrée. Manque de chance : Fillon et Mam tout transportés au propre comme au figuré par ces vacances impériales et maffieuses, tombent en pleine révolte du bas peuple. La crotte plébéienne vient lécher les pneus de leurs aéroplanes.
Et tous les deux prennent des mines surprises, attristées, contrites, exaspérées par tant de mauvaise foi, meurtries par tant de méchanceté, ils banalisent, ils relativisent, ils mentent à demi par omission, par édulcoration, demandent un peu pardon, disent qu’on ne les y reprendra plus. Ceci ne vaut pas explication, ni pardon. Pour ma part, je n’y vois qu’esprit de lucre, gourmandise et profit, vanité et égoïsme, foutage de gueule comme on dit maintenant. Ce petit gouvernement là, de ce petit Président là, nous a habitués à la dénégation et à l’impunité, mais tôt ou tard, les Français vont finir par comprendre que la vie de palace n’est pas ce qu’il faut à nos éminents serviteurs de l’exécutif, on leur demande de travailler pas de se pavaner, on leur demande de résoudre nos affaires d’Etat (qu’ils interrogent Saint Michel Archange !) pas de polémiquer pour leur auto-défense, on leur demande de l’efficacité, de la probité. Si ils sont fatigués qu’ils se tirent, cela fera plaisir à Mélanchon.
18:01 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, fillon, mam, jet set, egypte, tunisie, moubarak, ben ali | |
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