05.09.2010
ELOGE DES VOLEURS DE POULES
Dans notre pays on les appelle les bimblots, sans doute à cause de leur manie de vendre par les maisons toutes sortes d'attrape-nigaud. De manière plus générale on parle de bohémiens dans les livres, ou de romanichels dans les roulottes, de tziganes quand ils jouent de la musique, de gypsi pour les filles qui dansent et de gitans pour les bandits détrousseurs de grand chemin. Cette abondance de mots nous dit bien que ces peuples nomades sont perçus de différentes manières selon les gens et les époques.
Notre foutu Président a réussi à nous faire croire que le rêve était mort et que l'humanité était tarie pour des siècles et des siècles. Avec lui, toutes les femmes sont devenues des mannequins et la vraie musique ne peut se jouer que dans les stades. Notre capitale est Neuilly et l'Elysée est habitée par Al Capone. Dans ce cas de figure, les nomades sont des étrangers et la pauvreté est un grand vice qu'il faut expulser du corps social. A défaut d'enrichir les pauvres on peut encore faire croire aux citoyens qu'on peut les évacuer et les reconduire aux frontières. Il faut bien expliquer au peuple que les vrais profiteurs sont les pouilleux qui abusent des lois sociales et font tache dans notre paysage d'affairistes et de boutiquiers. Il faut lâcher les bofs contre les campements de vagabonds.
Je ne crois pas que s'acharner sur les galeux rende meilleur. On voit bien à travers l'affaire Bettancourt que la richesse corrompt et que le pouvoir rend fou. Faut-il leur rappeler, à ces étranges chevaliers de la Banque et de la Finance que de surnager sur la soupe populaire comme la graisse dans la soupe aux choux, est un vain exercice et qu'il n'y a pas si longtemps Marie Antoinette a perdu sa jolie tête à ce jeu de l'injustice et du mépris.
La Droite UMP participe au massacre des valeurs républicaines, même si c'est du bout des lèvres. L'épisode des Roms, infâmant pour le pays tout entier, laissera des traces durables et il va falloir qu'apparaisse dans nos rangs, je veux dire à gauche, un leader capable de cautériser cette veulerie et cette absence d' humanisme. Pour le moment, on ne voit pas la personnalité qui réunisse les qualités morales et l'autorité philosophique nécessaires à cette réparation d'urgence. Après la bimblotterie politique, va-t-on enfin voir poindre un horizon lumineux et débordant d'humanité ? Si c'est le cas, il faudra remercier les voleurs de poules.
11:49 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roms, humanisme, gauche
08.07.2010
Le pantin désarticulé
Par exception je me suis rendu sur LCP pour suivre les questions au gouvernement à l'Assemblée. Ils étaient tous là nos députés, à crier leur réprobation à gauche, et à s'offusquer à droite des lourdes accusations. C'était à qui allait prendre le dessus.
Evidemment pour une fois la tâche était beaucoup plus facile pour l'opposition. Quand il a été vu les mains dans le pot de confiture, le coupable peine à s'en sortir. Je dirais même que les dénégations ne font qu'aggraver sa peine. Madame MAM qui pourrait se reconvertir en faisant la météo sur TF1tant elle a de grâce innée, riait jaune, Chatel le porte-parole repassait le badigeon sans relâche, en automate. Le petit dernier, Baroin, y allait de son couplet moralisateur qui sonnait faux, et se prenait pour un tribun à l'ancienne.
La question est de savoir comment Sarkozy qui fut un si bon candidat, a pu devenir un aussi mauvais Président et perdre la main en si peu de temps. Défense à reculons, valse à contre-temps, sacrifices inutiles, sorties bravaches et suicidaires...Pourquoi ne pas dire la vérité au peuple ? Depuis Chirac, la droite a appris à nier les évidences les plus criantes, il suffit d'un coup de baguette magique, "abracadabrantesque" et c'est reparti pour un tour. Cette fois-ci j'ai l'impression que la marque "bling-bling" va essuyer des contre-performances. Quand la confiance est entamée, les prudents vendent en douce leurs actions, les supporteurs les plus sûrs commencent à douter et les plus téméraires finissent dangereusement seuls. Finalement, comme toujours il n'y a que les morts qui restent sur le champ de bataille.
Les Bettancourt sont des gens très ordinaires, goinfrés de certitudes et bourrés de naïvetés. Dédé et Liliane à ce qu'on apprend, étaient durs d'oreille, ce qui n'est pas bon pour les secrets de famille. On imagine sans peine les petits télégraphistes passer au fumoir pour le café et ressortir avec l'enveloppe glissée dans la poche du veston. C'est un scénario de film qu'on hésiterait à produire à cause de sa banalité. Tout cela est faux ! gémit le ministre.
Il doit bien y avoir quand même une part de vérité, celle qui a été vue par une comptable et entendue par un majordome. Tout concorde, selon les deux témoins qu'on s'empresse de dévaloriser, pensez ! un garçon de café et une rond de cuir licenciés par leurs patrons !
En niant tout en bloc, le gouvernement avoue ses tares. Il sait que s'il lâche un doigt, c'est tout le bras qui va être broyé et peut-être même la tête qui va être éclaboussée. J'imagine pourtant mal l'affaire s'arrêter là. Aujourd'hui, on peut faire connaître les bonnes et les mauvaises nouvelles avec pas un rond. Que peuvent Bouygues ou Lagardère avec leurs organes de presse et leurs télés quand Médiapart et une douzaine de journalistes ont acquis la notoriété et pris de l'autorité en quelques jours. Arme imparable : ils disposent des CD enregistrés par le maître d'hôtel et nul ne sait vraiment ce qu'ils contiennent.
Sarkozy a joué les forts en thème, il a cité Blum et Jaurés, il s'est moqué des gens de gauche, il a même dit qu'il était le véritable DRH des socialistes, il a cru que le peuple aimait cela. Aujourd'hui le vin est tiré il faut le boire.Le petit "bling-bling" est devenu impuissant. A moins d'un tour de bonneteau inattendu, il est condamné à s'écraser dans le trou du souffleur comme un pantin désarticulé.
11:28 Publié dans Actuelles, polémique, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs
19.06.2010
Chroniques de l'Ane n.s.5 - Crépuscule
Il y a des jours où certains mots se télescopent et reviennent sur le
clavier comme des casse-têtes. C'est celui de défaite par exemple, celle de quarante, portée par Weygand, Pétain, Reynaud ; celle des bleus portée par Domenech et tous ces joueurs trop riches pour se battre. La défaite s'accorde avec l'humiliation. Mon âne et tous les citoyens ordinaires sont humiliés de voir la question des retraites portée par un argentier aux petits soins avec la malheureuse Liliane Bettancourt, la femme la plus riche de France. Les citoyens ordinaires sont humiliés d'être représentés par des hommes ou des femmes très ordinaires qui ribotent dans les ors de la république.
Le tableau est rendu plus contrasté encore par le souvenir visible aujourd'hui en noir et blanc de ceux qui ont dit non au nazisme et risqué leur vie dans la résistance, dont la porte d'entrée en juin 40 était bien étroite et bien sombre. Il y avait une consolation magnifique pour les gens qui comme moi, ont écouté France inter hier matin : ils ont entendu Stéphane Hessel citer Apollinaire, avec la générosité qui lui est coutumière malgré ses quatre vingt quatorze ans. Le vieil homme au sourire candide, partage sa vie avec le grand poète dit-il. Il y puise sans doute son étonnante fraîcheur d'expression. J'ai envie d'aller y voir et entendre.
Les élites du pays ne sont pas les patrons du Cac 40 et leurs valets politiques, mais ce sont ceux là qui tiennent les manettes. Nos vraies élites sont ceux qui ont transformé la vie en deux phrases, deux livres, deux films ou deux coups de pinceau. On ne peut pas demander à tous les gens d'être des génies, mais on pourrait leur apprendre à leur rendre hommage. A Londres ce matin, pour se camper parmi les anciens de la France Libre, Sarkozy a choisi son porte parole culturel : Sacha Guitry.
Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l'on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D'astres pâles comme du lait
Apollinaire (Crépuscule)
11:11 Publié dans Chroniques de l'Ane N.S., politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humiliation, résistance, élites
08.06.2010
Israël, état pirate.
Attaquer des bateaux dans les eaux internationales est un acte de piraterie. On comprend bien qu'Israël ne pouvait pas accepter le débarquement de l'aide humanitaire à Gaza parce que cet évènement aurait donné au Hamas l'occasion de crier victoire et de le narguer à grands renforts d'emblèmes déployés. Néanmoins l'Etat juif aurait pu attendre pour réagir que la flottille soit entrée dans les eaux territoriales et aurait du se donner tous les moyens d'éviter les violences, les blessés et les morts.
Que les Israéliens se livrent à une telle provocation au vu et au su de la communauté internationale en dit long sur l'état d'esprit de leur gouvernement. On mesure à quel degré d'autisme politique leurs responsables sont parvenus et dans quel mépris ils tiennent les autres pays, y compris leurs propres alliés.
Comme je l'ai déjà écrit dans ce blog, le gouvernement israélien est entièrement dominé par l'idée du Grand Israël et par sa volonté de victoire totale sur les Arabes. Faut-il encore répéter qu'une victoire obtenue dans ces lamentables conditions ne produira que du malheur et de la haine. Les Israéliens s'enfoncent irrémédiablement dans la guerre ethnique et religieuse.
12:21 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israël, gaza, palestine
30.04.2010
Il y a plus de mille ans !
Il y a mille ans ou à peu près, c'était en 997, peu de temps après l'assassinat de Guillaume Longue Epée, le fils de Rollon, et avant que son héritier Richard qui n'avait qu'une dizaine d'années, soit en âge de gouverner par lui même.
On était aux approches de l'an Mil et les barons vikings s'essayaient avec succès à la consolidation d'un véritable Etat en Normandie. Sans doute à cause des habitudes de liberté des galvaudeurs des mers danois, les paysans avaient résisté, jusque là, à l'emprise des Seigneurs et des Clercs. Ailleurs en France, les serfs étaient condamnés à nourrir en parasites leurs protecteurs, lesquels étaient lourdement armés du sabre et du goupillon.
Les paysans du Cotentin et d'ailleurs, en Normandie, décidèrent qu'ils étaient :
"hommes comme ils sont,
des membres avons comme ils ont,
et tout autant grand coeur avons,
et tout autant souffrir pouvons " (Jean Mabire)
Ils envoyèrent des délégués auprès du Duc Richard, qui n'était encore qu'un enfant. Les paysans voulaient exploiter librement les forêts et les étangs, avoir des moulins et des fours, et cuire le pain sans payer des taxes à des protecteurs dont ils redoutaient le pire.
L'affaire était d'importance. Raoul, le tuteur de Richard n'hésita pas une seconde. Il se saisit des délégués, leur fit trancher les pieds et les mains et les renvoya chez eux, pour convaincre leurs mandants qu'il valait mieux en rester là. On entrait pour plusieurs siècles, en plein racket institutionnel. Guillaume de Jumièges qui raconte cette histoire, disposait à la fois du goupillon et du porte-plume. Il trouvait lui aussi que les rustres exagéraient.
En ce jour de premier mai, où se déroulent les jolis défilés à banderoles écarlates, n'oublions pas ces obscurs martyrs des éternelles révoltes. Ils avaient déjà la liberté ancrée au coeur, cette vertu cardinale de la dignité humaine. La liberté est un combat toujours recommencé car en face, on retrouve toujours l'autre moitié du masque, noire de sang séché. Comme si l'homme ne pouvait se passer de ce double visage, rouge et noir, cruel et tendre, ange et démon. Sachant cela, il faut toujours marcher le poing levé.
Depuis mon adolescence j'ai une devise : "Quand tu vois un chef sors ton pistolet", ta kalache comme ils disent aujourd'hui.
10:15 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : premier mai, liberté, égalité, fraternité
28.03.2010
La divine surprise des régionales...
Il n'y a que les staliniens et les fonctionnaires pour croire qu'un candidat en vaut un autre. Dans une bonne démocratie les militants devraient humblement prier le meilleur d'entre eux de se présenter aux élections. Chez nous les socialistes, mais c'est la même chose chez les autres, c'est le candidat qui fait le forcing pour recevoir l'investiture. Tous les coups sont permis, les plus forts du moment jouent des coudes et des poings pour faire leur chemin, les plus faibles ou les plus hypocrites donnent des signes évidents de servilité en se retournant sur le dos comme les petits chiens dominés de la meute, tout en se gardant bien de brûler leurs vaisseaux inutilement.
Inscrits : 1066849, votants 548560 (51,42%)
Beauvais (gauche) 296126 (57,15%)
Legrand (droite)222018 (42,85%)
Cette comédie est particulièrement évidente dans les scrutins de liste : l'investiture en position éligible vaut élection. Il n'est pas nécessaire de savoir parler du peuple ou au peuple, nul besoin de bosser ou d'être clairvoyant ou qualifié, CV inutile, juste une photo et encore ! Seul impératif : monter dans le wagon accroché à la bonne locomotive et à la bonne place.
J'en connais plusieurs qui sont experts dans notre département, à croire qu'ils ont fait leursarmes dans les gares de triage de la politique. Dans cet exercice, critiqué par tout le monde mais largement usité, les militants de base ne servent à rien et moins on leur en dit, mieux c'est.
Avec quelques autres je me suis battu vainement pour Yveline Druez dont je pensais qu'elle serait utile à
notre Cotentin (mais elle l'est déjà) . Malgré ses qualités et ses états de service, elle n'a été soutenue par personne dans le parti, sauf dans notre section à la quasi unanimité. Les femmes auraient pu trouver avec elle, une bonne occasion d'être représentées en tête de cette liste départementale, très largement masculine, et les anti-cumuls des mandats auraient pu y voir une occasion de renouvellement tout en récusant un sénateur plein de qualités, mais pas vraiment indispensable dans ce rôle . Je vois aujourd'hui s'exprimer dans quelques messages des vérités qui auraient été bonnes à entendre au moment de la confection du petit train régional. Je prends cela pour des larmes de crocodile et de dépit, aucun de ceux qui protestent aujourd'hui n'a levé le petit doigt au bon moment.
Pour finir j'ai voté bien entendu, pour la liste de la gauche solidaire, rose, verte, rouge, sans vraiment savoir quel était son programme, puisque tout cela est dans la marmite politique de Laurent Beauvais. Heureusement que j'ai confiance dans ses qualités de maître coq pour nous servir les tambouilles à venir. Je persiste à penser malgré tout que, si notre Président sortant n'a pas rebuté les électeurs, loin de là, Nicolas Sarkozy lui, en a réellement dégoûté un certain nombre. Ce qui explique que pour la première fois la Manche a voté à gauche. L'occasion rêvée sans doute de renouveler nos adhérents et de moderniser le travail de notre parti. Mais c'est une autre histoire, et je doute vraiment que nous parvenions à mobiliser les forces nécessaires.
22:09 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : régionales, manche, ps
16.03.2010
L'important ce n'est pas la rose, c'est le rosier...

Je suis impressionné par la quantité de vulgarités intellectuelles qui envahit le petit monde audio-visuel de la politique, animé par les experts parisiens de la pensée unique. A tel point que l'abominable Georges Frêche me devient sympatique. Je le trouve même génial. Il est le seul a avoir su percer le monde du silence.
Je m'explique . Ces gens bien informés n'arrivent pas à imaginer que le succès socialiste aux régionales est avant tout du au travail des équipes sortantes et de leurs Présidents. C'est prendre les électeurs pour des gogos, car je ne crois pas qu'ils les auraient reconduits aussi massivement, s'ils n'en avaient pas été satisfaits. Modestement, sérieusement ces élus peu connus au plan national, ont pris leur tâche au sérieux. Comme Frêche ils ont appuyé les politiques de développement autour des universités, des transports, de l'environnement.
L'exemple de la Basse Normandie est frappant, alors qu'elle a été arrachée à la droite en 2004 à la faveur d'une triangulaire, les électeurs en 2010 ont placé en tête sans hésiter Laurent Beauvais et son équipe. Le représentant de l'UMP qui n'est quand même pas inconnu, avec une bonne image en milieu rural (un vétérinaire !) est bel et bien dans les choux. On ne peut qu'être d'accord avec Ph. DURON qui note avec satisfaction que la sociologie politique évolue dans notre province à la mode bretonne, même si c'est avec quelque retard.
Le succès remarquable des socialistes est du à nos valeureux élus locaux, aux maires des villes petites et grandes, aux présidents de conseils généraux et bien sûr aux présidents sortants des régions. Tous inconnus du PAF, ces élus sont bien souvent sur leurs terres des leaders et des relais d'opinion importants. La droite ferait mieux de se taire plutôt que d'affirmer bêtement que les régions n'ont pas d'existence politique. Quand à savoir pourquoi on ne gagne pas au niveau national, il est ridicule comme le font beaucoup de commentateurs de laisser croire qu'il s'agit d'une règle. C'était la faute à Jospin en 2002 parce qu'il fut un mauvais candidat et c'est la faute à Sarkosy en 2007 parce qu'il en fut un excellent. Ce dernier fit preuve à l'occasion des qualités d'un fabuleux camelot, qui commence seulement aujourd'hui à se montrer nu devant les citoyens.
Avec un peu de chance, dans les deux années qui viennent, la gauche va sortir de ses bataillons, l'homme ou la femme introuvable aujourd'hui, mais qui peut éclore sans crier gare demain, à la faveur des combats annoncés. Un héros ou une héroïne qui devra se transcender en associant valeurs intellectuelles et valeurs morales pour élaborer une ligne politique de justice et de progrès tout en déjouant les traquenards tendus par ses ennemis et plus encore par ses amis. Pour mes enfants et mes petits enfants j'en appelle au miracle et je fais des voeux (pieux ?).
12:43 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections régionales, présidentielles, paf
09.02.2010
Hurler avec les loups ?

Hurler avec les loups, même quand ils sont édentés, n'est pas mon fort. Je dis à mes camarades socialistes du Languedoc, tenez bon ! Votre Georges Frêche n'est pas le Le Pen de la langue d'oc, ni le barbare rouquin et raciste des monts d'Auvergne, ni l'hystérique médiatisée de Lorraine, seulement un intellectuel mégalomane qui se corrige par l'humour et la dérision.Tout un chacun peut en trouver les raisons formelles que les journalistes se gardent bien de mettre en avant.
Depuis plusieurs années déjà le pouvoir médiatique s'est installé dans un consensus mou moulinant une sorte de bouillie d'idées et de concepts sans reliefs dans laquelle des bavards couards et arrivistes jouent à se faire peur pour leur renom et leur carrière. Ce n'est pas moi qui le dit c'est David Pujadas lui-même et il en connaît un bout (voir ici même, les Plumassons et Trissotins)
.
Crier haro sur le Grand Baron de Montpellier est-ce vraiment lutter contre l'antisémitisme ? Il existe mille preuves que l'homme n'est pas antisémite mais ça ne coûte rien au microcosme d'accuser et en plus ça donne une allure morale exemplaire. Crier que Georges Frêche est raciste anti noir ou anti arabe, ne résiste pas plus à l'examen mais ça autorise à distiller gratos une leçon de bon goût politique.
Voilà la chiendent , le bon goût, à défaut de convictions, les bobos ont du bon goût et il convient de ne pas choquer leurs chastes oreilles. Ils veulent tout, le caviar et la bonne conscience en prime. Je vous le dis chers camarades, irresponsables socialistes de la bonne société, choisissez votre camp, moi je choisis celui des militants et de la Septimanie, du vin et de l'huile d'olive.
16:29 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.01.2010
Casse toi pauvre con...
Notre Président a bien prononcé ces paroles. Je pense qu'elles ne cesseront pas de si tôt d'affecter son image . N'importe qui peut se laisser aller à ces commodités de langage ou plutôt à ces vulgarités d'expression. Hélas le petit Nicolas n'est pas n'importe qui, il est le leader d'un grand pays. D'un pays qui a su souvent, dans l'histoire, trouver des clés pour avancer. Je veux dire par là qu'il a fait progresser la démocratie. La conquête d'une organisation sociale plus juste, plus solidaire et plus démocratique reste d'actualité. On a l'impression que nos leaders politiques d'aujourd'hui, et singulièrement le premier d'entre eux s'en fichent comme d'une guigne, fascinés qu'ils sont par les rapports de force et la reconduction de leurs pouvoirs.
D'évidence, ceux là même qui se trouvent dans le surnageant de notre soupe sociale, n'ont aucun intérêt à changer les choses. Le besoin de progrès est en revanche collectivement ressenti par tous ceux qui sont affectés à la tâche banale du métro-boulot-dodo. Ceux là attendent des paroles d'espoir qui ne viennent pas. Trouver les formules qui rassemblent le peuple autour d'une espérance collective exige bien plus que la verbalisation quotidienne de nos difficultés, comme le fait le camelot politique qui nous gouverne. Cela suppose une mise en perspective, une profondeur historique et culturelle, des qualités de visionnaire qui ne s'inventent pas dans les fantaisies littéraires des "conseillers" irresponsables, si malins qu'ils soient.
Les Jaurès, les Blum, les Mendès-France, les de Gaulle, les Miterrand n'avaient pas besoin qu'on leur tienne la main. Ils nourrissaient une conception de la France et des Français qui ne se limitait pas aux illuminations médiatiques et à la fascination du pouvoir. Je fais tous les jours des voeux pour qu'enfin apparaisse dans notre vieux pays qui ne manque pas d'intellectuels, de philosophes et d'artistes en tous genres, l'homme ou la femme qui saura dire les mots qu'il faut, ouvrir les portes qu'il faut, monter les marches qu'il faut, pour que mes enfants et mes petits enfants aient une vie meilleure.
Début janvier, 2010, c'est bien l'époque des voeux non ?
11:51 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.09.2009
Quels candidats pour les élections régionales ?
Je suis confondu par la cécité et l’entêtement de mes camarades de Parti. On sait bien que dans la Manche la majorité d’entre eux s’est retrouvée derrière Benoît Hamon qui s’est habilement positionné sur le flanc gauche de notre armée mexicaine. Ils ont pu y réfugier leurs certitudes de militants endurcis et surfer sur la langue de bois qui date des années 80. La semaine dernière encore, j’ai entendu les mêmes mots d’ordre et la même autosatisfaction. La dernière Lettre de l’Avenir n’est qu’une compilation de ces poncifs.
Bien que revenant de La Rochelle, ces camarades n’y ont perçu que des encouragements à leurs idées fixes, tous à gauche, rien qu’à gauche, sans trop savoir ce que ça veut dire et à tout hasard. Ils n’ont rien vu des fissures qui affectent la majorité de Reims. Ils feignent de croire que leur majorité contestée, les mauvaises actions vis à vis des minoritaires (voir ci dessous), l’inertie qui en a résulté jusqu’aux européennes soldées par un désastre, n’ont pas laissé de traces. Ils ne veulent pas voir que l’événement, ce n’était pas le discours de Martine devant les militants, mais bien son article dans le Monde, la veille.
Il faut relire ce message qui montre une première secrétaire contrainte de sortir de son immobilisme et de son attentisme, par un nouveau rapport de forces qui a mis sur le devant de la scène (médiatique donc politique) une idée nouvelle : le Rassemblement écologique, socialiste et démocratique. Je suis absolument convaincu qu’aucune alternance ne peut se construire en dehors de ce rassemblement. Nous en verrons la première preuve aux élections régionales. Le Parti qui portera cette idée du Rassemblement sortira grandi dans l’opinion, celui qui le refusera n’aura plus qu’à s’étioler un peu plus, suivant en cela la voie pathétique empruntée par Marie Georges Buffet.
Modestement j’en appelle à nos instances fédérales. Nous n’avons pas le choix. Ce n’est pas Benoît Hamon, malgré tout le bien que je pense de lui, qui nous fera gagner des voix, mais bien l’esprit d’ouverture que nous serons capables d’afficher. Alors, que S.T. me pardonne (et j’ai beaucoup d’estime pour son dévouement, son militantisme et son équité) mais ce n’est pas non plus sur son nom que nous réunirons les citoyens. Il faudrait peut-être trouver des candidats plus proches des gens, certes socialistes, mais moins engagés dans l’appareil du Parti, avec du charisme et un esprit neuf. Nous devrions chercher des familliers des problèmes territoriaux ayant l’esprit aiguisé par les responsabilités municipales ou associatives, habitués au dialogue avec les gens qui ne sont pas de leur avis.
Mais c'est peut-être trop demander.
12:39 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections régionales, parti socialiste



