19.12.2011
Caramba ! Encore raté Mr Sarko !

Nous y sommes : annoncée par tous les économistes en marge des gesticulations de notre petit Président, la récession est là, pour un trimestre, voire deux, en réalité pour plus longtemps. Encore une promesse de Gascon d'un Sarkozy en pleine déconfiture, qui est allé chercher "la décroissance" avec les dents. Les amours de Mme Merkel et de Herr Sarkozy portent des fruits amers. Pour satisfaire leurs électeurs et supporteurs conservateurs, rentiers, possédants et maîtres du monde, le couple infernal s’est battu pour plus d’austérité et moins de solidarité, plus de chômage et moins de création monétaire. Les boutiquiers ont préféré quelques millions de chômeurs en plus au risque de voir émerger un peu d’inflation. L'inflation est la bête noire des rentiers d'Outre Rhin. En France notre talon d'Achille est le sous emploi. L'abaissement de Sarkozy va conduire des centaines de milliers de gens, parmi les plus fragiles, nos jeunes les premiers, dans la zone grise de la précarité et des petits boulots.
On a accusé un temps la droite d’être la plus bête du monde. Avec son style flamboyant, le candidat Sarkozy a fait de l’UMP un parti unique à la façade rénovée, sûr de lui et suffisant. Mais les choses ont-elles vraiment changé ? Car enfin, nous avons un Premier Ministre qui nous avertit dès le début de son exercice que la France ou du moins son Etat est en faillite. On aurait pu croire qu’il allait faire le nécessaire pour y remédier ! Pas du tout ! Il s’est empressé de faire voter la loi TEPA et son bouclier fiscal qui ont allégé les impôts des plus aisés sans rétablir la confiance et l'investissement. Cinq cents milliards de dettes plus tard, et pas mal de spéculations financières à la clé, assortis d'un zéro de croissance, la France se trouve menacée de perdre son fameux AAA, considéré il y a moins d’un mois comme un Trésor National.
L’échec est absolu ! ce flop pourrait-il rendre notre bellâtre twittiste de la Sarthe un peu plus modeste ? Pas du tout ! Du haut de son arrogance il accuse François Hollande (qui n’y est pour absolument rien) d’irresponsabilité et de forfaiture. Tout ce qui arrive est de la faute des trente cinq heures, du PS et des Ecolos. Cynisme d’un commis de l’Etat réduit à son rôle d’homme de paille, de faire-valoir, de fusible et de prête-nom. On ne saurait faire davantage preuve d’insignifiance et de platitude intellectuelle. Non content de laisser des finances en ruine, il accuse les autres de ses propres turpitudes ! Fillon devra bien un jour présenter ses excuses au peuple, comme l’a déjà expliqué Laurent Fabius, avant-hier dans Le Monde.
Nous vivons en ce moment en plein spectacle d'Opéra Bouffe, un morceau de choix qui nous donne à voir le naufrage d'une République de quat'sous. Je rêve qu'après deux jours de manifestations de rue, le peuple en colère s’empare de son gouvernement et l’embastille. Le lendemain un tribunal révolutionnaire se réunit et condamne tous les ministres au peloton. Le jour suivant les Excellences en grand uniforme, sont fusillées en fanfare. La femme Le Pen, cette sauvagesse barbare réclame la peine de mort ! Moi je réclame la mort politique pour ces ministres guignols, les Baroin, les Pécresse, les Guéant, les Juppé et tous ces perroquets qui répètent à l’envi les éléments de langage dont on abreuve l’opinion avec un cynisme incroyable dans un constant déni du bon sens populaire. En tête, je ferais défiler ce premier de la classe avec son projet de société à zéro euros, qui ne sait même pas qu’il y a dix mille mètres carrés dans un hectare ! La plus-value intellectuelle de ce gouvernement de valets est tout à fait voisine du non détectable.
Mais le Roi de la Comédie, la « marionnette qui s’apprête à s’effondrer dans le trou du souffleur » c’est bien entendu notre Sarko ! Cet homme a grandi dans le mépris du peuple. Il n’a de considération que pour plus fort que lui. Il n’a aucune notion de la culture humaniste et sociale. Cet homme nous a prouvé depuis son élection qu’il n'éprouvait aucun respect pour le peuple français. Pour lui, Jaurès ou De Gaulle ne sont que des objets politiques peu différenciés dont l'intérêt est avant tout publicitaire. La démocratie n'est qu'une gesticulation pour parvenir au pouvoir ! On l’a su dès sa sortie du Fouquet’s, mais on aurait du le deviner avant, par ses amis si bien cachés, Copé, Takiedine, Hortefeux, Gaubert, Bazire, les marchands d’armes et les porteurs de mallette, les patrons des bars Nibar et Nichon !
La seule bonne nouvelle est que les élections présidentielles approchent. Dans quatre mois nous serons fixés. Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant même de l’avoir capturé, mais je sens que la piste est fraîche, on entend la bête qui s’énerve et qui perd son sang froid. Elle se fait peur ! enfin ! de ses propres mensonges. Il y a du chantage, du sauve-qui-peut. Il y a des rêves qui virent au cauchemar. La mère MAM toujours aussi vive d'esprit, crie à l'erreur de communication ! J’espère pour ma part que bientôt les parquets de la République vont être lavés à grande eau javellisée. Je ne doute pas un instant que François Hollande va faire le job, qu’il va s’entourer des meilleurs, qu’il va rassembler les forces vives des intellectuels et des entrepreneurs, des créateurs et des imaginatifs et qu’il va jeter hors tous ces freluquets sans consistance, sans foi et sans loi. Nous vivrons à nouveau le respect de l'Etat, de la Démocratie et de tous les citoyens rassemblés, quels que soient leurs rangs et leurs origines. Et aujourd'hui, par dessus tout, rendons grâce à Vaclav Havel...cet intellectuel qui a rendu sa noblesse à la politique et qui vient de nous quitter.
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02.12.2011
Au travail mes bons Princes !

J’entends un peu partout chez des gens bien informés que le PS, mon parti, n’aurait pas complètement cicatrisé les plaies de l’élection primaire. On me dit que dans le Nord et en Haute Normandie, subsistent des poches de réfractaires à François Hollande et que dans certaines instances on profiterait des débuts de campagne pour arrondir son pré carré (hum…). Les deux principaux visés seraient Aubry et Fabius. Je ne suis pas étonné. Ces deux-là n’abdiqueront jamais, ils ont grandi dans les coups et les coulisses, les urnes à double fond et les alliances suspectes. Ils tiennent plus que tout à leur statut de Premiers Barons du Parti et à leurs fiefs de Picardie et des Flandres.
On devrait pourtant dès aujourd’hui se rendre compte que nous avons à faire à forte partie. Sarkozy, tout le monde en convient, est un piètre Président, mais un fameux candidat. Pour l’instant il s’essaie à réunir son camp favori, celui de la droite dure. Il lui faut mordre sur l’électorat de la femme Le Pen. Plus tard, n’en doutons pas, il va se tourner vers ses centristes, les flatter dans le sens du poil, leur promettre des portefeuilles et ça marchera. Sarkozy est aujourd’hui au plus bas mais en deux louches de démagogie, il en appellera à Jaurès et à de Gaulle. C’est à ce moment là que les temps seront durs pour notre candidat.
Pour gagner, nous devons garder l’initiative et ne pas nous laisser entraîner dans les coups de bluff du Président sortant. Il ne faut pas se contenter de rendre coup pour coup, nous avons l’obligation de conserver un coup d’avance, pour faire campagne sur nos thèmes et pas sur ceux de l’adversaire. Parmi ces thèmes, il y a une réalité lourde que le petit Président ne peut pas masquer et que les Français ne vont pas lui pardonner aisément, c’est l’explosion du chômage et plus précisément de celui des jeunes. La difficulté pour trouver un emploi stable est un drame pour les jeunes eux-mêmes, mais aussi pour les parents qui sont obligés de subvenir aux besoins. La gauche doit convaincre qu’elle va vraiment s’investir pour un retour de l’activité, de la croissance et de l’investissement des entreprises. François Hollande doit marteler que notre priorité ira à la formation de la jeunesse, et au renforcement de la recherche et de l’innovation. Notre grand chantier est de relever notre niveau de production et de créer des emplois. C’est d’ailleurs la seule vraie condition pour sortir de l’endettement.
Nous n’avons pas à suivre les sarkozystes dans les méandres de leurs démêlés avec les marchés financiers. Ceux-ci n’ont plus confiance parce que les gouvernements actuels sont justement ceux qui ont massivement accru les dettes d’Etat. Le gouvernement français a emprunté 500 milliards en quatre ans ! Ce sont les ministres actuels qui nous ont mis dans la main crochue des marchés et des agences de notation. Nous devons exiger de nos forts en thème, de nos Baroin, Pécresse, Wauquiez, pleins d’arrogance et de suffisance, qu’ils nous sortent du bourbier. Depuis deux ans, comme l’a dit à la télévision l’ogre déchu du FMI, ils font trop peu, trop tard. S'ils sont incapables de résoudre ce foutu problème, ils n’ont qu’à partir.
Bien entendu, il nous faut affirmer bien fort que si nous étions aux affaires, rien de tel ne serait arrivé. La gauche est bien meilleure gestionnaire que la droite, car elle a besoin de l’Etat. La droite, elle, par idéologie, ne cesse de le rabattre et de l’abaisser. Avec elle un seul ennemi, la dépense publique ! A gauche, on pense que la puissance financière de l’Etat peut être utilisée pour relancer l’activité et gagner la confiance. Notre candidat FH est l’homme du rassemblement et de la confiance. Une banque publique d’investissement, des euro-bonds, la chasse aux paradis fiscaux et à l’évasion fiscale, des grands chantiers, voilà le langage de la gauche ! Il y a sans doute là dedans des traces de démagogie, mais je ne crois pas que nous pourrons gagner sans forcer le trait et caricaturer quelque peu.
Alors je m’adresse aux Barons de l’Artois, de Picardie et de la Basse Seine et je leur signale qu’ il y a du pain sur la planche. Vous êtes imbus de votre pouvoir et de vos privilèges ? Alors profitez en pour faire œuvre utile et répandre la bonne parole. Les petits arrangements de courants, de circonscriptions et d’ego ne sont que des frivolités au regard de la partie qui va se jouer et dont l’issue décidera de notre avenir collectif. Prenez exemple sur la dernière intervention de Ségolène Royal au Nouvel Obs qui pointe 75 discours de Sarkozy sur la crise, remplis de promesses sans effet et de contradictions. Elle travaille utilement pour son ex. Il est temps de vous y mettre également mes bons Princes !
18:26 Publié dans campagne présidentielle, polémique, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fabius, aubry, royal, sarkozy | |
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26.11.2011
Notre industrie nucléaire est mise à l'encan !

Il faut reconnaître que le choix de l’énergie nucléaire n’a pas été fait dans la transparence. Mais il serait vain de revenir en arrière quand les conditions étaient bien différentes d’aujourd’hui. D’année en année , grâce à ses succès industriels indéniables, la filière a mis la France à l’abri des pénuries d’électricité et a permis de relativiser notre dépendance au pétrole.
Le parti des Ecolos de tous bords s’est largement nourri des dangers que représente la mise en œuvre de l’énergie de la fission atomique. Les accidents de Tchernobyl et de Fukushima ont illustré les risques liés à toute défaillance des systèmes. Par bonne fortune, rien de grave n’est survenu en France, bien que nous soyons le premier utilisateur au monde de la technologie.
Aujourd’hui nous bénéficions d’un complexe industriel dont il convient d’apprécier les atouts sereinement. Malheureusement les écolos préfèrent agiter des peurs plutôt que des mesures. Chacun peut comprendre que l’énergie nucléaire est transitoire, à cause de la contrainte de gestion des déchets et du caractère non renouvelable des ressources en uranium. On devrait avoir un débat serein technique, scientifique. On préfère le happening et la polémique où chaque groupuscule s’adonne à la surenchère.
Eva Joly est le porte étendard de cette armée mexicaine aux Présidentielles. Elle a choisi d’être la plus antinucléaire qui soit, persuadée de réunir sur son nom un grand nombre d’électeurs dits « anti ». Au moment même où se décidaient les accords PS/EELV, elle s’en va réclamer tout de go, la sortie du nucléaire (qui au passage a été soutenue par Martine), l’arrêt de l’EPR et la disparition de la filière mox, c’est à dire l’arrêt du retraitement, objet même de notre Areva de la Hague !
Les socialistes du Cotentin ont l’épiderme particulièrement sensible à toute menace concernant l’EPR et Areva. Les salariés des entreprises, à qui nous devons tout notre respect, encore bien davantage. Je l’ai compris à la réunion publique de jeudi soir (24/11). Il faut dire que, exceptés les retraités bobos, tous les gens du coin sont plus ou moins tributaires de ce concentré de technologie industrielle, qui procure des emplois aux jeunes et des royalties aux collectivités territoriales. Le député-maire de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, dont j’ai dit par ailleurs tout le bien que j’en pensais, en est depuis longtemps conscient et s’est toujours porté en garant de notre industrie. Il nous a raconté publiquement et avec précision le psychodrame malencontreux qui a failli piéger François Hollande.
Dès que notre député a appris que subsistait dans le texte de l’accord un paragraphe qui menaçait la filière mox, il a alerté FH, qui, tombant des nues, est entré dans une colère noire. La ligne « nucléaire » de FH est claire : sortie du « tout » nucléaire en passant de 75% à 50% d’électricité dans la filière, achèvement de l’EPR de Flamanville et maintien de la filière « mox » en tant que besoin. Le paragraphe qui remettait insidieusement cette ligne en cause, mal compris par Michel Sapin qui participait à la négociation, fut donc retiré par notre candidat.
Les interventions du staff d’Areva, sont venues après coup, dans les heures suivantes. Elles n’étaient en réalité qu’un piège politique largement intentionnel, dans lequel Eva Joly s’est empressée de tomber. Car Il faut que chacun sache aujourd’hui, qu’Areva est instrumentalisé par l’UMP pour en faire un outil de chantage politique. Après avoir fragilisé et viré la pédégère Anne Lauvergeon trop peu docile, la droite libérale qui n’a renoncé a aucune de ses conquêtes économiques et ni aucune de ses atteintes aux services publics, a maintenant les coudées franches pour satisfaire les appétits du secteur privé qui compte bien en tirer de juteux bénéfices.
Il faut voir comment le beau Baroin, en moins de trois mois s’est dit et dédit dans ses instructions au Directoire d’Areva. Il était urgent de serrer les boulons pour avoir du cash en temps de crise et tout d’un coup il demande de surseoir aux licenciements. Politique d’abord, bénéfices plus tard. La manœuvre est politique ! comme politiques également les invitations du petit apparatchik local UMP a la table du nouveau pdg. Aréva, un de nos fleurons industriels est ainsi ramené au rang d’instrument politicien, alors qu’il concerne l’intérêt national et la sécurité publique . On entend depuis deux jours ce que Sarkozy tire comme marrons du feu !
De son côté, si Eva Joly n’était pas seulement une petite elfe venue du cercle polaire, elle se serait donné le mal de se renseigner et de vérifier auprès de ses alliés « naturels » la réalité de ses accusations. Elle aurait évité de traîner injustement les socialistes dans la boue des compromissions. Mais l’occasion était trop belle de se montrer la plus pure et la plus intransigeante. Et de prouver à ses camarades de Parti qu’elle n’allait pas, elle, la juge sans peur et sans reproche, brader ses principes contre quelques circonscriptions.
Finalement, ceux qui pensent benoîtement que le débat national sur l’option énergétique nucléaire se trouve enfin ouvert, se trompent lourdement. Nous sommes loin des faits et des chiffres qui devraient aider à discerner le souhaitable du possible. Le « Monde » titrait hier sur les évaluations « au doigt mouillé » qu’on se lance à la tête, à droite comme à gauche, socialistes et écologistes rassemblés. Duflot et Aubry ont largement contribué à maintenir la confusion, comme le prouve l’épisode du mox. Nous sommes malheureusement non pas au cœur d’un débat passionnant, mais au sein d’une polémique utilisant amalgames et caricatures, dont le champion est le Président sortant.
Manifestement les dossiers ne sont pas assez avancés pour faire l’objet d’une véritable réflexion et encore moins de réelles projections . En limitant les implications de l’accord Verts/PS, François Hollande a sauvé l’essentiel, c’est à dire conservé les voies possibles d’un réexamen serein des différentes options. Nous sommes malgré tout nombreux à penser que cet accord signé avec les Verts avec autant de sous-entendus et de faux-fuyants, n’était pas utile et qu’il aurait suffi d’attendre l’entre deux tours de la Présidentielle.
Quoiqu’il en soit Mélanchon avec son pédalo, et la petite juge aux lunettes, avec ses marionnettes, jouent contre la gauche. Ils ne font en rien avancer la maturité politique de nos concitoyens. Jusqu’à présent F. Hollande a refusé avec humour de participer à cette triviale facilité. J’espère qu’il n’y cèdera pas plus à l’avenir. Les gens lui en sauront gré in fine et reconnaîtront son calme et sa hauteur de vue. On peut perdre des élections, c’est mieux que de perdre son âme. Malgré tout, en secret, je me demande si il n’est pas temps de sortir la boite à gifles du placard….
17:13 Publié dans écologie, polémique, politique, réchauffement climatique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |
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19.11.2011
Que le nucléaire explose...
A la figure des Verts. On approche du moment de vérité. Après avoir escaladé les grues, grimacé derrière leurs masques de carnaval et distribué partout des à-peu-près et des contre vérités, les écolos sont confrontés à la réalité tranchante. Il n’y a rien de plus simple que la dureté des rapports de force et que la toute puissance des faits. Après avoir chanté partout l’urgence de la sortie du nucléaire, sans vouloir en dire ni les coûts ni les échéances, les Gourous, ces chevaliers de l’Apocalypse, promise par le Réchauffement climatique, les OGM et les Centrales nucléaires, doivent se rendre à l’évidence. Il n’y a plus de niaqua ni de faucon, il faut aussi maintenant écouter leurs alliés et comprendre leurs ennemis. Ils doivent à présent réfléchir, argumenter et composer. Ils sont enfin contraints de revenir sur terre.
Les Verts ont fait leur fortune sur un argument : le nucléaire est dangereux, mais dangereux au point qu’on ne saurait vous dire, à vous poursuivre dans votre tombe. Voyez Iroschima et Nagazaki, et Tchernobyl, et maintenant Fukoshima et en plus tout ce qu’on ne vous dit pas, caché dans les sacoches profondes du lobby nucléaire. D’accord, il faudrait être un imbécile pour nier les dégâts à court et à long terme des irradiations. Un bémol malgré tout : combien de morts jusqu’à présent dans le nucléaire civil? Allez donc faire un tour dans les mines de charbon passées présentes et à venir, et aujourd’hui en Chine ou ailleurs. Faites le compte. Honnêtement, l’argument principal des anti- nucléaires est la peur, la peur sans cesse entretenue par des singeries, des photos de monstres, des sous entendus lourds de sens, de la comedia del arte. L’antiatomic-pride. Le Parti des Verts, c’est le Parti des Couards.
Malgré tout, le Parti des Couards voudrait bien goûter aux délices du pouvoir. Après s’être donné tant de mal pour affoler les populations, au point qu’aujourd’hui une forte majorité de Français sont contre les OGM en se demandant ce que ça peut bien être et qu’une bonne quantité des mêmes sont prèts à fermer les centrales sans savoir ce que ça pourrait coûter, les maîtres chanteurs veulent prendre leurs bénéfices. Nos Gourous se disent que si il y a une limite dans la galéjade, c’est bien celle des places à saisir. Bové et Bendix au Parlement Européen, Voynet et Placé, Sénateurs, et tous les autres Cochet, Mamère, qui prospèrent, il ne manque que Duflot députée de Paris, que dis-je députée ! maire de la capitale. Il n’y a pas de meilleur endroit pour un écolo qu’un centre ville. Dans ces conditions, ça vaut le coup d’arrêter le chantage et de troquer des hallucinations contre des sièges. Soit. C’est le début de la sagesse et de la réflexion
Il y en a une qui digère mal cette braderie idéologique, c’est notre petit clown triste venu des forêts de sapins de Scandinavie. Qu’est-ce qu’elle va gagner elle, à se vautrer devant les caméras pour soutenir l’insoutenable et se répandre en affirmations débiles et allumées ? se décrédibiliser, se ridiculiser, transformer son image respectable de petite juge courageuse en marionnette incontrôlable ? Tout ça pour des cacahuètes puisqu’elle n’a rien à espérer. Elle est la dinde de la farce, laquelle prend un goût amer. On a mis la juge en situation de desperada. Je comprends que ça la fasse renâcler, peut-être même reculer. L’abandon de la petite juge sera la cerise sur le gâteau épais de l’incohérence et de l’inconsistance, préparé par cette bande qui se cache derrière des bonnes idées pour en tirer des catastrophes. Moi je vous le dis, qui suis un vieux gâteux amoureux de la nature, de la sauvegarde de notre planète et du progrès humain, les Verts m'apparaissent aujourd’hui, avec leurs affabulations sans suite et démodées, les plus virulents ennemis de la protection de l’environnement et de l’écologie en général.
15:09 Publié dans écologie, économie, polémique, politique, réchauffement climatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : verts, ps, epr, centrales nucléaires, la hague | |
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15.11.2011
Les forts en gueule

A défaut d’avoir la cote dans les sondages, les Verts font un tabac dans les médias et ça paye. La stratégie de communication des Verts n’a rien à envier à celle de la femme Le Pen ou à celle du camelot du Front de Gauche . Pour la plus grande joie des éditorialistes, ainsi assurés de trouver du souffle pour les clairons de la polémique et de la controverse, les extrêmistes pallient à leur marginalité par l'outrance. D’ailleurs la droite gouvernementale se laisse aller avec délices aux mêmes absurdités. Rejetée par le pays, la « majorité » essaie de se refaire une santé sur le dos du candidat de la gauche aux Présidentielles.
On a vu avec quel succès populaire François Hollande a été désigné par le suffrage pour défendre nos couleurs et battre Sarkozy. Ses adversaires, jaloux d’une telle aura en profitent pour tenter de tirer quelques marrons médiatiques en pratiquant l’amalgame et la caricature. Que la droite utilise ces méthodes, on pouvait le prévoir et s’y être préparé. Quand ce sont nos futurs alliés de la gauche, on peut s’étonner de les voir s’évertuer à couler l’embarcation qui doit nous mener au pouvoir. Mélanchon pourrait bien construire son propre naufrage avec son pédalo imbécile et Green Peace en sera peut-être réduit à attaquer au Zodiac les pétroliers qu'il aura contribué à réarmer en sabotant bien trop tôt notre industrie nucléaire.
J’ai écouté Eva, le clown triste des Verts, ce matin sur France Inter. Elle manie la casuistique, la litote et le mensonge avec un aplomb incroyable. Dans sa bouche, les centrales à charbon deviennent des sources d’énergie modèles, pourvu qu’elles soient allemandes. Il n’est pas question de comparer les rejets de CO2 allemands à ceux des français ! ni des risques énergétiques que la précipitation des Grunen font courir outre-rhin. Le seul viatique de la critique des Socialistes et de leur candidat, doit suffire à la faire remonter dans les sondages pense-t-elle. Haro sur le Hollande ! Allons-y ! La Duflot en rajoute et Bendix y va de son coup de pied de l’âne. Hollande se Ségolénise ! autant dire que le Rouquin lui prédit la défaite.
Je vois dans cette confluence des critiques, des mots d’oiseau et des insultes un aveu de faiblesse politique et une preuve du mépris envers les citoyens ordinaires, en particulier envers les millions de gens qui soutiennent François Hollande. Si j’enrage et si je m’irrite de ces outrances qui abaissent le niveau de la réflexion, il me suffit de quelques instants pour retrouver mon calme. Les gens ordinaires ne sont pas dupes des tours de passe-passe de ces coupe-jarret politiciens. FH se doit de garder son sang-froid et de respecter son calendrier. Il n’a aucun intérêt à se mêler à la compétition ridicule dans laquelle s'abîment ses adversaires.
Il n’y a aucune urgence à faire un accord avec les écolos qui se déconsidèrent chaque jour un peu plus avec l'EPR, un soi-disant accident industriel qui est en passe de devenir leur tombeau politique. Il n’y a pas non plus à se précipiter pour expliquer à l’UMP les plans économiques qui mûrissent actuellement dans nos cartons. Chaque semaine qui passe change la donne et rend caducs les projets de la veille. La droite ferait bien mieux de réfléchir à ses propres priorités et à ses responsabilités d’aujourd’hui, qui sont immenses. Comment va-t-elle justifier face au pays les 500 milliards de dettes qu’elle a accumulés pendant la législature Sarkozy ?
Notre candidat n’a donc pas à rentrer dans le jeu brouillon de ses adversaires de tous bords. Il doit garder son calme et donner l’impression de la force tranquille dont on a connu le succès avec Miterrand. Il se doit de rassurer et de sécuriser nos concitoyens et surtout nos acteurs économiques, ouvriers et patrons. Le vainqueur de cette histoire sera celui qui rétablira la confiance dans le pays au mlieu de cette tempête économique et financière. Ce ne sera sûrement pas une affaire de bande dessinée ou de petites phrases, mais de travail, d'études et de concertation. François Hollande l'a déclaré dès l'annonce de sa candidature il sera le Président qui redonnera la confiance et l'espoir aux Françaises et aux Français qui ne demandent qu'à travailler et vivre en paix.
11:01 Publié dans Actuelles, écologie, polémique, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |
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08.11.2011
Que sont nos révolutions devenues ?
Que nous avons de si près tenues...
La crise de la dette tourne au psychodrame planétaire. Je ne sais comment, par quel miracle, par quel ultime tour de bonneteau (qui faisait autrefois la joie des gogos), une bande restreinte d’avocats ou d’experts, je ne sais trop, s’est mise en position de multiplier les pains comme Jésus-Christ lui-même. Sauf qu’en fait de petits pains, il s’agit de dettes. Un tour de magie facile, une saynète à l’antique qu’on peut ainsi résumer : « Nous les Agents des Agences considérons que vous aurez le plus grand mal à rembourser vos dettes et Déclarons en conséquence que Nous dégradons votre note. L’argent que vous allez emprunter pour rembourser va vous coûter plus cher. Il vous faudra donc emprunter plus pour payer. Votre dette va malheureusement grimper et votre note va vous ranger parmi les cancres. Vous êtes faits. La bourse ou la vie ?"
Le peuple qui n’en peut mais, n'a plus qu'à répondre ce qu’on répond aux usuriers habituellement. Prenez ma vie. Je n’ai plus un sou. Ma maison est vide. Je suis au chômage, ma femme fait le tapin, mes enfants sont sans travail, ma mère est Alzheimer, mon frère a le cancer, mon cousin est en prison . Je ne peux rien payer de vos taxes et de vos impôts. Envoyez les huissiers, les hallebardiers, les garde-chiourme. Le savetier vient de comprendre que le financier n’est qu’un bandit armé jusqu’aux dents et que rien ne sert de résister. Il vaut mieux prendre le maquis. Voilà le tour pendable qu’ont joué ces messieurs aux Grecs et qu’ils s’apprêtent à répéter avec d’autres. Obama devant et les petits bonshommes qui s’abritent derrière, ne font qu’anoner ce qu’énoncent les as du triple A. Les partisans du libéralisme thatchérien sont tous d’accord. Ils laissent au peuple le choix de la couleur de la corde pour se pendre et ils ont un dogme inébranlable : le seul équilibre qui vaille est celui des marchés financiers.
Le premier béotien venu comprend pourtant que cette voie est sans issue. A toujours siphonner les richesses dans les mêmes poches on finit par stériliser les capitaux qui disparaissent dans le puits sans fond des dépenses somptuaires et improductives. Le résultat est l’installation du chômage, le véritable cancer de nos sociétés. Les nantis considèrent que tous ces sans-emploi sont des fainéants et des parasites qui vivent à leurs dépens. Pas question de supporter ces assistés. Si nous souffrons du chômage disent-ils, c’est qu’on paye trop d’impôts. Supprimons les taxes et les droits et nous allons investir pour vous sortir de là. Et qui va payer l’Armée ? la Justice ? l’Ecole et les Hôpitaux ? La dette ! A la fin du parcours on emprunte sur les marchés spéculatifs. Et le noeud de la corde se resserre. Toujours le bonneteau.
J’ai bien compris que les riches s’inquiètent du remue-ménage que cela provoque. On voit des indignés s’installer un peu partout. Il faut stopper cette gangrène. Les Messieurs rêvent donc de limiter l’abcès aux rives du Parthénon, pour conserver leurs comptes en banque intacts, aux Caïman, à Jersey, en Suisse et dans plein de petits endroits à l’abri de la vindicte populaire. Mais voilà que déjà des relents infectieux s’échappent de la botte italienne et qu’on ne sait pas très bien jusqu’à quel point les Espagnols et les Français vont avaler la pilule censée les sauver. Berlusconi sent le vent du boulet. Il se pourrait que la septicémie ou le scepticisme comme vous voulez, s’installent pour de bon. Les cochons payeurs risquent de renâcler, de grogner, de dissimuler, de faire du noir, de se détourner de la morale civique.
Malgré leurs diplômes et leurs prestigieux CV, tous ces champions du triple A sont des ânes. Il y a bien longtemps déjà qu’un ami, qui sortait lui-même de là, me répétait : si tu veux couler une boite donne là à un polytechnicien. Nous y sommes et les financiers n’y voient pas plus loin que leur nez. Leurs plans sont toujours à courte vue, mono clonaux, mono factoriels, transposés sans nuances aux intérêts immédiats d’une seule catégorie de population, celle des possédants et des rentiers. Ils oublient que pour rembourser les dettes, il faut d’abord du travail et du travail partagé, utile, solvable, bénéfique.
Nos dettes sont sociales et seules la société peut les rembourser. Il faut d’abord que les jeux financiers soient revus et corrigés par nos démocraties politiques. Pour avoir trop longtemps laissé la bride sur le cou aux prédateurs de l’économie dérégulée, nous en sommes arrivés à un point d’éclatement, de rupture. Une vraie celle-là. Tôt ou tard les indignés vont finir par comprendre que le remède est entre leurs mains, que c’est à eux d’inventer les solutions, de choisir les voies et les moyens d’y parvenir. Il faut un vrai pouvoir politique indépendant de la Haute Finance et des hordes de prédateurs. Un pouvoir qui fasse peur aux profiteurs de la dérégulation.
Il n’y a pas d’hommes ni de partis providentiels. Rien de tout cuit ne peut nous sortir de là. François Hollande lui-même, mon héros, mon préféré, ne pourra rien du tout, si le peuple ne prend pas lui-même la cause, Notre Cause en main. Je le dis tout net aux adeptes du camping sur les places publiques qu’ils vont devoir faire autre chose que de la com. A eux de bosser, de réfléchir, de proposer des pistes.
Les jeunes d’aujourd’hui, la génération Internet, ne peuvent se satisfaire du Faceboock et du Twitter. Ils doivent d’urgence se lancer dans l’action démocratique pour la justice et l’équité. Les lieux et les moyens existent pour se faire comprendre et entendre, ce sont nos vieux partis politiques, qui sont devenus vieux parce que les jeunes les boudent depuis trop longtemps. Tout décriés qu’ils soient les Partis politiques sont la seule issue honorable à l’action civique. La nouvelle génération doit en venir aux vrais combats. A moins qu’elle ne préfère en toute naïveté redécouvrir le fil à couper le beurre, refaire mai 68, le Front Populaire, La Commune, 1789 ? Des fois, je vous jure, on aimerait voir ça, pour qu’enfin ça change.
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14.10.2011
Le mythe et la réalité

Je l'écrivais hier, à défaut de défendre un projet politique différent, Aubry va tenter de battre FH sur sa gauche.Plutôt qu'à la réalité austère, Aubry en appelle à la mythologie socialiste. C'est chose faite, à Lille hier toute la liturgie a été convoquée, de l'internationale à "la mise au pas des banques". La mise au pas n'est pas une mesure politique, c'est un coup d'éclat propre à enthousiasmer les foules, autrement dit du discours démagogique. A la manière de Sarkozy, Aubry multiplie les à-peu-près et les allusions, en soulevant les huées contre son concurrent au lieu de l'adhésion à ses propos. Elle devient la grenouille du Pas de Calais qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, regardez mes muscles, regardez mes amis, regardez mes appuis. Elle est en permanence dans la vantardise de sa personne et le dénigrement de l'autre, même si elle en transpire de perfidie et de mauvaise foi.
Pour faire bonne mesure, elle accuse FH d'être flou, de passer à travers les gouttes, de changer d'avis, d'être la gauche molle et finalement depuis hier, le produit du système. Marine Le Pen n'est pas loin. Ce qui est un comble quand on sait le deal passé avec DSK qui lui était bien en revanche une création des communicants.Je ne supporte pas tous ces arrangements avec la vérité qui mènent le militant politique aux pires erreurs. Mentir aux gens, c'est leur manquer de respect, c'est revenir aux techniques politiques des notables et des truands. Je ne voterai jamais pour un leader qui utilise ces méthodes. Le respect des citoyens est un principe, premier, fondamental, sans lequel rien ne peut être fait et sans lequel toute politique s'avilit.
En face FH en appelle au rassemblement et à l'unité. Il ne cède ni à la surenchère, ni à la polémique. Et Montebourg vient de se rallier, à titre "exclusivement" personnel. On se demande ce que vient faire le "exclusivement" là-dedans. Une dernière habileté sans doute. Qu'importe, tous les candidats battus du premier tour sont maintenant tournés vers Hollande et l'ont désigné comme celui qui pouvait le mieux rassembler et gagner contre Sarkozy. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire Mélanchon et d'autres ce n'est pas une gauche dure et sectaire qui peut le battre, mais une gauche juste et solide, respectueuse de tous les citoyens, même et surtout si ils ne sont pas de notre camp. La démocratie est à ce prix. Nous n'allons pas répéter ce que nous reprochons au Président actuel.
Il n'empêche, je réitère que la candidature Aubry a été inutile et même nuisible car sans justification politique. Imaginons que DSK ne se soit pas fait coincer en satyre priapique dans sa salle de bain, on n'aurait eu ni Valls, ni Aubry. FH aurait été au centre de l'échiquier de gauche avec DSK sur sa droite et Montebourg sur sa gauche, et Ségolène en challenger. L'offre politique aurait été claire. Le clan Aubry hétéroclite (Emmanuelli, Fabius, Delannoé, DSK) a voulu rééditer son coup du congrès de Reims, c'est à dire du tous contre Hollande, pour conserver leurs statuts de petits et indéracinables barons tout puissants dans leurs fiefs. J'espère que les électeurs ne vont pas s'y tromper Dimanche, mais malheureusement nous savons à présent que le résultat, trop serré, va affaiblir les chances de la gauche. Une fois encore les mythes auront triomphé de la réalité.
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30.09.2011
Votes utiles et candidatures inutiles

Votes utiles et candidatures inutiles
J’adore la controverse quand elle fait avancer la réflexion des uns et des autres. On sait bien que la trouvaille, la bonne solution, la vérité, viennent de là. Une bonne idée ne devient vraiment bonne que lorsqu’elle est partagée. Je comprends très bien que les supporters de Martine A. soient consternés par sa défaite annoncée. Il faut rassurer chacun d’entre nous, il n’y aura qu’un vainqueur : cinq groupes de militants seront frustrés et déçus. Raison de plus pour regarder la situation avec sérénité et avec un seul objectif pour la gauche : gagner les élections présidentielles en 2012.
Si je considère que Martine devrait se retirer ce n’est pas pour donner des coliques à ceux de mes camarades qui la défendent, c’est parce que je suis un grand stratège politique tout naïf, qui ose dire des choses, fussent-elles saugrenues. L’appel au désistement de notre ex. Première Secrétaire en est un exemple. Je suis donc un irresponsable certes, mais qui respecte tout le monde et qui ne craint personne. J’ai des arguments pour justifier ma position que certains considèrent comme iconoclaste :
1) Martine est arrivée dans les valises plus ou moins consentantes de DSK. Chacun peu lire dans ce blog que je n’ai jamais fait confiance à cet homme providentiel dont les solidarités « grand style » me sont étrangères. La mauvaise image de DSK ternit celle de Martine.Si elle est notre candidate, la droite ne se privera pas pour lui reprocher.
2) Martine a pris le pouvoir à Reims dans des conditions peu démocratiques faisant alliance avec la gauche de Hamon et la droite de DSK. Je lui ai toujours reproché cela comme un péché originel que je porte à son débit.
3) François H. s’est déclaré candidat le premier, librement, sans marchandages et ententes préalables. Il a pris ses risques et montré du courage et de la détermination. Il a élaboré une stratégie politique moyenne permettant le rassemblement de toute la gauche indispensable à la victoire.Il est aujourd'hui en situation, c'est à dire qu'une majorité des Français souhaite son élection. Je trouve à cette candidature une visibilité et une clarté rafraichissantes.
4) Au vu de cela, si Martine avait été une bonne camarade, elle ne se serait pas mise sur les rangs, car elle n’offre par rapport à FH aucune alternative politique (contrairement aux 4 autres candidats). Tous les commentateurs s'accordent pour trouver sa ligne politique très proche de celle de F.H.
J’en conclus que Martine Aubry se présente pour incarner et donner sa chance à une fraction (Hamon, Fabius) de nos leaders contre une autre, celle de François Hollande, qu’ils détestent depuis toujours. La raison de la candidature d’Aubry est avant tout basée sur des motifs personnels et claniques.
Ce faisant, cette candidature nuit à la clarté du scrutin des primaires et égare le débat politique en le transférant vers une querelle de personnes, ce que j’ai toujours détesté et beaucoup d'autres militants avec moi. Pour finir je peux jurer que si François Hollande était dans la situation du deuxième attardé comme Martine aujourd’hui, j’appellerais tout pareil à son retrait. On parle souvent de vote utile, mais on devrait bien réfléchir également sur les candidatures inutiles.
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29.09.2011
Aux primaires socialistes, Martine doit se retirer!

L’hésitation n’est plus de mise !
La semaine a été faste pour les socialistes et la gauche en général. Avec le Sénat, c’est un vieux bastion de la droite qui s’effondre. On peut croire qu’il y a là-bas quelques placards qui renferment des secrets de famille. Comme lors d’une succession, l’alternance va permettre de les exhumer et de les publier. Il était question de vider les écuries. La Gauche va se trouver à pied d’œuvre. Je ne sais pas pourquoi, il me semble que J.P. Bel, ce provincial discret, répand comme un parfum d’honnêteté et de simplicité. Attendons de le voir à l’œuvre.
L’autre heureux évènement tient à la tenue du deuxième débat télévisé des candidats aux primaires. Tous les six ont fait preuve d’intelligence et de sérieux. Cette confrontation des idées dans la clarté et la liberté est à l’honneur du Parti. On y découvre que la relève est assurée avec des hommes comme Montebourg et Valls qui représentent utilement deux pôles, l’un plus à gauche et l’autre plus à droite qui encadrent la figure centrale de François Hollande. Celui-ci n’a pas failli à son rôle de rassembleur ouvert aux idées nouvelles. Il a délaissé tout esprit polémique en signifiant aux cinq autres qu’on avait besoin de tout le monde et qu’il était le mieux placé pour entraîner l’équipe, sans morgue ni animosité. Il s’est affirmé sans effort, devant tous les téléspectateurs, comme le leader le plus « naturel » de notre Parti. Il est déjà Président.
Je n’en dirais pas autant de sa concurrente la plus directe. Martine Aubry a été en permanence dans la défensive et l’acrimonie. On sent bien qu’elle en veut à ses camarades de lui disputer la place. Elle rejoint en ce sens beaucoup de dignitaires du Parti qui pensent que ces Primaires ne devraient pas exister. Elle se retranche derrière sa fonction de Première Secrétaire dont elle se vante d’avoir assumé glorieusement les fonctions. Ce qu’on peut discuter, mais qui n’est pas essentiel : depuis quand serait-il convenu qu’un bon Premier Secrétaire ferait un bon Président de la République ?
Je ne voudrais pas dénier à Martine Aubry d’éminentes qualités politiques. Elle remplit avec dignité et brio ses fonctions de Maire de Lille qu’elle a, il me semble, rendue attractive et dynamique. Elle fut une glorieuse ministre sous Jospin. Elle est donc une grande serviteure de notre Parti. C’est pour cette raison qu’elle doit se retirer de la course à la désignation. Elle a tout à perdre d’une défaite aux primaires. Elle aurait tout à gagner en rendant les armes à François Hollande : elle nous offrirait une preuve de militantisme, de désintéressement et d’ intelligence politique. On lui saurait gré dans l’histoire, d’avoir tout fait pour offrir la victoire à son camp.
Après cette semaine pleine d’espérance, le désistement de Martine Aubry dans ces Primaires rendrait possible une élection au premier tour de notre candidat, avec 60% des voix. Une telle désignation, sans ambiguïté aucune, laisserait nos adversaires de droite sur le carreau. François Hollande prendrait dans l’opinion une stature de héros national. Celui que le pays appelle pour nous débarrasser de l’hydre de la concussion, du mépris, de la bassesse, de l’inculture, de la ploutocratie, de l’injustice et de l’incohérence. L’équipe à Sarko devrait ravaler ses sarcasmes et ne plus penser à jouer les DRH du PS ou prendre Jaurès en otage avant d’aller se gaver de caviar au Fouquet’s.
Vous allez me dire que je rêve, que rien n’est jamais joué, qu’on nous a appris qu’il fallait se battre jusqu’au bout. Nous ne sommes pas au football et encore moins en guerre. Nous sommes dans une démocratie pacifique, épuisée par les frasques d’un clan sans honneur. Nous avons l’occasion unique de conquérir le pouvoir loyalement par les urnes et de l’offrir à un Président normal, modeste et sincère. Est-ce que ça ne vaut pas la peine de faire quelques sacrifices personnels, expiatoires et militants?
Extrait du livre à paraître de Renaud Dély et Henri Vernet (Le Nouvel Obs)
Puis, un rien condescendant, Dominique Strauss-Kahn ajoute : "François est un garçon intelligent, il a une belle carrière devant lui. Il peut espérer Bercy ou, pourquoi pas, Matignon. Il en veut beaucoup à Lionel de l’avoir laissé au parti, il juge qu’Aubry est méchante et injuste avec lui, je peux peut-être faire quelque chose pour lui, mais tout dépend de son attitude…" Puis le directeur général du FMI assène le coup de grâce : "S’il veut quelque chose, il faut qu’il se couche, et vite !" Deux semaines plus tard, c’est finalement DSK qui s’est couché. Pour de bon.
12:12 Publié dans polémique, politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : primaires, ps, aubry, hollande | |
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20.09.2011
Autodafé de comédie

Avec DSK, une troisième tour s’effondre, celle de l’esprit. Nous venons d’assister à un autodafé falsifié de l’âme et du cœur. La journaliste servile nous a gratifiés du spectacle indigne d'une vérité faussée et tordue, contrainte de se glisser dans les draps de l’autocrate poussif du FMI. Ces deux là ont allumé un incendie brutal de nos sentiments et de nos valeurs. Finalement, par son excès d’arrogance, l’ange déchu a explosé en plein vol dans le tourbillon amer des cendres de la confiance bafouée et des espoirs déçus et ridiculisés des socialistes. Pour lesquels pas un mot n’a été prononcé. DSK à l’évidence n’était pas un homme de gauche, il était seulement le héraut providentiel et mal embouché d’un clan. Ce personnage, fabriqué par les apprentis sorciers de la communication, est à présent condamné à retourner dans ses quartiers d’origine. Je veux parler des coulisses du théâtre d’ombres manipulé par des élites autoproclamées.
11:36 Publié dans Actuelles, polémique, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dsk, ps, primaires | |
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