02.01.2010

Les yeux en face des trous

reg_WEB.jpgIl me semble que pour le Cotentin, le réchauffement climatique est une bonne nouvelle m'a dit mon âne, qui tout en faisant preuve d'une grande sagesse,  n'est  malheureusement  pas à l'abri d'un certain égoïsme, surtout en hiver.

C'est une bonne nouvelle aussi pour tous ceux qui se voient infliger une taxe carbone sur le fuel ou sur le gaz, déjà bien coûteux pour chauffer nos habitations. Hélas,  les écologistes n'aiment pas les bonnes nouvelles. Ils n'ont de cesse de nous gâcher la vie en nous gavant de sombres prédictions. Le niveau de la mer va monter, la désertification va s'accentuer et l'eau va manquer préviennent-ils. Comme si depuis toujours les raz de marée ne submergeaient pas les Bengalis, comme si depuis le Néolithique les pâturages ne manquaient pas au Sahel et comme si des villages entiers de par le monde d'aujourd'hui n'avaient pas accès à l'eau potable.

En réalité, depuis tout le temps les rapports de force entre les groupes humains poussent les plus faibles et les plus démunis vers les milieux les plus hostiles. Une bonne gouvernance mondiale serait de tempérer ces comportements. Plutôt que de s'acharner à contrecarrer une évolution climatique dont on ne connaît pas encore toutes les combinaisons et tous les mécanismes, il vaudrait mieux voler au secours de tous ceux qui aujourd'hui, sous nos yeux manquent de tout. Ne serait-il pas plus réaliste de se battre pour un programme mondial de développement qui se tourne vers les populations démunies qui n'ont ni maisons, ni puits, ni écoles, ni hôpitaux, ni travail, ni revenus ?

La terre n'a pas atttendu le réchauffement climatique pour avoir ses parias. A quand un Copenhague contre la misère ?

22.12.2009

Beurka...dis moi ton nom.

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Que peuvent bien vouloir cacher ces femmes qui, en France, tiennent absolument à s'habiller comme des pingouins? Leur féminité bien sûr, substantielle par définition, qu'elles considèrent comme leur seul trésor. Convaincues par les traditions millénaires du Moyen-Orient et de la Méditerranée, elles admettent une fois pour toutes que leur véritable existence est dans le regard des hommes. Elles ne vivent que comme source d'inspiration sexuelle et doivent se garder de gaspiller ce seul viatique. Comme toutes les courtisanes du monde elles savent que moins on en montre , plus le désir flambe. En organisant la rareté, on fait monter les prix. Le port de la burqa est péripatétique. Ce qui ne manque pas de charme....

Image Slate/fr

15.12.2009

Coup de froid sur la pensée unique

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Depuis quelques semaines on assiste à une sourde hésitation des médias pour ce qui concerne le réchauffement climatique. Avec Al Gore, Nicolas Hulot et l'inébranlable Jouzel il était exclu depuis plusieurs mois de mettre en doute le rôle du CO2 dans le phénomène de réchauffement ou même de se poser des questions sur l'origine, la durée et les perspectives de la montée des températures.

Comme scientifique je suis depuis le début heurté par cette volonté d'en faire trop. Les chercheurs climatologues ont laissé sans mot dire ou parfois même encouragé des dérapages stupides de la pensée unique : comme dans Molière, le "poumon vous-dis-je !" le réchauffement est devenu responsable de tous les maux de la terre, de la désertification, de la déforestation, de la montée des eaux, de l'ensablement, de la pluie, de la sécheresse, du chaud et du froid, et de tous les accidents climatiques, qui comme prévu dans les modèles mathématiques ne vont que se multiplier et s'exagérer. Les modèles ont même prévu un refroidissement provisoire de quelques décennies !!!

Saharien pendant 25 ans je sais ce qu'est un désert, un effet de serre et le fonctionnement d'un manteau végétal. J'ai appris toujours au Sahara qu'il y a dix mille ans des troupeaux de boeufs nomadisaient dans des steppes qui nous prouvent que la désertification en ces lieux ne datent pas de la machine à vapeur.  Pour finir, j'imagine mal la méthode qui peut permettre aux climatologues de modéliser l'évolution de la température moyenne du globe, mais bon !

J'entends heureusement des scientifiques récalcitrants qui jouent leur petite musique solitaire et sceptique, Allègre, Courtillot, Coppens. J'aurais même tendance à les croire parce que le scepticisme est la qualité essentielle, constitutive des chercheurs. Que dire alors des grosses contre-vérités assénées à coups de slogans et de manifestations organisées par les écologistes militants, Green Peace et les autres ? A la place du ministre Borloo je prendrais soin de mettre un peu d'eau dans le vin de mon lyrisme politique.

L'emballement de la pensée écologique véhicule un goût de fin du monde, sinistre et nihiliste. Je doute sincèrement qu' un tel raisonnement aide l'humanité à trouver son chemin parmi les embûches du futur.