20.01.2012

Sophie et Didier se marient

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Je ne suis pas certain que la nouvelle intéresse tous mes lecteurs. Malgré tout l'évènement est digne d'intérêt et la cérémonie a été remarquable par sa gaieté sereine et sa simplicité. Les moins heureux n'étaient pas les trois enfants du couple, ni en tout cas le vieux grand père qui a mené sa fille jusqu'à l'autel républicain de la mairie de Cherbourg. Madame l'Adjointe a officié avec juste ce qu'il fallait de solennité et de courtoisie amicale devant la famille et les amis réunis. Il y a eu du champagne, des petits fours et de la musique jusque tard dans la nuit. Je souhaite à ces deux là une grande navigation hauturière et plein de bonheur pour tous les temps qui restent.

 

Je reproduis ci-dessous les couplets des copines de Sophie, à chanter sur l'air des Copains d'abord.

Mariage 4_WEB.jpgL'histoire commence en Algérie
C'est là qu'ell' pouss' son premier cri
Puis plein Sud, les premièr's années
Dans la palmeraie

Le désert pour terrain de jeu
Les virées sur la Grande Bleue
Y'a toujours un p'tit goût d'ailleurs
Au fond de ton coeur

 
Tes Fluctuat Nec Mergitur
C'était pas d'la littérature
Le Reguibat fil' vers le Nord
Toutes voiles dehors
La gîte, le roulis, les rafales,
T'as l'air de trouver çà normal
Nous on préfère t'attendre au port!
Tes copines t'adorent!

 
Où vas-tu chercher l'énergie?
Ton art de la gastronomie
Les 1000 bouquins que tu dévores
Et tu tires des bords...
Dans les coups durs t'es toujours là
La vie s'illumine avec toi
La recette on voudrait encor'
Tes copines t'adorent!

 
On a poireauté un moment
Avant qu'arrive le commandant
La grande échelle, le girophare,
Pour son oiseau rare.
Sous l'uniforme et les galons,
On a vu naître la passion,
Deux princesses au regard charmeur,
C'est çà le bonheur!
 

On n'a pas l'temps d'tout raconter,
Y'a une 2 ch'vaux à démarrer
Et une Fiat 500 à pousser,
Sans compter les clés...
Mais on a tous la joie au coeur
D'voir aujourd'hui votre bonheur,
De pouvoir y participer,
A votre santé!

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08.01.2012

Les poules du Président

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Le Président est le coq agité et bruyant de la basse-cour gouvernementale. Non pas un de ces coqs au large poitrail rutilant et à l’œil fier qui se charge de l’ordre et de la protection des poussins, des poulettes et autres pondeuses aux fessiers généreux, non il s’agit d’un volatile de faible taille,  de ceux que chez nous,  on appelle des titis ou des patins, qui se distinguent par leur nervosité, leur agitation et leur agressivité. Une race que j’ai fini par bannir de mon poulailler tant elle avait une mauvaise influence sur mes vraies gallinacées qui en perdaient la tendresse de leur chair et l’arôme de leurs œufs colorés.

 

Ce Chantecler au petit pied lance des cocoricos en tous lieux, en toutes circonstances et en toutes directions. On finit par être agacé de voir un animal aussi vain faire autant de bruit pour rien. Contrairement au vrai coq qui gratte consciencieusement et laborieusement son tas de fumier pour en sortir les vers et les larves, que les petits poulets d’alentour gobent avec avidité, nous avons une sorte d’oiseau au plumage dérangé qui s’en va partout fouiller la  fiente, en la faisant rejaillir sur son entourage, propageant partout salissure et abaissement, au point que c’est toute la compagnie qui s’en trouve avec les plumes ternies. A ce jeu là, on ne récolte ni œufs ni bénéfices. Même la grosse poule au blanc qui devenait une opulente géline s’est mise à maigrir, je parle de la belle Roseline Bachelot.

 

Le plus terrible est que l’exemple désastreux du chef se propage et que les mauvaises habitudes ont contaminé le Grand Conseil. La plus achevée dans cette dérive est une Harpie de l’Est, qui ne jacasse pas comme une cocotte mais qui twitte en tous lieux. Le vétérinaire m’a dit qu’on ne pouvait rien faire contre et qu’il n’existe aucun vaccin ni autre thérapeutique. Le twittage est un TOC et ceux qui s’y adonnent sont des toqués, mais Nadine Morano dans son cas extrême ajoute à la manie compulsive,  la vulgarité et la méchanceté bêtasse. La crotte médiatique du « sale mec » restera accrochée à son habit.

 

Dans le même genre, mais en plus distingué on trouve une poulette entre deux âges qui pourrait porter beau si elle n’avait pas l’air très fatigué depuis qu’elle règne au budget, auquel elle n’entend goutte, pas plus d’ailleurs qu’avant,  aux universités. La poule est maintenant efflanquée d’avoir trop servi la République qui n’en réclame pas tant . Je me demande si elle n’est pas en train de nous préparer une mutation profonde en pintade à moins que ce ne soit en  perroquet, tellement elle répète avec application les éléments de langage préparés en haut lieu. Si elle perd les élections à venir nous pourrions lancer une souscription pour lui offrir une tenue toute noire de mainate apprivoisé.

 

 

Le troisième exemple est encore plus délectable, c’est toujours une poule au service du petit coq, mais qui vire échassière, tant elle en rajoute dans la jambe et le talon. Elle est du groupe des aigrettes, des hérons et des flamants roses. NKM est vraiment supérieure à la femme ordinaire, elle voit tout de très haut et les fientes du Président ne semblent pas l’atteindre. Elle a une sorte d’assurance que seule les rejetons de grand lignage assurés de leur hauteur sociale peuvent manifester. Malgré cette superbe, NKM n’aligne pas d’idées originales et se contente  de répéter avec condescendance des banalités bien apprises et sans danger. J’ai remarqué cependant que la longueur de ses dents met à mal les parquets des palais républicains.

 

Bien entendu la basse-cour du Président n’est pas que de femelles et on y compte aussi quelques chapons et gros et gras rats. Les dodus messieurs Chatel et Bertrand dodelinent du chef avec un éminent contentement. Ils disent calmement des grosses bêtises qu’on pourrait prendre à les écouter pour des citations de la bible. Bruno Lemaire est de la même lignée en lapin chauve. Ignorant, portant beau, premier de la classe, il est l’archétype au même titre que le pauvre Barouin,  du ministre inutile,  et fier de l’être. Vive les projets d’avenir à zéro euro ! Pour continuer la revue de cette galerie de basse-cour, on pourrait rajouter les blaireaux comme Guéant et Besson, et y associer le faisan agressif et sournois dit Copé, dont on ne connaît pas encore les véritables connexions avec le Droit et avec la Pègre. Pour être complet il nous reste à enfermer dans des clapiers plus ou moins puants différents sous ministres et secrétaires d’Etat, qui ne méritent pas de sortir de l’anonymat. A plume ou à poil, tous ces commensaux et parasites partageront dans quelques mois la même infamie, celle d’avoir fait preuve tout au long de ce quinquennat désastreux, de servilité, de médiocrité et de bassesse intellectuelle.

01.01.2012

Bonne année 2012

 

 

 

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Je vous souhaite des idées plein la tête

Des chansons plein votre coeur

Des petits enfants qui jouent en riant

et puis un Sarko qui démènage

et du boulot près de chez vous

et aussi loin que porte votre regard

une mer bleue, propre et apaisante...



29.12.2011

Un peu de patience camarades...

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J’entends ici ou là que FH n’est pas assez sur le front, qu’il ne tient pas suffisamment la dragée haute au camp d’en face, qu’il donne l’impression qu’il est indécis et que son programme n’est pas prêt. Ces impatients sont des sympathisants plutôt que des militants aguerris. Ils réclament un chef  qui donne des ordres et fasse marcher les troupes au pas cadencé des solutions et des recettes bien balancées. Ils veulent également qu’on  fasse taire les ministres en exercice qui font preuve d’une arrogance hallucinante, au vu de leur situation réelle très incertaine. Ces sympathisants en ont assez du mépris et des provocations qu’on leur sert à longueur d’antennes. Ils ont tellement envie que ça change qu’ils redoutent que notre candidat rate son coup comme en 2002 ! comme en 2007 ! Et pourquoi pas ?  les miracles ne sont pas de ce monde, c’est à nous de faire des efforts de lucidité et de participation !

 

A tous ces amis là, bien que je n’aie rien à voir avec le Souverain Pontife,  je réponds : ayez confiance… mais commencez par faire  votre examen de conscience !  Considérez que vous êtes les premières victimes de la propagande UMP et des coups portés par nos concurrents de gauche (Mélenchon et Joly) et qu’il faut vous débarrasser  des mystifications entretenues par les  amalgames et les mensonges. Ne vous comportez pas comme des clients mais comme des acteurs de votre propre destin. Soyez participants de la victoire finale. Sortez du dialogue entre madame Niaqua et monsieur Faucon. Si vous n’êtes que des badauds politiques vous n’aurez que des camelots pour vous répondre.  La vraie gauche est celle qui respecte les citoyens et qui leur confie le soin de l’analyse et de la réflexion. Avant de dire que la gauche n’a pas de projet commencez par lire la Déclaration de Principes du PS et le texte de son projet pour 2012. Je vous accorde que c’est barbant et que c’est écrit petit,  mais votre dignité d’homme est à ce prix. Et puis, si comme moi le charabia socialiste vous assomme, dites vous bien qu’on y trouve des titres, des résumés et même des slogans !

 

Bien entendu,  il est plus facile d’aller au bistrot, pour lire Libé ou Le Monde, en tout cas ce qui est écrit en gros caractères, que de faire cet effort de construction intellectuelle. D’autant plus qu’on répète partout que si ces textes (essentiels) existent, ils sont inconsistants, et dépassés, et qu’à coup sûr s’ils étaient appliqués, ils nous mèneraient dans le mur. Demandez à ce faux  témoin de Copé, si je mens. Et si vous n’êtes pas convaincu,  Bayrou, la grenouille du Pays Basque vous confirmera.

 

L’honneur de la vraie gauche est de s’adresser à l’intelligence et au bon sens du peuple. Pas question de flatter la xénophobie, le corporatisme, et les égoïsmes de tout poil. L’homme du futur est un animal social et son destin est lié à celui de tous les autres hommes de la planète. L’humanité n’est pas faite d’une meute de concurrents mais tout au contraire d’une grande tribu solidaire. Cette vision est à coup sûr fondamentale pour un socialiste. Il ne faut pas sortir de là ! Voilà un premier principe qui suffit à dynamiter l’ogresse du FN et son servile serviteur Guéant !

 

L’honneur de la gauche (et de la politique) c’est de rafistoler sans cesse notre société et de continuer l’œuvre entreprise par les grands hommes clairvoyants du passé, les Jules Ferry, les Jaurès, les Blum, les de Gaulle, les Mendés, les Mitterrand même et les Jospin ! depuis l’enseignement public, jusqu’à la sécu, la santé et la justice et la culture. La culture Bon Dieu ! Il reste et il restera bien sûr toujours à faire. Mais aujourd’hui nous avons un sentiment d’urgence.

 

Les capitalistes libéraux depuis Thatcher et Reagan n’ont eu de cesse de démolir l’organisation sociale en délabrant l’Etat et même pis encore, l’idée de l’Etat, et ses régulations. Sarkozy et ses petits ministres fantoches, Fillon de la Sarthe en tête, nous en ont donné un récital désespérant. Par quel bout commencer maintenant dans ce champ de ruines où tout est en souffrance et en manque? La dérégulation a été telle que le mal est devenu systémique, les citoyens sentent le souffle de la désolation. Comme des médecins de Molière les ministres nous répètent sans cesse que tout va aller mieux…demain. Alors oui, le nouveau Président devra bien choisir ses priorités et appliquer la bonne méthode, celle du travail d’équipe, de la concertation, de l’information, de l’adhésion populaire. Son premier souci sera de rétablir la confiance.

 

Avez vous remarqué cette dernière information ? En 2011 les capitaux français ont plus que jamais quitté la France pour la Suisse. Les détenteurs de fonds ont  peur de la gauche et peur de nouveaux  impôts certes,  mais ils ont ce faisant retiré leur confiance au gouvernement actuel et ils redoutent maintenant un crash de l’euro. Les possédants sont apatrides et n’éprouvent aucune solidarité avec leur nation ni avec leurs compatriotes, même s’ils leur doivent leur fortune. Ils votent avec leurs pieds et nul ni personne ne peut les retenir de force.  Il faudra bien s’adresser aussi dans la mesure du possible, à ces rentiers, même ceux là, et les convaincre de revenir dans notre économie,  en confiance. Pensez-vous que c’est en braillant qu’on peut y parvenir ? Le chômage est la plaie mortelle de notre société ! Nous avons besoin aussi pour y remédier des picaillons des riches et encore plus de leurs idées quand ils en ont !

 

La lutte contre le chômage est la grande obligation nationale. La création d’emplois peut résoudre la crise financière en augmentant les ressources de l’Etat et  panser les plaies sociales qui s’enveniment chaque jour,  en redonnant force et dignité à notre jeunesse. La vraie réussite tiendra à un effort complexe dont les effets peuvent se faire  attendre plusieurs mois ou même plusieurs années. Mieux vaudrait commencer à donner des explications dès maintenant  si on veut une adhésion durable des Français. Nos gouvernants quels qu'ils soient ne sont pas des pharaons et nous ne serons jamais des esclaves ! Cela nous envoie très loin de la polémique et des petites phrases.

23.12.2011

Les fleurs bleues (d'une mémoire à ressorts)

 

 

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Brutalement saisi dans un orage imprévu, je me suis d’un coup penché sur des années antérieures. J’ai vu l’étincelle craquante du passé  incendier les nuages violacés de l’aube, une étincelle surgie par effraction dans l’épaisseur grise de ma mémoire. Je me suis senti livré, happé, suspendu aux étendues caillouteuses surchauffées, poursuivi par un nuage de mouches bourdonnantes. Dans la lumière nerveuse et précise, comme soulignée au trait, je me suis incliné sur la végétation tapie et tout s’est déroulé en éclairante vidéo, avec le son et l’image.

 

J’ai appelé les fleurs bleues du désert trop longtemps silencieuses, à frapper mes vitres embuées, à tirer les cordes de mes carillons tintinnabulants, à entrer dans le hall de mes imaginations cavalières, à secouer les longs silences du souvenir  et à me restituer,  en cristaux sonores,  des morceaux entiers de ma vie. Les fleurs oubliées ont alors  percé mon regard opaque et l'ont empêché de se perdre dans les mystérieux escaliers qui sombrent dans des mornes sous-sols. Les fleurs bleues m'ont rappelé à la vie, elles m'ont fait sortir de mon caveau  trop étroit et elles ont rompu la tunique opaque des années lointaines.

 

Oh ! mes fleurs bleues plus bleues que la mer à midi, plus douces que la brume des plages, plus chaudes que les ergs au soleil du zénith, venez tirer le cordon de ma sonnette ! venez carillonner au campanile de mes rêves ! Je vous convoque, je vous supplie d’être ma  résurrection, mon retour de moribond chez les magiciens des songes. Vous êtes les miraculeux bonheurs qui m’avez si bien enflammé le cœur. Venez ! que vos ailes de soie vous déposent sur ma vie alourdie pour que se reproduisent , avec acuité, avec vivacité, les sortilèges  du ciel et de la terre. Redevenez pour un moment mes nuées de notes cristallines et marines,  jaillies d’une charnelle fanfare (bis).

 

J’ai besoin de vous. Il faut redresser la grinçante machine qui ne tourne plus rondement. Il faut mouvoir mes bras bloqués, percuter mes omoplates rongées, retendre les ressorts du métal ramolli, redresser ici, marteler là, et infliger à la vieille mécanique le traitement qu’on réserve aux impotents, à tous ces vieux oiseaux qui ont désappris à voler. Agitez vous mes fleurs bleues ! tirez fort, hissez moi hors, remontez les manivelles, resserrez les boulons, avec un coup de peinture par-ci par-là,  ça ira !  Penchez vous sur moi, chères fleurs bleues de ma vie percluse, essayez encore une fois de faire tourner mon cœur dévoyé. La vie était si belle dans le champ minéral des grands espaces,  aujourd’hui consumés au sein des poussières de ma mémoire vagabonde.