17.02.2012

Portrait d'un nain assis à terre

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VELASQUEZ, vers 1645, Portrait d'un nain assis à terre


Je sais que je vais faire de la peine à mes amis de droite qui ont mis tous leurs espoirs entre les mains d’un Président  sensé répondre à  leurs aspirations. En 2007, ces électeurs demandaient à Sarkozy de leur épargner en priorité un gouvernement de gauche et de les rassurer sur leur avenir , l’intégrité de leurs biens, et le bon déroulement de leurs affaires. Les politiciens de l’UMP qui ont eu l’habileté de se faire passer pour des réformateurs,  ont œuvré autant qu’ils le pouvaient  à alléger les charges fiscales et à  consolider le statut social de leurs mandants. Au nom de la liberté d’entreprendre et de la responsabilité individuelle,  ils ont cherché à diminuer les contraintes de la solidarité pour faciliter le jeu des entreprises et des  affaires, tout en réduisant le fardeau de l’Etat, considéré comme une dépense excessive. [Aujourd’hui même le Président Clinton qui sait de quoi il parle, leur apporte un démenti : nos sociétés modernes ont besoin d’un Etat fort, écrit-il.]

 

Quoiqu’il en soit, quand un parti politique obtient la faveur de la majorité  des électeurs, il est tout à fait légitime qu’il applique son programme et personne ne saurait lui reprocher. Sarkozy et ses amis en ont-ils trop fait ? Toujours est-il que certains patrons ont d’eux même réclamé plus d’impôts et que la petite Parisot à jugés exorbitants les salaires de PDG du CAC. Elle avait d’ailleurs promis de réguler cela ! j’apprends aujourd’hui, qu’ils ont encore augmenté en 2011 ! et pas d’un peu. Au même moment  l’hôpital et l’école crient misère et les chômeurs encore bien davantage. Raffarin ce matin se dit « offusqué » Quel constat d’impuissance pour la majorité actuelle !

 

Que Sarkozy soit de droite, élu par des gens de droite  est dans l’ordre des choses démocratiques. La particularité de Sarkozy est d’avoir proclamé dans la foulée qu’il serait un Président décomplexé. Nous avons pu croire à ce moment là, qu’il se voulait d’une modernité engageante. Nous allions avoir  enfin un Président gouvernant  à droite sans s’en cacher. C’était plutôt une surprise car la droite traditionnelle nous a plutôt habitués à des manières  honteuses et sournoises. A l’image de Thatcher et Reagan, Sarko se réclamait  du pur libéralisme capitaliste, rompant ouvertement avec les régulations étatiques et les organisations sociales paralysantes. Nous allions avoir une France forte (déjà) de propriétaires et d’entrepreneurs. C’était indispensable pour remporter la bataille de la mondialisation.  Le  projet  emprunté aux anglo-saxons, était dynamique, cohérent et…à la mode.  Il promettait qu’il suffisait de travailler plus pour gagner plus. La confiance allait revenir, cadeaux fiscaux à l’appui.

 

Hélas les fameuses sub-primes ont tout arrêté, car elles étaient la réplique sismique inattendue de ce genre de politique.  La crise financière, c’est à dire la ruine des banques provoquée par leur activité spéculative,  ne pouvait que nourrir un peu plus la récession et le chômage. Baptisée crise du siècle, la plus grave depuis 29, que les tenants du système ont essayé de nous décrire comme un châtiment divin,  cette crise n’était que la énième, peut-être un plus forte, des bulles spéculatives aux quelles nous a habitués le capitalisme mondial. Pour se dédouaner de sa bévue, que même beaucoup de ses amis « démocrates sociaux » n’avaient pas prévue, Sarkozy a du se désolidariser au plus vite des banquiers désignés comme boucs émissaires,   au milieu du scandale financier dont personne ne voulait endosser la paternité.

 

Opportuniste et rapide, soucieux de sauver sa majorité, Sarko a enfourché illico le cheval de l’anti-finance et  de la mise au pas des spéculateurs. Courant  au plus pressé,  il donne à Toulon , un discours que Mélanchon pouvait signer. Il s’agissait d’un tête à queue pour la frime, pour noyer le poisson, en attendant des jours meilleurs. Mais pendant ce temps là,  la dette d’Etat grandit comme un nuage d’orage, à mesure que la croissance s’étiole. Une fois de plus le petit Président va se faire prendre à revers.  Il est saisi à la gorge par les dettes publiques.  Ses contorsions européennes aux côtés de Madame Bismark, n’y changeront rien. Trop peu, trop lent  dit DSK, autre naufragé. Un Chef d’Etat doit savoir que gouverner c’est prévoir or,  Sarko n’a jamais su anticiper . C’est difficile ? Personne n’a jamais dit que c’était facile de gouverner un pays moderne, encore y faut-il beaucoup d’humilité et de circonspection, ce dont est totalement dépourvu notre Président .

 

J’en conclus tout naturellement que Sarkozy est un homme politique plutôt nul, et vraiment nul sur le plan de la pensée et de la philosophie. Il évolue dans un système conceptuel qui n’a rien à voir avec la compréhension des grands enjeux de notre monde et de notre temps. Il a une vision caricaturale et irrespectueuse de notre société, de son histoire, de ses structures sociales et des forces politiques ou économiques réelles qui sont à l’œuvre dans notre pays. Il en est réduit à toujours chercher son inspiration chez nos voisins, américains, britanniques et maintenant allemands ! Comment en serait-il autrement ? Cet homme,  tout juste avocat d’affaires n’est qu’un Berlusconi en plus agité et un peu moins vulgaire, Il est fasciné par l’argent, par les femmes et surtout par le pouvoir, mais  pas par la Princesse de Clèves comme il l’a confié publiquement. Devant un tableau de maître il est d’abord interloqué par son prix ! Sarkozy n’a donc pour réfléchir que son sens des rapports de force et sa volonté de dominer, de gagner et d’être le chef.  Evidemment, il ne peut rameuter dans ces conditions de  véritables intellectuels autour de lui. Il exige  des militants, des gourous et des communicants, à sa mesure idéologique.

 

Ainsi quand Sarko nous a parlé d’une droite décomplexée, ce n’était pas dans le sens d’une politique ouvertement expliquée et assumée, mais dans un esprit beaucoup plus banal qui voulait signifier qu’il n’aurait aucun complexe à faire l’étalage de son pouvoir : « Je suis élu, je suis le chef et je vais vous le montrer. Maintenant je fais partie des grands de la terre, j’ai un avion, une belle femme, et des montres hors de prix. Je suis à tu et à toi avec les grands de ce monde et je leur tape sur l’épaule. La meilleure démonstration de ma puissance c’est que je peux être à New York aujourd’hui,  et à Pékin demain» En réalité notre Président, se conduit comme une sorte d’enfant gâté, émerveillé par les fastes du pouvoir. D’ailleurs en nommant son ami d’enfance Hortefeux  ministre, il lui a conseillé : « Profites en bien, surtout dans les premiers jours, c’est à ce moment là que tu jouis le plus de la sensation de puissance » . Sarkozy n’est qu’un garnement saisi par la débauche, sans l’ombre d’un scrupule et  tout à son ivresse. Il y a pléthore autour de lui de courtisans cireurs de godasses pour lui confirmer que ce  faisant il est un homme extraordinairement beau et merveilleux.

 

Avec l’annonce de sa candidature, l’heure de vérité sonne enfin et nous allons assister à la chronique d’une débacle annoncée.  Incrédule,  notre Président de comédie a du concéder que le  petit socialiste souriant et simple lui résistait,  sans forfanterie, ni cinéma. FH est pourtant un homme normal, plutôt modeste et besogneux, qui n’a aucune légitimité pour gouverner et  qui ne lui arrive pas à la cheville. Sarko s’était persuadé qu’il n’allait faire qu’une bouchée de ce candidat pour lequel il n’avait que mépris. A peine apparu,  FH est fusillé, crucifié, vilipendé, ridiculisé.  Sarko commande immédiatement un feu nourri d’insultes et d’amalgames. Il organise une cellule de riposte. Il faut  écrabouiller ce petit socialiste boule de gomme,  insignifiant. Le Général Sarko mitraille et fait mitrailler, sans en avoir l’air, dans le dos, incognito ou même du haut de sa tribune présidentielle. Il envoie en bande ses ministres mués en  fusilleurs et perroquets déblatérer,  pour mieux diminuer, rabattre, déconsidérer. Il dirige  une vraie  partie de paint ball aux couleurs vulgaires et criardes. Patatras, rien n’y fait, voilà que les cartouches sont mouillées et que les pétards font long feu, quand ils n’explosent pas à la figure de l’envoyeur. François Hollande est imperturbable et ne rentre dans aucune polémique.  Les sondages lui profitent toujours . Il garde son sang froid, ne cille pas et répond magistralement, à son heure,  au meeting du Bourget. Après celle des primaires, François Hollande a remporté sa deuxième bataille pour la Présidence.

 

Le clan Sarko s’énerve. On fait toujours le coq, on se vante, mais le doute s’insinue. On va devoir  utiliser de nouvelles munitions. On fait dire que des obus de gros calibre, des skuds surprises,  sont  en réserve dans les soutes, un par jour, et on va voir ce qu’on va voir. Gare au petit modeste hypocrite et arrogant   !  Sarko va bientôt décider de rentrer en campagne ! il ne va pas tarder à se déclarer, il va se déclarer, il se déclare ! retenez le ! sinon il va faire un malheur ! La pantomime prend fin le soir du 15 février. Le Président candidat devient le Candidat président. Mais n’est pas Zorro qui veut  dans la vraie vie, et pour le moment, je vois dans les médias que la séquence se teinte de ridicule avec des arguments de bric et de broc. Tout un galimatias mêlant les ouvrières Lejaby sauvées par Bernard Arnault, une augmentation de TVA,  , un PDG d’EDF aux ordres qui rachète du photovoltaïque (tant mieux au passage pour les prolos du coin),  et pour finir des appels aux croisés et aux référendums orchestrés par un gourou, ex du FN. Tout ça pour finir piteusement dans une obscure fromagerie du Dauphiné !

 

Cette exceptionnelle  tragicomédie sans queue ni tête, se joue devant quarante millions d’électeurs dont chacun d’entre eux peut comprendre les vantardises, les contradictions et les à-peu-près . Je pense également qu’ils se disent que tout cela n’est pas  de mise, quand on est  au chômage ou qu’on a une maison à payer, des enfants à élever ou des vieux à soigner. Leur seule  consolation c’est qu’on sent la fin et qu’on arrive au dénouement. Comme au théâtre,  tout va finir par s’expliquer. Chacun va reprendre sa vraie place, le héros va être acclamé et le traître reconduit à la sortie sous les huées. Pour ma part, fidèle à mon intuition, je pressens que la cote de Sarkozy va s’effondrer définitivement et que le petit Président aura du mal à s’en remettre. Le dernier acte d’une pièce ratée se déroule sous nos yeux ébahis, sans génie,  ni honneur, ni grandeur. Notre histoire contemporaine aura bien du mal à lui trouver quelque mérite mais elle  pourra titrer : Sarkozy une Présidence inutile.

10.02.2012

Les civilisations, la guerre et les enfants

 

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 Guernica (1937)


On va m’accuser de faire du pathos à bon compte, car tout ce qui touche les enfants émeut le citoyen ordinaire. Il n’empêche qu’en voyant hier des petites filles de Homs s’enfuir de leur maison par crainte des obus, j’ai eu un coup d’émotion qui ne me lâche plus depuis. Ce n’était pas tant de voir fuir les enfants mais d’observer  parmi eux des adultes paniqués qui couraient s’abriter, sans se préoccuper des petits. Personne pour leur donner la main, pour les pousser devant, pour les protéger de la terreur, pour les rassurer en leur offrant un peu de calme. Cette scène de guerre m’a rappelé celles que j’ai vécues en 1944, au milieu des fusillades, sauf que sous la mitraille ma mère s’était couchée sur moi pour faire bouclier. J’ai revu en pensée la photo de la petite vietnamienne fuyant nue les bombes américaines, j’ai revu aussi les images du garçon palestinien tué dans les bras de son père. Ce sont des photos symboliques qui soulignent avec puissance les déraillements des hommes englués dans leurs systèmes politiques et leur folie meurtrière.

 

La séquence sur le drame des enfants syriens pris dans une guerre civile imposée par leurs propres chefs n’a duré à la télé que quelques instants. Les infos enchaînaient sur la phrase de Guéant remettant au premier plan la guerre (le choc) des civilisations. Cette phrase inepte aurait sans nul doute du s’écraser dans le silence honteux de ceux à qui elle était destinée. Il n’en a rien été. Ceux de nos compatriotes qui ne sont pas de pur sang gallo-romain et pas seulement eux,  heureusement, se sont sentis agressés, stigmatisés. La réponse du député de la Martinique a rappelé au Ministre de l’Intérieur que toutes les civilisations avaient leurs zones d’ombre et d’horreur. Malgré son sourire carnassier Guéant s’est rendu compte qu’il avait professé une énormité, et j’ai trouvé qu’à l’image sa crânerie s’est muée tout d’un coup en rire jaune, face au tumulte. En fuyant le Parlement,  Fillon pouvait cacher sa honte et son désarroi, même si il les avait dissimulées sous une bonne couche d’indignation sur jouée.

 

Quoiqu’on dise, il y a à droite, y compris dans celle qu’on a coutume de qualifier de républicaine, une bonne quantité de xénophobes, en particulier quand il s’agit des « arabes » musulmans. Ce racisme là est de bon ton, on l’évoque à mots couverts dans les salons car il est toléré entre amis de la même éducation, où  on partage une certaine connivence arabophobe, surtout  anti-maghrébine. Les gens de ma génération,  issus de l’Algérie Française, de l’OAS et de l’armée ont pendant toutes ces décennies entretenu le mythe du fellagha au couteau entre les dents, paresseux et parasite. Les milieux juifs ordinaires surtout sépharades, spontanément sionistes dans leur défense d’Israël,  déversent également une bonne dose de haine anti-arabe dans notre société. De temps en temps pour preuve, on prend sur le fait des responsables politiques qui ont toutes les difficultés ensuite,  à noyer le poisson en refusant d’assumer publiquement leurs obsessions ethno-raciales.

 

Pour avoir vécu et travaillé vingt cinq ans en Algérie, au sein de la population, par monts et par vaux, souvent seul et en toute sécurité, j’ai appris à connaître la civilisation arabo-musulmane et j’ai reçu d’elle beaucoup de vertus et de philosophie. J’ai appris des gens, pas des bourgeois ni des intellectuels,  mais des paysans et des pères de famille ordinaires,  le respect de l’autre, surtout quand il est différent de moi,  la politesse,  la patience, le sang-froid, la décence, l’endurance qui font mieux toujours que la force et la rage. J’ai toujours donné sans réserve ma  confiance à  ces êtres humains saisis par la main de Dieu, sans avoir moi-même l’ombre de la foi. En retour les gens du Coran m’ont appris le respect du croyant et de toutes les religions du livre, tout en m’acceptant comme  agnostique et laïc, ce que je ne cachais jamais. Tout ceci pour dire que des provocations du style de « notre » ministre de l’Intérieur, m’apparaissent comme des déclarations de guerre, d’une guerre psychologique qui contribue à diviser profondément notre société. Nous n’avons pas besoin de cela aujourd’hui,  alors que nous connaissons les difficultés sociales que l’on sait dans les quartiers pauvres périurbains.

 

Je dis donc à Guéant et au Président Sarkozy son employeur, que leur devoir n’est pas de dresser les citoyens les uns contre les autres mais au contraire de les rassembler et d’œuvrer à la compréhension mutuelle. Nos sociétés démocratiques ne valent que par leur tolérance. Tout manquement est inique et inepte. Toute attaque politique injuste conduit à des rancoeurs, des affrontements, des cristallisations d’antagonismes qui mènent aux luttes larvées et aux guerres souterraines, quand elles ne finissent pas par de la violence, du terrorisme et des guerres ouvertes. Avec ses airs de chanoine retors, Guéant devrait bien réfléchir à la responsabilité des hommes publics. Une provocation en appelle une autre et une injure ne reste jamais sans réponse. J’appelle ça de la politique de cour d’école et Dieu sait combien nos enseignants ont de difficultés pour faire cesser les violences sous les préaux.

 

C’est justement à cela que veut s’attaquer François Hollande dans son programme ambitieux pour l’école. Pour les gens modestes, l’école est la seule voie pour accéder à une vie meilleure, sauf à se constituer en gangs hors-la-loi. Réussir l’école pour tous est bien la première ambition d’une nation qui se veut civilisée. Qu’on l’entende comme on veut, la phrase de Guéant flatte les peurs de la droite la plus rétrograde et va à l’encontre de ce bel objectif. Toutes nos sociétés souffrent de la violence, et l’honneur de l’homme moderne est de lutter contre. N’oublions pas que les premiers à en pâtir sont justement nos enfants, et que c’est par notre exemple qu’ils pourront se faire à l’avenir les avocats de rapports humains pacifiés.

03.02.2012

Les dessous douteux de la germanophilie

 

Les belles allemandes

 Les belles allemandes

Lors de cette campagne présidentielle, la référence à notre voisin allemand semble servir de support idéologique à l’UMP. On vante le faible nombre de ses chômeurs et les généreux excédents de sa balance commerciale. On affirme tout bonnement que si l’Allemagne  gagne des parts de marché, c’est qu’elle vend moins cher, et que si ces produits sont moins chers c’est parce que la main d’œuvre est moins coûteuse. Les Allemands sont travailleurs et disciplinés, alors que les Français sont frondeurs et paresseux. Comment peut-on en France crouler sous la dette publique  et encore oser réclamer des droits sociaux ? demande Sarkozy, d’un air faussement marri (air connu). Il faut au contraire faire comme nos voisins : travailler plus et gagner moins . On remarquera l’infléchissement par rapport au slogan de 2007. A cette aune là, on n'a pas fini de faire suer le burnous populaire. Je caricature à peine.

 

Dans leur volonté de trop en faire Sarkozy et ses ministres forcent le trait et mélangent allègrement des mesures réelles ou supposées. Ils adorent les attribuer (souvent à tort), au socialiste Schroeder, pour faire porter le déshonneur sur les socialistes français, qui eux sont par comparaison,  considérés comme inaptes et ineptes. La  droite française au pouvoir, en panne d’imagination, a trouvé son dernier credo, son ultime recours. Elle  justifie aujourd’hui sa propre politique par celle d’Outre-Rhin. Comparaison n’est pas raison dit-on. Qu’elle soit  souvent tirée par les cheveux dans un contexte bien différent du nôtre,  peu importe ! L’objectif avoué est de désarmer la contradiction et de convaincre qu’il n’y a pas d’autre vision possible, c’est du concret affirment-ils sans rire, bofs parmi les bofs ! Les économistes s’épuisent à relever toutes les omissions, les demi mensonges, les erreurs, voire les bobards propagés par les thuriféraires germanophiles. Mais à droite on n’aime rien tant que tromper le peuple pour lequel on professe le plus souvent du mépris. A voir la condescendance avec laquelle on tolère les leaders de gauche, parfaitement illégitimes comme dit Barouin,  il serait fou d’espérer qu’on va mettre plus de formes pour s’adresser à leurs électeurs. Tromperie, enfumage, brouillage sur toutes les ondes.

 

Outre l’entretien de la confusion politique, on ne peut s’empêcher de trouver suspect l’empressement à chercher des modèles à l’étranger. On ressent une certaine gêne dans cet étalage de qualités et d’habiletés de nos cousins Germains. Il y a ce faisant, une façon de rabaisser la France qui ne me plaît pas. Je me dis qu’il n’y a pas loin de l’admiration à la soumission. Sarkozy a visiblement échoué dans sa tentative de politique ultra libérale définie en début de mandat par rapport à Bush, Reagan et Thatcher. Notez que déjà le petit Président regardait vers l’étranger. Ses cadeaux aux élites n’ont aucunement ramené la confiance ni encouragé l’emploi. Mis  échec et mat par la crise et surtout son inconséquence, il en est réduit à se raccrocher aux succès très discutables de Madame Merkel. Il a fait acte d’allégeance mais il n’a rien obtenu d’elle et c’est peut-être bien au contraire Mario Monti l’Italien, le successeur du pitre disparu,   qui va réussir là où lui,  a échoué. Il n’est pas impossible qu’après son élection Hollande à son tour remporte la mise en arrivant à convaincre l’Europe et donc Angela de mettre en œuvre de vraies mesures d’encouragement à la croissance, euro-bonds, grands projets, création monétaire.

 

Au total, l’attitude de Sarkozy vis à vis des Allemands est un peu humiliante pour les Français et ne lui a rien rapporté en retour. On comprend bien que les responsables politiques européens n’ont pas forcément l’intention, à moins de trois mois de la Présidentielle de prendre des engagements qui risquent d’être remis en question très vite. On va se contenter de textes généraux sans réelles conséquences qui vont laisser la porte ouverte à de vraies décisions prises dans quelques semaines. Il me semblé que Fillon,  tout en  défendant  comme un bon soldat la candidature de Sarko, a compris qu’il n’y avait plus rien d’autre à faire. Ce n’est pas maintenant qu’on peut changer de champion. La seule alternative est celle de Bayrou et Fillon a pris la précaution d’être très amical avec lui. Autrement dit, il fait la part du feu tout en  défendant bec et ongles son profil gaulliste séguiniste, en se gardant bien d'insulter l’avenir. Pour le reste il laisse porter comme on dit dans la marine à voile quand on en a marre du vent debout. Il entend bien réserver à Sarkozy le soin d’assumer seul ses conneries, à la grande joie des ministres rassemblés  et serviles vus à l’émission de France 2, « Des paroles et des actes », même si Nadine Morano (et quelques autres) était en train de comprendre un peu tard qu’elle ferait peut-être bien elle aussi de mettre une sourdine à ses sottises répétées partout.

 

Décidément Sarkozy est en train de nous administrer la preuve qu’il ne suffit pas de s’agiter devant les caméras pour faire une politique. Le manque de culture, l’esprit de cour d’école, la fascination pour le clinquant médiatique, les belles femmes et les richesses,  ne font heureusement pas partie du bagage indispensable à nos responsables politiques. On discerne trop bien aujourd’hui la légèreté du personnage et on se  rend  compte qu’on n'a plus devant nous qu’un Président fantoche, sans recours. Le roi est nu. Je remarque qu’il utilise depuis quelques jours le plus débile des arguments dont il dispose encore : j’ai su gagner en 2007, je gagnerai encore en 2012 ! Tous les commentateurs relèvent les pas de clerc, les allers et retours, les décisions manquées ou trop tardives, les contradictions et les à peu près, reconnus par son Premier Ministre lui-même. Pour gagner un combat politique, il faut avoir des idées et de la cohérence. Sarkozy aujourd’hui n’a plus que des rodomontades et de la poudre aux yeux à nous proposer.

31.01.2012

Forçons la toile ! dit le commandant un peu fou.

Le Christ dans la tempête sur la mer de Galilée par Rembrandt

 

Rembrandt - Le Christ dans la tempête sur la mer de Galilée


Il me semble que Sarkozy et son équipe sont aveuglés par le sentiment de leur suffisance. Celle justement dont ils accusent François Hollande. Sauf à penser que le bonheur tranquille qu’on lit dans les yeux du socialiste est une provocation assimilable à de l’arrogance, je ne vois d’ailleurs aucune manifestation chez lui qui ressemble à cet état d’esprit. A droite, les gens au pouvoir ont tellement répété que les socialistes étaient nuls, archaïques, sans projet et sans avenir, qu’ils ont fini par croire à leurs incantations. La déconvenue de Juppé à la télé face à Hollande est symptomatique. Il est arrivé tout fringant, le regard conquérant,  souriant déjà du bon tour qu’il allait jouer à ce « mou du genou », indécis et sans volonté. Hélas pour lui, on l’a vu, à mesure que les répliques fusaient et que son adversaire affichait sa pugnacité et sa détermination, se laisser envahir par le doute. FH  était bien préparé, solide et fringant comme un athlète de compétition. L’ex-premier ministre en a montré de l’agacement et du dépit qui se sont résumés dans une méchanceté finale sans dignité « Les favoris de janvier n’ont jamais gagné en mai ». Une phrase sans doute longtemps concoctée pour achever son vis à vis. Juppé par mesquinerie endossait du même coup la casaque du mauvais perdant, comme un  vieux canasson de réforme, qui va être bientôt retiré des paddocks.

Sarkozy a du souffrir du même syndrome en  préparant sa soirée « présidentielle ». On avait répété depuis plusieurs jours qu’on allait avoir du lourd, que des armes fatales feraient la surprise, propres à dézinguer le favori des sondages. On avait assuré, qu’à partir de cette soirée mémorable l’espoir allait changer de camp, et qu’on verrait s’effacer sur le visage du socialiste son sourire insolent. Ah bon ? vraiment ? On a vu en réalité un Président déboussolé et déconcertant. Malgré la patience docile des journalistes qui n’ont rien relevé de l’abus de pouvoir propagé sur six chaînes de télévision à la fois, Sarko avait une inquiétude dans le regard, une nervosité latente qui indiquaient un défaut de légitimité. Comme si finalement le Président n’était pas très fier de son bilan ni de ce qu’il racontait. Les contradictions que tous les commentateurs ont relevées n’étaient que la traduction de propos forcés, destinés à renverser des vents contraires parfois imaginaires sans un réel souci de cohérence. Le bateau gîte dans la tempête et menace ruine ? alors forçons la toile dit le commandant un peu fou. On me reconnaîtra au moins du courage après mon naufrage et on va pouvoir faire campagne sur l'excellence de ce fameux  capitaine de bateau ivre !  Il s'agit là de propos incohérents et décalés d'une réalité fantasmée dans les salons du Palais de l'Elysée.

L’équipage de ministres desperados est aux ordres. Tous en sont à nier la réalité pour sauver  le capitaine même si ils ont déjà l’eau aux genoux. La dernière en date est l’inénarrable Pécresse sur France Inter ce matin. Ministre du Budget et donc censée savoir ce qu’elle encaisse dans les coffres de l’Etat, elle a soutenu que la TVA sur les constructions était de 5,5 % (7 maintenant) alors que bien peu de gens ignorent qu’elle est à taux plein (19,6%)  pour toutes les constructions neuves y compris les agrandissements de logements existants. Le taux inférieur ne convenant que pour des restaurations de parties habitables ou anciennement habitables, sûrement pas pour un deux pièces construit de novo dans le jardin de votre pavillon, sauf à frauder. La ministre donnerait-elle l’exemple ?. Les conditions imposées par le fisc sont même assez draconiennes, tous les entrepreneurs du bâtiment vous le diront !

A vouloir trop en faire les UMP se rendent agressifs et ridicules. Il n’y a pas de quoi rassurer un peuple ni lui rendre la confiance dans l’emploi et l’économie. Devant cette agitation ce n’est sûrement pas la perspective d’une augmentation des prix, par ailleurs vigoureusement démentie par les mêmes, que les gens vont se précipiter pour gaspiller leurs économies. Ils vont au contraire se dire qu’il est plus habile d’attendre pour voir comment va tourner la confusion actuelle. Nulle personne sensée ne peut escompter une amélioration de son sort d’un tel gouvernement ouvertement aux abois et objectivement en sursis. Dans ces conditions à quoi riment les contorsions d’un candidat qui se veut toujours Président et qui ajoute les faux-semblants au désordre des esprits ?

26.01.2012

La confiance et le funambule

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Dimanche 22 janvier au Bourget, François Hollande nous a offert un grand discours politique qui a répondu aux espoirs et aux inquiétudes de la gauche. Bien sûr il y aura toujours des gens qui vont lui reprocher de ménager « les capitalistes »  et d’autres qui vont l’accuser de retourner « aux vieilles lunes » de la sociale !  Nous sommes dans une démocratie dont les institutions exigent de rassembler plus de la moitié des Français. Pour gagner il faut  en appeler aux grands principes communs de notre République et en particulier à la justice. Les gens, surtout les plus modestes sont capables de faire les plus grands sacrifices quand ils sont persuadés que ces efforts sont équitablement partagés. Sarkozy ne va pas être réélu parce que les citoyens sont convaincus que ce Président a gouverné pour son camp, celui des élites économiques et financières, voire pour son clan, ses proches et sa famille. Les symboles du Fouquet’s et du yacht de Bolloré ont finalement pesé lourd dans la balance parce que au bout du compte Sarkozy n’a jamais su les démentir.

L’augmentation de la dette publique et celle du chômage sont apparus en revanche comme le piètre  résultat de ce quinquennat bruyamment mis en œuvre par les ténors les plus arrogants de l’UMP. Le bouclier fiscal n’a jamais encouragé le retour des capitaux et la financiarisation de l’économie a continué de freiner les investissements productifs. La défiscalisation des heures supplémentaires n’a pas relancé la consommation ni donné un avantage quelconque à nos entreprises dont les succès à l’exportation sont restés trop modestes. Quelle que soit l’habileté redoutable de Sarkozy en campagne je pense pour toutes ces raisons que les jeux sont faits. Il a déjà tout tenté pour remonter la pente, il a passé la main dans le dos à Obama et gratifié Mme Bismarck de sourires sucrés, il a montré son entregent international et  étalé  sa réactivité dans toutes nos provinces, en pure perte, puisque rien ne bouge à son avantage dans les sondages.

La victoire est donc à portée de main pour notre champion. Celui-ci est parti de loin alors que personne n’y croyait et que DSK était annoncé comme l’homme providentiel. J’ai toujours pensé que dans la conjoncture présente le peuple avait besoin qu’on lui signifie respect et dévouement. Seul François le modeste nous annonçait une présidence normale respectueuse des principes fondamentaux de liberté, d’égalité et de justice. Il réfutait l’illusion de l’homme providentiel, il s’annonçait soucieux de dire la vérité aux Français et de ne pas l’égarer par des promesses fumeuses. Il me semble que les gens ont compris cela et qu’ils en sont aujourd’hui pour le plus grand nombre convaincus. Malgré toutes les violences verbales, les attaques dont il a été l’objet à gauche comme à droite,  les électeurs sont de plus en plus nombreux à lui accorder leur confiance.

Rien ne serait plus désastreux d’oublier ces données fondamentales. FH ne devra pas gouverner en s’appuyant sur une moitié du peuple pour mieux en stigmatiser l’autre moitié. Le nouveau Président devra être l’élu de tous les Français et veiller à réparer toutes les fractures et toutes les divisions de notre société : ne plus parler d’émigrés à tout bout de champ et ne pas mettre dans le collimateur une soi-disant classe de nantis, pour mieux flatter le populaire. Il devra aussi rétablir l’honneur des religions quelles qu’elles soient,  quand elles se tiennent hors du champ de l’extrémisme politique. Rassembler, panser les plaies, apaiser notre société survoltée et déboussolée, voilà le chemin qui va permettre de retrouver sur le fil  la confiance et le dynamisme de notre pays. C'est un vrai travail de funambule.

21.01.2012

Demain au Bourget, l'espoir de tout un peuple

 

 

françois hollande


Les critiques adressées à François Hollande par les militants et les sympathisants de gauche sont à la mesure de leur angoisse. Nous avons tous peur d’un nouvel échec, comme en 2002, comme en 2007, et cette peur est d’autant plus aigue que nous redoutons une reconduction du petit Président. Tout sauf Sarko ! nous sommes saturés de ses grimaces, de ses provocations, de ses mensonges, de ses manières de comedia del arte. A tel point que même face à la femme Le Pen les gens de gauche ne voteront pas pour lui et au mieux s’abstiendront.

Beaucoup d’entre nous perdent leur calme. Ils ne supportent pas la trêve médiatique, pourtant annoncée par notre candidat à l’issue des primaires. Ils sont révulsés par les attaques tous azimuts de la droite. Ils veulent répondre, ils veulent se battre, ils se sentent salis. Ils se demandent si la tactique de l’impassibilité est la bonne, si c’est vraiment voulu, ou bien si ce n’est pas un symptôme de la faiblesse de notre candidat. On voit apparaître des expressions désobligeantes et des interrogations sur le flou du programme. Même dans notre parti le Bujo-bujo du sud-ouest a remis ça, suivi par l’infatigable Lieneman et le décidément trop opportuniste Benoît Hamon. Les gens de gauche sont prompts à critiquer et à se décourager. Chacun y va de sa couleur, de son bon mot, de ses propres ambitions. Ils oublient de taire leurs préférences comme si ils ne savaient pas que pour gagner il faut rassembler 51% des voix. Ils oublient que chaque opinion discordante dans notre camp est une arme redoutable remise aux mains de nos adversaires.

Comme je l’avais prévu, les outrances de la droite ont plutôt conforté notre candidat. Mélanchon l’a déjà appris à ses dépens et la petite elfe du cercle polaire également. Je ne doute pas que le vieux Henri Emmanuelli et son équipe vont aussi y perdre des plumes. Les derniers sondages montrent que les Français ne sont pas dupes de l’agitation du Président et des invectives de ses ministres. On sent dans la nation qu’un espoir de changement se lève et qu’avec le temps on y croit de plus en plus fort. Si on garde son calme comme j’essaie de le faire malgré mon impatience, on se dit que la victoire ne peut nous échapper. Sarkozy est mort et bientôt enterré. La femme Le Pen ne gouvernera jamais la France. Mélanchon occupe brillamment le créneau de la révolte mais il ne réunira jamais 51% des voix, il peut faire perdre la gauche, mais il ne gagnera jamais sur des bases électorales aussi étroites. Reste la grenouille du Pays Basque qui nous annonce la météo depuis des années. Il pourrait éventuellement servir de canasson de rechange pour la droite au cas ou Sarko s’enfuirait la queue basse. Dans ces conditions les reports frontistes se feraient mal sur cet homme aux contours de plasmode bien pensant et dépourvu de bataillons.

Ce qui fait que tous les espoirs de changement reposent sur François Hollande. Demain au Bourget il va devoir répondre à l’espérance immense qu’il incarne. Malgré son humour, sa distance, son refus de personnaliser, sa volonté du travail en équipe, son ambition de représenter un Président normal pour la France qui se met au service du pays et de ses concitoyens, il va devoir rencontrer le souffle des dix mille militants qui vont l’accompagner avec une ferveur en pleine explosion. Je fais des vœux pour qu’il trouve la force physique, la puissance mentale et le sang froid nécessaires, pour que lui viennent l’exactitude des mots et la vigueur des expressions et des mimiques, propres à faire partager ses idées et ses sentiments à tout un peuple. J’écouterai avec passion son discours demain, ce sera l’heure de vérité.

20.01.2012

La politique de la terre brûlée



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Les hommes politiques de gauche ont sans doute des défauts, mais je suis mal placé pour en juger. En revanche je vois trop bien les tares et les infirmités qui affectent de nombreux responsables de l’UMP. Vous remarquerez que je ne parle pas de la droite en général . Les boniments de la femme Le Pen ne suscitent  jamais chez moi la même révulsion scandalisée que produisent les contre vérités assénées en ce moment par les ministres de Sarkozy. En réalité, ces gens ne sont pas plus bêtes que d’autres, mais ils ont choisi une stratégie d’abaissement en espérant qu’elle déteigne sur François Hollande.  Les propos des Fillon,  Morano, Châtel, Pecresse, Bertrand, Barouin,  Longuet sont en permanence au bord de l’ignominie et du mensonge pur et simple. Sarkozy lui même ne peut les assumer en public sans déroger davantage à la dignité de sa fonction, comme le prouve sa fuite, la queue basse, devant la Martine, à propos d’Accoyer et de sa référence à l’Etat de Guerre !



Chaque jour les ministres, transformés en exécuteurs des basses œuvres, en coupe-jarret , en malandrins de la cour des miracles, se lâchent devant les journalistes. Ils expliquent que tous nos malheurs sont dus aux socialistes et en particulier à François Hollande. Ce candidat n’a pas d’idées et « en plus elles ne valent rien », il est mou, il conduit des pédalos mais est capable de mettre des paquebots de luxe à la côte, il n’a pas de projet mais « il devrait bien le soumettre aux agences de notation ». On a compris qu’en abdiquant tout esprit de responsabilité, toute rigueur dans les propos, les fusilleurs veulent renverser la campagne électorale, casser la vaisselle et jeter les plats, en faire un tas de décombres dans lequel plus personne ne va comprendre quoique ce soit.


 

Le premier objectif qui est de noyer leurs adversaires politiques dans leur propre fange pourrait bien échouer lamentablement. Je crois en effet que la majorité des électeurs est composée de gens raisonnables et qu’à tant en faire, les citoyens comprennent que ces énergumènes leur manquent du respect le plus élémentaire. A vouloir vendre des idées frelatées, sans queue ni tête ni vraisemblance, il se pourrait bien que les clients n’achètent plus. C’est déjà ce qui se passe puisqu’on voit Sarkozy stagner en dessous des 25% d’intentions de vote, ce qui correspond au noyau dur de son électorat. A ce jeu là même ce noyau pourrait s’effriter.



Le second objectif qui est de déconsidérer le candidat socialiste et de le présenter comme un pantin caricatural pourrait tout aussi bien se dérober aux apprentis sorciers. On ne manie pas les outrances et les injures sans en être atteint soi-même. D’autant plus que François Hollande se garde bien d’utiliser les mêmes méthodes. Il faut voir comment les énervés de l’UMP ont sauté sur l’épisode du « sale mec » pour l’entraîner dans leur étable à cochons ! en pure perte, malgré l’aide de quelques journalistes du Figaro et d’ailleurs !  Le vrai danger pourrait venir de notre propre aile gauche qui en rajoute hypocritement car elle ne se résout pas à se faire plumer par Mélanchon.



Ceux qui vont en répétant qu’on peut renvoyer la Droite et la Gauche dos à dos ne sont pas pertinents. Si ces analystes avaient deux sous de recul, ils devraient quand même se rendre compte que les insultes et les accusations gratuites sont toujours venues de la droite. Rappelons nous Dreyfus, Salengro, Bérégovoy et je fais court en nous épargnant  Vichy, et Papon, Charonne …
 


L’UMP et son petit chef agité perdent leur sang froid. On les comprend car ils traînent derrière eux quelques scandales qui pourraient leur valoir la prison. Pensons aux comptes de campagne de Balladur, aux barbouzes à la Courroye qui ont instrumentalisé la justice, aux financements privés ou partisans illicites…Longuet, Léotard, Balladur, ces vieux chevaux de retour ont tous à craindre de juges d’instruction libérés du carcan gouvernemental et avec eux Gaubert, Takieddine et ainsi de suite, qui fréquentent les bars Nibar et Nichon !



La politique de la terre brûlée est une conception de la droite la plus rance, la moins patriote et la plus égoïste, toujours prête à émigrer avec armes et bagages. Nous sommes en train d’assister à sa mise en œuvre. On ne paye pas ses impôts, on dissimule ses capitaux, on prévoit la fuite et la reconversion. C’est une affaire attendue et personne ne s’en offusque. Il va falloir quand même, bien noter les noms, bien identifier les fuyards, et conserver à Bercy, où il n’y a pas que des bandits, les listes de ces brigands. Je suis persuadé que François Hollande va être élu, non seulement pour un mandat mais pour deux consécutifs. Les traîtres d’aujourd’hui risquent de le demeurer pour longtemps.

08.01.2012

Les poules du Président

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Le Président est le coq agité et bruyant de la basse-cour gouvernementale. Non pas un de ces coqs au large poitrail rutilant et à l’œil fier qui se charge de l’ordre et de la protection des poussins, des poulettes et autres pondeuses aux fessiers généreux, non il s’agit d’un volatile de faible taille,  de ceux que chez nous,  on appelle des titis ou des patins, qui se distinguent par leur nervosité, leur agitation et leur agressivité. Une race que j’ai fini par bannir de mon poulailler tant elle avait une mauvaise influence sur mes vraies gallinacées qui en perdaient la tendresse de leur chair et l’arôme de leurs œufs colorés.

 

Ce Chantecler au petit pied lance des cocoricos en tous lieux, en toutes circonstances et en toutes directions. On finit par être agacé de voir un animal aussi vain faire autant de bruit pour rien. Contrairement au vrai coq qui gratte consciencieusement et laborieusement son tas de fumier pour en sortir les vers et les larves, que les petits poulets d’alentour gobent avec avidité, nous avons une sorte d’oiseau au plumage dérangé qui s’en va partout fouiller la  fiente, en la faisant rejaillir sur son entourage, propageant partout salissure et abaissement, au point que c’est toute la compagnie qui s’en trouve avec les plumes ternies. A ce jeu là, on ne récolte ni œufs ni bénéfices. Même la grosse poule au blanc qui devenait une opulente géline s’est mise à maigrir, je parle de la belle Roseline Bachelot.

 

Le plus terrible est que l’exemple désastreux du chef se propage et que les mauvaises habitudes ont contaminé le Grand Conseil. La plus achevée dans cette dérive est une Harpie de l’Est, qui ne jacasse pas comme une cocotte mais qui twitte en tous lieux. Le vétérinaire m’a dit qu’on ne pouvait rien faire contre et qu’il n’existe aucun vaccin ni autre thérapeutique. Le twittage est un TOC et ceux qui s’y adonnent sont des toqués, mais Nadine Morano dans son cas extrême ajoute à la manie compulsive,  la vulgarité et la méchanceté bêtasse. La crotte médiatique du « sale mec » restera accrochée à son habit.

 

Dans le même genre, mais en plus distingué on trouve une poulette entre deux âges qui pourrait porter beau si elle n’avait pas l’air très fatigué depuis qu’elle règne au budget, auquel elle n’entend goutte, pas plus d’ailleurs qu’avant,  aux universités. La poule est maintenant efflanquée d’avoir trop servi la République qui n’en réclame pas tant . Je me demande si elle n’est pas en train de nous préparer une mutation profonde en pintade à moins que ce ne soit en  perroquet, tellement elle répète avec application les éléments de langage préparés en haut lieu. Si elle perd les élections à venir nous pourrions lancer une souscription pour lui offrir une tenue toute noire de mainate apprivoisé.

 

 

Le troisième exemple est encore plus délectable, c’est toujours une poule au service du petit coq, mais qui vire échassière, tant elle en rajoute dans la jambe et le talon. Elle est du groupe des aigrettes, des hérons et des flamants roses. NKM est vraiment supérieure à la femme ordinaire, elle voit tout de très haut et les fientes du Président ne semblent pas l’atteindre. Elle a une sorte d’assurance que seule les rejetons de grand lignage assurés de leur hauteur sociale peuvent manifester. Malgré cette superbe, NKM n’aligne pas d’idées originales et se contente  de répéter avec condescendance des banalités bien apprises et sans danger. J’ai remarqué cependant que la longueur de ses dents met à mal les parquets des palais républicains.

 

Bien entendu la basse-cour du Président n’est pas que de femelles et on y compte aussi quelques chapons et gros et gras rats. Les dodus messieurs Chatel et Bertrand dodelinent du chef avec un éminent contentement. Ils disent calmement des grosses bêtises qu’on pourrait prendre à les écouter pour des citations de la bible. Bruno Lemaire est de la même lignée en lapin chauve. Ignorant, portant beau, premier de la classe, il est l’archétype au même titre que le pauvre Barouin,  du ministre inutile,  et fier de l’être. Vive les projets d’avenir à zéro euro ! Pour continuer la revue de cette galerie de basse-cour, on pourrait rajouter les blaireaux comme Guéant et Besson, et y associer le faisan agressif et sournois dit Copé, dont on ne connaît pas encore les véritables connexions avec le Droit et avec la Pègre. Pour être complet il nous reste à enfermer dans des clapiers plus ou moins puants différents sous ministres et secrétaires d’Etat, qui ne méritent pas de sortir de l’anonymat. A plume ou à poil, tous ces commensaux et parasites partageront dans quelques mois la même infamie, celle d’avoir fait preuve tout au long de ce quinquennat désastreux, de servilité, de médiocrité et de bassesse intellectuelle.

29.12.2011

Un peu de patience camarades...

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J’entends ici ou là que FH n’est pas assez sur le front, qu’il ne tient pas suffisamment la dragée haute au camp d’en face, qu’il donne l’impression qu’il est indécis et que son programme n’est pas prêt. Ces impatients sont des sympathisants plutôt que des militants aguerris. Ils réclament un chef  qui donne des ordres et fasse marcher les troupes au pas cadencé des solutions et des recettes bien balancées. Ils veulent également qu’on  fasse taire les ministres en exercice qui font preuve d’une arrogance hallucinante, au vu de leur situation réelle très incertaine. Ces sympathisants en ont assez du mépris et des provocations qu’on leur sert à longueur d’antennes. Ils ont tellement envie que ça change qu’ils redoutent que notre candidat rate son coup comme en 2002 ! comme en 2007 ! Et pourquoi pas ?  les miracles ne sont pas de ce monde, c’est à nous de faire des efforts de lucidité et de participation !

 

A tous ces amis là, bien que je n’aie rien à voir avec le Souverain Pontife,  je réponds : ayez confiance… mais commencez par faire  votre examen de conscience !  Considérez que vous êtes les premières victimes de la propagande UMP et des coups portés par nos concurrents de gauche (Mélenchon et Joly) et qu’il faut vous débarrasser  des mystifications entretenues par les  amalgames et les mensonges. Ne vous comportez pas comme des clients mais comme des acteurs de votre propre destin. Soyez participants de la victoire finale. Sortez du dialogue entre madame Niaqua et monsieur Faucon. Si vous n’êtes que des badauds politiques vous n’aurez que des camelots pour vous répondre.  La vraie gauche est celle qui respecte les citoyens et qui leur confie le soin de l’analyse et de la réflexion. Avant de dire que la gauche n’a pas de projet commencez par lire la Déclaration de Principes du PS et le texte de son projet pour 2012. Je vous accorde que c’est barbant et que c’est écrit petit,  mais votre dignité d’homme est à ce prix. Et puis, si comme moi le charabia socialiste vous assomme, dites vous bien qu’on y trouve des titres, des résumés et même des slogans !

 

Bien entendu,  il est plus facile d’aller au bistrot, pour lire Libé ou Le Monde, en tout cas ce qui est écrit en gros caractères, que de faire cet effort de construction intellectuelle. D’autant plus qu’on répète partout que si ces textes (essentiels) existent, ils sont inconsistants, et dépassés, et qu’à coup sûr s’ils étaient appliqués, ils nous mèneraient dans le mur. Demandez à ce faux  témoin de Copé, si je mens. Et si vous n’êtes pas convaincu,  Bayrou, la grenouille du Pays Basque vous confirmera.

 

L’honneur de la vraie gauche est de s’adresser à l’intelligence et au bon sens du peuple. Pas question de flatter la xénophobie, le corporatisme, et les égoïsmes de tout poil. L’homme du futur est un animal social et son destin est lié à celui de tous les autres hommes de la planète. L’humanité n’est pas faite d’une meute de concurrents mais tout au contraire d’une grande tribu solidaire. Cette vision est à coup sûr fondamentale pour un socialiste. Il ne faut pas sortir de là ! Voilà un premier principe qui suffit à dynamiter l’ogresse du FN et son servile serviteur Guéant !

 

L’honneur de la gauche (et de la politique) c’est de rafistoler sans cesse notre société et de continuer l’œuvre entreprise par les grands hommes clairvoyants du passé, les Jules Ferry, les Jaurès, les Blum, les de Gaulle, les Mendés, les Mitterrand même et les Jospin ! depuis l’enseignement public, jusqu’à la sécu, la santé et la justice et la culture. La culture Bon Dieu ! Il reste et il restera bien sûr toujours à faire. Mais aujourd’hui nous avons un sentiment d’urgence.

 

Les capitalistes libéraux depuis Thatcher et Reagan n’ont eu de cesse de démolir l’organisation sociale en délabrant l’Etat et même pis encore, l’idée de l’Etat, et ses régulations. Sarkozy et ses petits ministres fantoches, Fillon de la Sarthe en tête, nous en ont donné un récital désespérant. Par quel bout commencer maintenant dans ce champ de ruines où tout est en souffrance et en manque? La dérégulation a été telle que le mal est devenu systémique, les citoyens sentent le souffle de la désolation. Comme des médecins de Molière les ministres nous répètent sans cesse que tout va aller mieux…demain. Alors oui, le nouveau Président devra bien choisir ses priorités et appliquer la bonne méthode, celle du travail d’équipe, de la concertation, de l’information, de l’adhésion populaire. Son premier souci sera de rétablir la confiance.

 

Avez vous remarqué cette dernière information ? En 2011 les capitaux français ont plus que jamais quitté la France pour la Suisse. Les détenteurs de fonds ont  peur de la gauche et peur de nouveaux  impôts certes,  mais ils ont ce faisant retiré leur confiance au gouvernement actuel et ils redoutent maintenant un crash de l’euro. Les possédants sont apatrides et n’éprouvent aucune solidarité avec leur nation ni avec leurs compatriotes, même s’ils leur doivent leur fortune. Ils votent avec leurs pieds et nul ni personne ne peut les retenir de force.  Il faudra bien s’adresser aussi dans la mesure du possible, à ces rentiers, même ceux là, et les convaincre de revenir dans notre économie,  en confiance. Pensez-vous que c’est en braillant qu’on peut y parvenir ? Le chômage est la plaie mortelle de notre société ! Nous avons besoin aussi pour y remédier des picaillons des riches et encore plus de leurs idées quand ils en ont !

 

La lutte contre le chômage est la grande obligation nationale. La création d’emplois peut résoudre la crise financière en augmentant les ressources de l’Etat et  panser les plaies sociales qui s’enveniment chaque jour,  en redonnant force et dignité à notre jeunesse. La vraie réussite tiendra à un effort complexe dont les effets peuvent se faire  attendre plusieurs mois ou même plusieurs années. Mieux vaudrait commencer à donner des explications dès maintenant  si on veut une adhésion durable des Français. Nos gouvernants quels qu'ils soient ne sont pas des pharaons et nous ne serons jamais des esclaves ! Cela nous envoie très loin de la polémique et des petites phrases.

19.12.2011

Caramba ! Encore raté Mr Sarko !

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Nous y sommes :  annoncée par tous les économistes en marge des gesticulations de notre petit Président, la récession est là, pour un trimestre, voire deux, en réalité pour plus longtemps. Encore une promesse de Gascon d'un Sarkozy en pleine déconfiture, qui est allé chercher "la décroissance" avec les dents. Les amours de Mme Merkel et de Herr Sarkozy portent des fruits amers. Pour satisfaire leurs électeurs et supporteurs conservateurs, rentiers, possédants et maîtres du monde, le couple infernal s’est battu pour  plus d’austérité et moins de solidarité,  plus de chômage et moins de création monétaire. Les boutiquiers ont préféré quelques millions de chômeurs en plus au risque de voir émerger un peu d’inflation. L'inflation est la bête noire des rentiers d'Outre Rhin.  En France notre talon d'Achille est le sous emploi. L'abaissement de Sarkozy va conduire des centaines de milliers de gens, parmi les plus fragiles,  nos jeunes les premiers, dans la zone grise de la  précarité et des petits boulots.

 

 

On a accusé un temps la droite d’être la plus bête du monde. Avec son style flamboyant,  le candidat Sarkozy a fait de l’UMP un parti unique à la façade rénovée, sûr de lui et suffisant. Mais les choses ont-elles vraiment changé ? Car enfin, nous avons un Premier Ministre qui nous avertit dès le début de son exercice que la France ou du moins son Etat est en faillite. On aurait pu croire qu’il allait faire le nécessaire pour y remédier ! Pas du tout ! Il s’est empressé de faire voter la loi TEPA et son bouclier fiscal qui  ont allégé les impôts des plus aisés sans rétablir la confiance et l'investissement.  Cinq cents milliards de dettes plus tard, et pas mal de spéculations financières à la clé, assortis d'un zéro de croissance, la France se trouve menacée de perdre son fameux AAA,  considéré il y a moins d’un mois comme un Trésor National.

 

L’échec est absolu ! ce flop pourrait-il rendre notre bellâtre twittiste de la Sarthe un peu plus modeste ? Pas du tout ! Du haut de son arrogance  il accuse François Hollande (qui n’y est pour absolument rien) d’irresponsabilité et de forfaiture. Tout ce qui arrive est de la faute des trente cinq heures,  du PS et des Ecolos. Cynisme d’un commis de l’Etat réduit à son rôle d’homme de paille, de faire-valoir, de fusible et de prête-nom. On ne saurait faire davantage preuve d’insignifiance et de platitude intellectuelle.  Non content de laisser des finances en ruine, il accuse les autres de ses propres turpitudes ! Fillon devra bien un jour présenter ses excuses au peuple, comme l’a déjà  expliqué Laurent Fabius, avant-hier dans Le Monde.

 

Nous vivons en ce moment en plein spectacle d'Opéra Bouffe,  un morceau de choix qui nous donne à voir le naufrage d'une République de quat'sous. Je rêve qu'après deux jours de manifestations de rue, le peuple en colère s’empare de son gouvernement et l’embastille. Le lendemain  un tribunal révolutionnaire se réunit  et condamne tous les ministres au peloton. Le jour suivant les Excellences en grand uniforme, sont fusillées en fanfare. La femme Le Pen, cette sauvagesse barbare réclame la peine de mort !  Moi je réclame la mort politique pour ces ministres  guignols, les Baroin, les Pécresse, les Guéant, les Juppé et tous ces perroquets qui répètent à l’envi les éléments de langage dont on abreuve l’opinion avec un cynisme incroyable dans un constant déni du bon sens populaire. En tête, je ferais défiler ce premier de la classe avec son projet de société à zéro euros, qui ne sait même pas qu’il y a dix mille mètres carrés dans un hectare ! La plus-value intellectuelle de ce gouvernement de valets est tout à fait voisine du non détectable.

 

Mais le Roi de la Comédie, la « marionnette qui s’apprête à s’effondrer dans le trou du souffleur » c’est bien entendu notre Sarko ! Cet homme a grandi dans le mépris du peuple. Il n’a de considération que pour plus fort que lui. Il n’a aucune notion de la culture humaniste et sociale. Cet homme nous a prouvé depuis son élection qu’il n'éprouvait aucun respect pour le peuple français. Pour lui,  Jaurès ou De Gaulle ne sont  que des objets politiques peu différenciés  dont l'intérêt est avant tout publicitaire. La démocratie n'est qu'une gesticulation pour parvenir au pouvoir ! On l’a su dès sa sortie du Fouquet’s, mais on aurait du le deviner avant,  par ses amis si bien cachés,  Copé, Takiedine, Hortefeux, Gaubert, Bazire,  les marchands d’armes et les porteurs de mallette, les patrons des bars Nibar et Nichon !

 

La seule bonne nouvelle est que les élections présidentielles approchent. Dans quatre mois nous serons fixés. Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant même de l’avoir capturé, mais je sens que la piste est fraîche, on entend la bête qui s’énerve et qui perd son sang froid. Elle se fait peur !  enfin !  de ses propres mensonges. Il y a du chantage, du sauve-qui-peut. Il y a des rêves qui virent au cauchemar. La mère MAM toujours aussi vive d'esprit, crie à l'erreur de communication ! J’espère pour ma part que bientôt les parquets de la République vont être lavés à grande eau javellisée. Je ne doute pas un instant que François Hollande va faire  le job, qu’il va s’entourer des meilleurs, qu’il va rassembler les forces vives des intellectuels et des entrepreneurs, des créateurs et des imaginatifs et qu’il va jeter hors tous ces freluquets sans consistance, sans foi et sans loi. Nous vivrons à nouveau le respect de l'Etat, de la Démocratie et de tous les citoyens rassemblés, quels que soient leurs rangs et leurs origines. Et aujourd'hui, par dessus tout, rendons grâce à Vaclav Havel...cet intellectuel qui a rendu sa noblesse à la politique et qui vient de nous quitter.

 

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