08.01.2012
Les poules du Président

Le Président est le coq agité et bruyant de la basse-cour gouvernementale. Non pas un de ces coqs au large poitrail rutilant et à l’œil fier qui se charge de l’ordre et de la protection des poussins, des poulettes et autres pondeuses aux fessiers généreux, non il s’agit d’un volatile de faible taille, de ceux que chez nous, on appelle des titis ou des patins, qui se distinguent par leur nervosité, leur agitation et leur agressivité. Une race que j’ai fini par bannir de mon poulailler tant elle avait une mauvaise influence sur mes vraies gallinacées qui en perdaient la tendresse de leur chair et l’arôme de leurs œufs colorés.
Ce Chantecler au petit pied lance des cocoricos en tous lieux, en toutes circonstances et en toutes directions. On finit par être agacé de voir un animal aussi vain faire autant de bruit pour rien. Contrairement au vrai coq qui gratte consciencieusement et laborieusement son tas de fumier pour en sortir les vers et les larves, que les petits poulets d’alentour gobent avec avidité, nous avons une sorte d’oiseau au plumage dérangé qui s’en va partout fouiller la fiente, en la faisant rejaillir sur son entourage, propageant partout salissure et abaissement, au point que c’est toute la compagnie qui s’en trouve avec les plumes ternies. A ce jeu là, on ne récolte ni œufs ni bénéfices. Même la grosse poule au blanc qui devenait une opulente géline s’est mise à maigrir, je parle de la belle Roseline Bachelot.
Le plus terrible est que l’exemple désastreux du chef se propage et que les mauvaises habitudes ont contaminé le Grand Conseil. La plus achevée dans cette dérive est une Harpie de l’Est, qui ne jacasse pas comme une cocotte mais qui twitte en tous lieux. Le vétérinaire m’a dit qu’on ne pouvait rien faire contre et qu’il n’existe aucun vaccin ni autre thérapeutique. Le twittage est un TOC et ceux qui s’y adonnent sont des toqués, mais Nadine Morano dans son cas extrême ajoute à la manie compulsive, la vulgarité et la méchanceté bêtasse. La crotte médiatique du « sale mec » restera accrochée à son habit.
Dans le même genre, mais en plus distingué on trouve une poulette entre deux âges qui pourrait porter beau si elle n’avait pas l’air très fatigué depuis qu’elle règne au budget, auquel elle n’entend goutte, pas plus d’ailleurs qu’avant, aux universités. La poule est maintenant efflanquée d’avoir trop servi la République qui n’en réclame pas tant . Je me demande si elle n’est pas en train de nous préparer une mutation profonde en pintade à moins que ce ne soit en perroquet, tellement elle répète avec application les éléments de langage préparés en haut lieu. Si elle perd les élections à venir nous pourrions lancer une souscription pour lui offrir une tenue toute noire de mainate apprivoisé.
Le troisième exemple est encore plus délectable, c’est toujours une poule au service du petit coq, mais qui vire échassière, tant elle en rajoute dans la jambe et le talon. Elle est du groupe des aigrettes, des hérons et des flamants roses. NKM est vraiment supérieure à la femme ordinaire, elle voit tout de très haut et les fientes du Président ne semblent pas l’atteindre. Elle a une sorte d’assurance que seule les rejetons de grand lignage assurés de leur hauteur sociale peuvent manifester. Malgré cette superbe, NKM n’aligne pas d’idées originales et se contente de répéter avec condescendance des banalités bien apprises et sans danger. J’ai remarqué cependant que la longueur de ses dents met à mal les parquets des palais républicains.
Bien entendu la basse-cour du Président n’est pas que de femelles et on y compte aussi quelques chapons et gros et gras rats. Les dodus messieurs Chatel et Bertrand dodelinent du chef avec un éminent contentement. Ils disent calmement des grosses bêtises qu’on pourrait prendre à les écouter pour des citations de la bible. Bruno Lemaire est de la même lignée en lapin chauve. Ignorant, portant beau, premier de la classe, il est l’archétype au même titre que le pauvre Barouin, du ministre inutile, et fier de l’être. Vive les projets d’avenir à zéro euro ! Pour continuer la revue de cette galerie de basse-cour, on pourrait rajouter les blaireaux comme Guéant et Besson, et y associer le faisan agressif et sournois dit Copé, dont on ne connaît pas encore les véritables connexions avec le Droit et avec la Pègre. Pour être complet il nous reste à enfermer dans des clapiers plus ou moins puants différents sous ministres et secrétaires d’Etat, qui ne méritent pas de sortir de l’anonymat. A plume ou à poil, tous ces commensaux et parasites partageront dans quelques mois la même infamie, celle d’avoir fait preuve tout au long de ce quinquennat désastreux, de servilité, de médiocrité et de bassesse intellectuelle.
17:39 Publié dans campagne présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |
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