31.03.2010

Les écolos, demi-sels du savoir...

P1010090(1).JPGJe viens d'entendre Allègre à la radio et j'en suis tout requinqué. Je lui trouve beaucoup de courage et de fermeté d'esprit pour oser affronter la horde barbare des écolos qui croient tout savoir. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne soupçonne même pas l'étendue de son ignorance. Les écolos qui se retranchent derrière "la communauté des scientifiques" pour asseoir leurs postulats sont imperméables au raisonnement scientifique lui même. Une communauté quelle qu'elle soit n'a pas le pouvoir de trancher entre des incertitudes, seules des nouvelles recherches peuvent le faire. Lorsque j'entends Jadot assèner à la radio qu'il y a aujourd'hui  trois cents mille morts dus au réchauffement, il nous prend tout comme Nicolas Hulot et ses semblables, pour des billes. Comme si les zones chaudes et arides n'existaient pas depuis toujours et  les périodes de sécheresse et de famine aussi. Pensons au Sahel des années soixante-dix avec toutes ses images d'enfants morts de faim !

 

Quand Allègre dit qu'une moyenne des températures n'a aucun sens à l'échelle de la planète, je suis à 100% d'accord avec lui. Pour m'être livré avec d'autres à des simulations d'échange d'énergie à l'échelle d'une parcelle irriguée, aux différentes heures de la journée, dans les différents mois de l'année, etc..., on voit trop bien toutes les précautions qu'on doit prendre dans le choix des paramètres et dans les extrapolations nécessaires. Plus l'échelle de simulation s'agrandit plus les zones d'incertitude augmentent et plus les probabilités d'exactitude s'effondrent. Alors pensons à ce qui peut se passer à l'échelon de la terre entière, dans cent ans, en prenant comme critère 2 ou 10°C d'écart sur une notion sans réalité concrète, et donc non mesurable !

 

A l'entendre, il me semblait bien que le champion français du réchauffement Jauzel était plutôt muet sur cet aspect (fondamental) du raisonnement en se contentant de réaffirmer de manière opiniâtre que le CO2 augmente l'effet de serre, que l'homme est responsable de l'accumulation de ce gaz dans l'atmosphère et donc que la planète se réchauffe à cause de lui. Sans jamais faire allusion aux changements dits "naturels" (géologiques et historiques) du climat , ni à la complexité des échanges thermiques à la surface de la terre, via l'atmosphère, un milieu mouvant et changeant s'il en est. Allègre vient de rappeler opportunément que Jauzel n'est pas un spécialiste du climat mais de la chimie des glaces....

 

Plus je réfléchis et plus j'écoute les tenants péremptoires de ces visions millénaristes, plus je finis par me convaincre que nous allons en apprendre de belles sur ce GIEC et sur bon nombre de ces membres, qui sont plus des administratifs et des politiciens que de véritables chercheurs. La recherche scientifique n'avait aucun droit de cité à Copenhague, Dieu merci la Grande Foire Médiatique a tourné en eau de boudin. Ce n'est pas Act'up qui a vaincu le sida mais l'institut Pasteur et ce n'est pas Green Peace qui peut nous éclairer sur l'avenir de notre planète,  mais l'armée invisible des chercheurs s'activant dans le silence de leurs laboratoires et dont on ne parle jamais.

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28.03.2010

La divine surprise des régionales...

régio2010.jpgIl n'y a que les staliniens et les fonctionnaires pour croire qu'un candidat en vaut un autre. Dans une bonne démocratie les militants devraient humblement prier le meilleur d'entre eux de se présenter aux élections. Chez nous les socialistes, mais c'est la même chose chez les autres, c'est le candidat qui fait le forcing pour recevoir l'investiture. Tous les coups sont permis, les plus forts du moment jouent des coudes et des poings pour faire leur chemin, les plus faibles ou les plus hypocrites donnent des signes évidents de servilité en se retournant sur le dos comme les petits chiens dominés de la meute, tout en se gardant bien de brûler leurs vaisseaux inutilement.

Inscrits : 1066849, votants 548560 (51,42%)

Beauvais (gauche) 296126 (57,15%)

Legrand (droite)222018 (42,85%)

 

Cette comédie est particulièrement évidente dans les scrutins de liste : l'investiture en position éligible vaut élection. Il n'est pas nécessaire de savoir parler du peuple ou au peuple, nul besoin de bosser ou d'être clairvoyant ou qualifié, CV inutile,  juste une photo et encore ! Seul impératif : monter dans le wagon accroché à la bonne locomotive et à la bonne place.

 

J'en connais plusieurs qui sont experts dans notre département, à croire qu'ils ont fait leursarmes dans les gares de triage de la politique. Dans cet exercice, critiqué par tout le monde mais largement usité, les militants de base ne servent à rien et moins on leur en dit,  mieux c'est.


Avec quelques autres je me suis battu vainement pour Yveline Druez dont je pensais qu'elle serait utile à YDRUEZ_WEB_WEB.jpgnotre Cotentin (mais elle l'est déjà) . Malgré ses qualités et ses états de service, elle n'a été soutenue par personne dans le parti, sauf dans notre section à la quasi unanimité. Les femmes auraient pu trouver avec elle, une bonne occasion d'être représentées en tête de cette liste départementale, très largement masculine, et  les anti-cumuls des mandats auraient pu y voir une occasion de renouvellement tout en récusant  un sénateur plein de qualités, mais pas vraiment indispensable dans ce rôle . Je vois aujourd'hui s'exprimer dans quelques messages des vérités qui auraient été bonnes à entendre au moment de la confection du petit train régional. Je prends cela pour des larmes de crocodile et de dépit, aucun de ceux qui protestent aujourd'hui n'a levé le petit doigt au bon moment.


Pour finir j'ai voté bien entendu, pour la liste de la gauche solidaire, rose, verte, rouge, sans vraiment savoir quel était son programme, puisque tout cela est dans la marmite politique de Laurent Beauvais. Heureusement que j'ai confiance dans ses qualités de maître coq pour nous servir les tambouilles à venir. Je persiste à penser malgré tout que,  si notre Président sortant n'a pas rebuté les électeurs, loin de là, Nicolas Sarkozy lui, en a réellement dégoûté un certain nombre. Ce qui explique que pour la première fois la Manche a voté à gauche. L'occasion rêvée sans doute de renouveler nos adhérents  et de moderniser le travail de notre parti. Mais c'est une autre histoire, et je doute vraiment que nous  parvenions à mobiliser les forces nécessaires.

 

 

21.03.2010

Les naturopathes

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On pourrait dire que sans l'homme, la nature n'existerait pas...

 

En vieillissant on a des idées fixes, les miennes tournent autour des névrosés du retour à la nature,développant en même temps le syndrome stupide du c'était mieux avant. Les amoureux de la nature qui se prennent  pour des écologistes sont les pires ennemis de l'environnement. Prenez les maisons : sous prétexte d'aimer les prairies ou les plages ils vont planter leurs baraques au beau milieu de ce qui nous reste de vraie campagne. Après cela il faut multiplier les fils électriques, les poteaux, le bitume, les cars scolaires, les bagnoles....

 

Essayez ensuite de les déloger de nos dunes, de nos deltas,de nos bords de rivière, de nos étangs ! L'inondable (comme on dirait l'impensable) doit alors être protégé, et c'est à la collectivité de faire face avec  des digues, des machineries, et des ramparts en tous genres. Pour finir à la fin des fins avec des noyades et des destructions.

 

Nous autres humains, sommes toujours plus nombreux et nous avons sans cesse besoin  de nouvelles surfaces bâties pour notre activité et notre confort. Il faut aménager, urbaniser, rendre toujours plus vivable le monde de demain. Pendant ce temps là,  les mêmes qui se sont mis là où il ne faut pas,  vont plaider pour la décroissance, l'économie d'énergie, le pas de viande, le sans voiture, le moins d'eau et l'installation de la ville à la campagne. Moi je dis que pour faire un monde meilleur, et restaurer, sinon embellir et enrichir notre environnement naturel, il faut beaucoup de science et des quantités d'argent. Comme pour un jardin.

 

Oui, nous devrons faire de notre planète un immense jardin, comme le parc d'un universel château de la vie, où devront être stimulés et protégés les grands équilibres naturels, habitat par habitat, écosystèmes par écosystèmes, forêts polaires, forêts tempérées et forêts équatoriales, océans, lagons, deltas, déserts, montagnes ; fonctions par fonctions, photosynthèse et hétérotrophie, cycle du carbone et cycle de l'azote, vie végétale et vie animale, celle de l'homme tout particulièrement. Cette vie humaine indispensable au déroulement du tout et qui est qu'on le veuille ou non, l'énorme cerise sur le gâteau de l'évolution commandant notre obscur destin.

 

Et parce que l'humanité est cette grosse cerise, elle a le devoir de veiller sur son propre avenir d'abord mais aussi sur les richesses de la création qui l'entourent, richesses diverses, multiples, époustouflantes et indispensables, mais qu'elle est seule capable de mettre en valeur. La démonstration est faite depuis longtemps que la nature livrée à elle même est un impressionnant chaos, suite hasardeuse d'erreurs et de réussites, de destructions et d'éclosions, de disparitions et d'invasions, d'oublis et de miraculeux succès. Seul l'homme est capable de mettre un peu d'intelligence dans tout ça, de classer, de mémoriser, de conserver, de dupliquer ! La civilisation humaine peut entraîner des ravages sur les équilibres naturels , mais elle est aussi la seule à savoir réparer ses erreurs.

 

Alors,  que nos naturopathes cessent de se prendre les pieds dans le tapis et de nous promettre la fin du monde.L'homme doit mener à bien l'impérieux devoir du succès de sa destinée. Il a besoin pour cela de science, toujours plus de science, de génies, toujours plus de génies et de quelques miraculeuses poignées de dollars, qui ne se trouvent pas dit-on "sous les sabots d'un cheval"...La science est une énorme boule de neige que l'humanité pousse centimétre par centimétre à l'assaut des montagnes de l'ignorance. Quand on est contre la science on est contre l'homme.

 

On voit dès aujourd'hui se dessiner une marquetterie de réserves de la vie sauvage , de parcs naturels à protection rapprochée, de Natura 2000 désignées à toutes les attentions, qui préfigurent la nature domestiquée et gérée par notre seule intelligence . En 2100, la nature sera plus belle qu'aujourd'hui ou bien alors l'humanité, ce que je n'ose croire, aura précipité sa propre perte.Quand à la terre sauvage d'avant l'Homme que certains appellent de leurs voeux , il y a bien longtemps qu'elle n'existe plus.

 

Un parc dans les Sorlingues

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16.03.2010

L'important ce n'est pas la rose, c'est le rosier...

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Je suis impressionné par la quantité de vulgarités intellectuelles qui envahit le petit monde audio-visuel de la politique, animé par les experts parisiens de la pensée unique. A tel point que l'abominable Georges Frêche me devient sympatique. Je le trouve même génial. Il est le seul a avoir su percer le monde du silence.

 

Je m'explique . Ces gens bien informés n'arrivent pas à imaginer que le succès socialiste aux régionales est avant tout du au travail des équipes sortantes et de leurs Présidents. C'est prendre les électeurs pour des gogos, car je ne crois pas qu'ils les auraient reconduits aussi massivement, s'ils n'en avaient pas été satisfaits. Modestement, sérieusement ces élus peu connus au plan national, ont pris leur tâche au sérieux. Comme Frêche ils ont appuyé les politiques de développement autour des universités, des transports, de l'environnement.

 

L'exemple de la Basse Normandie est frappant, alors qu'elle a été arrachée à la droite en 2004 à la faveur d'une triangulaire, les électeurs en 2010 ont  placé en tête sans hésiter Laurent Beauvais et son équipe. Le représentant de l'UMP qui n'est quand même pas inconnu, avec une bonne image en milieu rural (un vétérinaire !) est bel et bien dans les choux. On ne peut qu'être d'accord avec Ph. DURON qui note avec satisfaction que la sociologie politique évolue dans notre province à la mode bretonne, même si c'est avec quelque retard.

 

 

Le succès remarquable des socialistes est du à nos valeureux élus locaux, aux maires des villes petites et grandes, aux présidents de conseils généraux et bien sûr aux présidents sortants des régions. Tous inconnus du PAF, ces élus sont bien souvent sur leurs terres des leaders et des relais d'opinion importants. La droite ferait mieux de se taire plutôt que d'affirmer  bêtement  que les régions n'ont pas d'existence politique. Quand à savoir pourquoi on ne gagne pas au niveau national, il est ridicule comme le font beaucoup de commentateurs de laisser croire qu'il s'agit d'une règle. C'était la faute à Jospin en 2002 parce qu'il fut un mauvais candidat et c'est la faute à Sarkosy en 2007 parce qu'il en fut un excellent. Ce dernier fit preuve  à l'occasion des qualités d'un fabuleux camelot, qui commence seulement aujourd'hui à se montrer nu devant les citoyens.

 

Avec un peu de chance, dans les deux années qui viennent, la gauche va sortir de ses bataillons, l'homme ou la femme introuvable aujourd'hui, mais qui peut éclore sans crier gare demain,  à la faveur des combats annoncés. Un héros ou une héroïne qui devra se transcender en associant valeurs intellectuelles et valeurs morales pour élaborer une ligne politique de justice et de progrès tout en déjouant les traquenards tendus par ses ennemis et  plus encore par ses amis. Pour mes enfants et mes petits enfants j'en appelle au miracle et je fais des voeux (pieux ?).

 

 

 

 

 


14.03.2010

Le serpent de mer de la Grande Normandie

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La fusion de la Haute et de la Basse Normandie est un leurre dangereux


Si on en croit les historiens, la Normandie n'a jamais constitué une entité politique homogène. Même du temps de nos célèbres ducs de Normandie, sous Guillaume le Conquérant lui même, la région a été le théâtre de forces centrifugesqui l'ont tiraillée vers les Flandres, vers Paris, vers l'Anjou ou la Bretagne. C'est pour rétablir un équilibre précaire que le Conquérant dota la petite ville de Caen des attributs d'une capitale régionale.

 

La création en 1960 de la Haute et de la Basse Normandie n'a fait que prendre en compte les originalités et les complémentarités des cinq départements normands. A l'est l'Eure et la Seine maritime, foyers d'industrie installés sur une voie d'eau dans laquelle le Grand Paris se déverse jusqu'au Havre. A l'ouest, le Calvados, l'Orne et la Manche, pays de plaines et de bocages riches de leurs productions agricoles céréalières et laitières, baignés par la mer omniprésente et ses activités inféodées, pêche et tourisme.

 

Ce qui fait la force d'un ensemble régional c'est  la vigueur des synergies et le jeu des complémentarités. Dans le cas de la réunion des  deux Normandie on peut prévoir qu'on n'agira ni sur l'un ni sur l'autre. Si on en croit le rapport sur la fusion élaboré par la région : que ce soit sur le plan des personnes ou sur celui des marchandises, chacune des deux régions échange beaucoup plus avec les zones frontalières (Bretagne pour la Basse, Ile de France pour la Haute) qu'avec son autre moitié. On a beaucoup de raisons de penser que sur le plan économique le résultat sera nul. Pensons déjà à l'actuel conflit TGV !

 

Pour se consoler, on pourrait par le changement d'échelle  espérer une rationalisation  administrative qui soit source d'efficacité et d'économie budgétaires. En réalité, le rapport déjà  cité n'y voit qu'un jeu à somme nulle et dans un premier temps de nombreux doublons dont on ne peut prévoir à terme la disparition. En revanche, plusieurs obstacles visibles ou cachés ne manqueront pas de s'opposer à la bonne administration pour des raisons de carrière et d'enjeux de pouvoir en particulier pour choisir  une nouvelle capitale. Pour se débarrasser du problème, les partisans de la fusion font mine de l'ignorer ou de le considérer comme négligeable. Oui mais ...qu'en penseront les cadres administratifs et les usagers qui pourraient bien y trouver à redire ?

 

 

Le plus important reste à dire. Chacun sait que dans toute région on retrouve un centre et une périphérie. (Voir ici même la note : exercice de géométrie sociale) Les périphéries sont toujours bien moins traitées que les centres : en créant des régions plus grandes on renforce encore la puissance des centres et on affaiblit les périphéries, au détriment des usagers. Notre Cotentin est un petit pays périphérique qui restera orphelin tant que Cherbourg ne saura pas reconnaître ses enfants ruraux. En éloignant les centres de décision on affaiblira tous les pays des marges et la démocratie décentralisatrice, la politique proche des gens y perdra une fois de plus. C'est aller contre la modernité  et la liberté émancipatrice des citoyens.

 

On peut m'opposer que face à l'Europe, les deux Normandies sont trop petites, que l'union fait la force et que nous pèserons plus lourd dans l'ensemble national. Sommes nous en guerre ? La force d'une région ne se mesure pas à ses km2 ni au nombre de ses enfants, mais plus probablement  par son PIB. Qui va nous démontrer que la fusion y changera quoique ce soit ?  Bien sûr il faut simplifier le mille feuilles de l'organisation territoriale : alors faisons des intercommunes puissantes, supprimons l'échelon départemental et accordons la compétence générale à la région. Raison de plus pour demeurer dans un périmètre géographique homogène, stable et sécurisé par l'histoire.

 

 

En conclusion je pense que la réunification ne présente aucun intérêt ni pour les usagers, ni pour les acteurs économiques ou administratifs. La seule politique valable est celle de la coopération entre les deux régions au sein d'opérations communes, telle qu'elle est déjà largement envisagée.

L'objectif est de moderniser la décentralisation,  si brillamment mise en œuvre en son temps par Gaston Deferre, pour qu'il en résulte plus d'efficacité et plus de démocratie. Ces questions essentielles pour les citoyens ne doivent pas être expédiées en douce dans les salons feutrés de la capitale !

 

 

 

 

 





 


 



 

06.03.2010

Pourquoi je n'aime pas les écolos...?

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En voilà une question ! Qui donc pourrait être contre la défense  de l'environnement et de la nature ? J'ai moi-même enseigné dans mon université un cours centré sur le concept de la protection de l'environnement comme moteur du développement économique, il y a bientôt quinze ans de cela.

 

 

La plage des Gougins à marée basse


La sauvegarde de notre planète est une ardente obligation si nous voulons que la destinée humaine conserve sa glorieuse évolution, inégalée, exceptionnelle, à tel point que certains en attribuent le moteur à une divine volonté.

 

 

Je n'aime pas les écolos parce qu'ils réunissent le pléthorique parti des ignorants et des pétochards. L'un allant avec l'autre, car rien n'est plus angoissant que l'inconnu, ainsi l'électricité nucléaire assimilée à la bombe d'Hiroshima, ainsi les OGM alliés du grand capital et menaçant la biodiversité, ainsi  le terrible réchauffement climatique, cataclysme hypothétique menaçant le monde entier des pires tragédies !. Zéro morts, zéro maladies, zéro catastrophes en France. Pendant ce temps là les mêmes écolos sont muets sur l'aménagement de nos côtes (50 morts hier*) et pas vraiment actifs sur la modernisation de l'habitat ou le changement des modes de transport. Il est vrai que ces questions ne font peur à personne.


L'humanité ne  progressera pas la peur au ventre. Elle doit être convaincue de son génie,  dont on peut (si on veut) voir chaque jour les manifestations. Le respect des lois de la nature demande de l'ambition, de l'argent et beaucoup d'intelligence. En mélangeant tout pour en faire une menace gobale, les écolos perdent leur crédibilité et ont dans l'opinion une influence négative. Il est grand temps que ces ayatollahs qui  prospérent sur les anathèmes, revoient leurs discours et leurs doctrines, adoptent le sens des nuances et coupent leur mauvais vin d'une bonne dose de recul et d'humour !

 

PS/ Je viens de voir à la télévision l'inénarrable Cavada, député européen, régler son compte à la patate Amflora du haut de sa grandeur niaise.

 

Par ailleurs je lis dans Slate Magazine, cette remarque intéressante à propos de la dernière tempête :

*"c'est une catastrophe survenue dans un pays qui a constitutionnalisé un formidable principe: celui de la «précaution». Ainsi donc, en France, une catastrophe ne pourra plus désormais être qualifiée de «naturelle», même si la formule existe encore dans le langage administratif. Si une catastrophe  survient c'est, par définition, que l'on n'aurait pas tout mis en œuvre pour la prévenir; et donc que le principe de précaution n'aurait pas été mis en œuvre comme il aurait dû l'être. Seul l'écrasement d'une météorite de grande taille sur l'Hexagone sera peut-être, demain, encore considéré comme un phénomène relevant de la catastrophe naturelle.(Slate magazine)

 

 

 

05.03.2010

Bienvenue Fanny !

Fanny_WEB.jpgL'hiver a été long, gris, rude. La terre meurt de froid et d'eau emmagasinés. Même les oiseaux semblent avoir disparu, sauf ce couple de goélands qui a élu domicile dans la prairie de mon Prince du Cotentin. Donald le canard et Chanteclair le petit coq blanc semblent désoeuvrés et déboussolés.



Et puis voilà qu'hier avec l'aide de Sophie ma fille, j'ai adopté une petite nouvelle, une boule de poils craquante, du genre qui rend bêtement sentimental.


J'ai des enfants et des petits enfants et je n'imagine pas que je puisse confondre les bébés d'homme avec un bébé chien, mais l'âge aidant, le gâtisme, le besoin de faire chanter la vie malgré les années entassées me rendent sensible comme une midinette. Cet animal innocent, prénommé Fanny de la lointaine famille des Cotons de Tuléar, à pris pied dans ma maison. En vingt quatre heures il a occupé l'espace et redonné de la vie aux vieux murs qui n'en pouvaient plus de tout ce temps accumulé.


Zelda la chatte tricolore est jalouse, pour le moment elle reste à trois mètres de l'intruse, le poil hérissé, peureuse et méfiante. Mon épouse elle même, rétive à l'idée de prendre en charge la petite nouvelle ne peut s'empêcher de s'attendrir dans mon dos. Je pense que tout cela va s'arranger. Il y a de la place pour tout le monde dans cette maison.

04.03.2010

A un vieil ami

 

Cette note est la centième de ce blog, j'ai voulu fêter l'évènement à ma manière en exhumant un poème que j'avais placé en exergue de ma thèse, comme dédicace à un grand ami, modeste paysan du désert, qui m'a appris la  noblesse des hommes simples, respectueux de leurs semblables, de la nature et de la vie.

 

A Mohamed B., agriculteur de la vallée du M'Zab,

maître en agriculture et en humanité.




Mohamed B. détient beaucoup de secrets simplesjardin_WEB.jpg

et essentiels, mais surtout il sait que

l'homme

modeste, patient et fort,

peut domestiquer les mauvais génies

du désert.

Il peut commander le destin incertain

des graines qui germent,

des boutures qui s'enracinent,

des greffes qui bourgeonnent

et des fleurs qui éclosent.

Il peut rendre obliques les piques verticales

du soleil à midi

et calmer la sarabande des grains de sable

endiablés par un sirocco de juin.

Ne s'arrêtant jamais

il protége le bon grain

et arrache l'ivraie, chasse les moineaux voleurs

et les gerboises gourmandes,

foudroie les chenilles et les pucerons,

les acariens, les noctuelles

et les sauterelles voraces,

tout un petit peuple vil et désobligeant.

Il faut des jours et des jours,

un par un comptés

par la somme des gestes renouvelés

pour que les mauvais génies se lassent

et que le soir offre sa moisson

de légumes et de fruits,

verts ou rouges ou jaunes

comme de l'or.

Alors au plus frais de l'aube

quand commence une nouvelle journée dure

et tranquille

et qu'il fait chanter

l'eau dans les rigoles en n'oubliant

aucune plante, aucun arbre,

rendu allègre par le bonheur de la vie

si simplement présente,

Mohamed B., paysan du M'Zab dit:

"C'est pour le plaisir de Dieu

Grand et Miséricordieux"

 

 

 

02.03.2010

Les belles maisons du bord de mer

la plage à Maltot.jpg

La plage à Maltot

 

Pour son plus grand plaisir, mon âne Tonnerre vit dans un herbage avec vue sur la mer situé au point culminant du village. Maltot est un hameau très ancien, au contact de plusieurs fiefs attestés depuis le Moyen-Age (Le Houguet, Les Salines, Cartot et Maltot). Il n'y a pas une seule construction ancienne sur le bord de mer, ni non plus sur les points hauts : les demeures historiques sont ainsi épargnées par les vents de tempête et par les débordements de marée.

 

Depuis cinquante ans, j'assiste avec fureur à la colonisation rampante du mince cordon dunaire qui marque le trait de côte. Un syndicat agréé des pouvoirs publics s'est constitué pour protéger les occupants indus contre la mer. Traverses de chemin de fer, maçonneries diverses, enrochements ont ainsi transformé nos plages en chantiers, avec des escaliers, des rampes, des caravanes, des mobil homes, des HDL (habitations légères de loisirs). On assiste aujourd'hui impuissants à des tentatives éparses d'habitation permanente, facilitées par l'adduction d'eau et des poteaux téléphoniques peut-être clandestinement électriques. A tel point que j'ai proposé en vain que ce syndicat officiel, présidé par le maire de la commune se transforme en syndicat de Défense du Bord de Mer. On m'a ri au nez.

 

Inutile d'arguer que toutes ces atteintes à notre environnement  étaient contraires aux dispositions de la loi du Littoral. D'ailleurs, une grande majorité des édiles municipaux de droite et de gauche  monte au créneau à chaque occasion pour proclamer haut et fort que cette loi est inapplicable en l'état, poussant partout les feux pour obtenir le droit exorbitant d'accorder des permis de construire à sa discrétion. Les services de l'Etat, grâce à quelques ingénieurs courageux, ont tenu les freins tant bien que mal. Mais dans notre commune le forfait est quasiment irréversible et il est considérable.

 

On a souvent dit pour se dédouaner, que les agressions sur notre côte étaient moins flagrantes qu'ailleurs. Bien sûr en Vendée on a construit dans les polders oubliant  que les levées de terre destinées à protéger des champs étaient tout à fait insuffisantes pour sécuriser des agglomérations, mais on est pas loin d'en faire autant derrière La Longue Rive...Nous voyons aujourd'hui le résultat et mon âne qui a tout le temps de méditer en ce moment, en est tout triste. Moi j'y vois une occasion : celle de rappeler que des conjonctions comme tempête+forte marée+dépression barométrique peuvent se renouveler n'importe où et y produire les mêmes effets qu'à La Rochelle et ses environs. Après le deuil vont venir les inventaires  et les réglements de compte. Avis aux amateurs.

 

Chaque désastre naturel - de Vaison-la-Romaine, en 1992, à Sommières, en 2002, en passant par la baie de Somme en 2001 - est déclenché par une conjonction exceptionnelle de phénomènes climatiques : en l'occurrence, des pluies très abondantes, des vents violents et l'élévation extraordinaire du niveau de la mer due à de très fortes marées. Comme à chaque fois, il y a là une part d'imprévisible. (Le Monde du 2 mars 2010)

Le 4 décembre 2008, lors de l'annonce de son plan de relance, Nicolas Sarkozy déclarait: «Les contraintes liées à l'urbanisme seront temporairement considérablement assouplies.» Le 21 avril 2009, au cours d'un discours sur le Grand Paris, il affirmait toutefois vouloir «rendre constructible les zones inondables pour des bâtiments adaptés à l'environnement et aux risques».

 

 

 


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