04.01.2010

Casse toi pauvre con...

Notre Président a bien prononcé ces paroles. Je pense qu'elles  ne cesseront pas de si tôt d'affecter son image . N'importe qui peut se laisser aller à ces commodités de langage ou plutôt à ces vulgarités d'expression. Hélas le petit Nicolas n'est pas n'importe qui, il est le leader d'un grand pays. D'un pays qui a su souvent, dans l'histoire, trouver des clés pour avancer. Je veux dire par là qu'il a fait progresser la démocratie. La conquête d'une organisation sociale plus juste, plus solidaire et plus démocratique reste d'actualité. On a l'impression que nos leaders politiques d'aujourd'hui, et singulièrement le premier d'entre eux s'en fichent comme d'une guigne, fascinés qu'ils sont par les rapports de force et la reconduction de leurs pouvoirs.

D'évidence, ceux là même qui se trouvent dans le surnageant de notre soupe sociale, n'ont aucun intérêt à changer les choses. Le besoin de progrès est en revanche collectivement ressenti par tous ceux qui sont affectés à la tâche banale du métro-boulot-dodo. Ceux là attendent des paroles d'espoir qui ne viennent pas. Trouver les formules qui rassemblent le peuple autour d'une espérance collective exige bien plus que la verbalisation quotidienne de nos difficultés, comme le fait  le camelot politique qui nous gouverne. Cela suppose une mise en perspective, une profondeur historique et culturelle, des qualités de visionnaire qui ne s'inventent pas dans les fantaisies littéraires des "conseillers" irresponsables, si malins qu'ils soient. 

Les Jaurès, les Blum, les Mendès-France, les de Gaulle, les Miterrand n'avaient pas besoin qu'on leur tienne la main. Ils nourrissaient une conception de la France et des Français qui ne se limitait pas aux illuminations médiatiques et à la fascination du pouvoir. Je fais tous les jours des voeux pour qu'enfin apparaisse dans notre vieux pays qui ne manque pas d'intellectuels, de philosophes et d'artistes en tous genres, l'homme ou la femme qui saura dire les mots qu'il faut, ouvrir les portes qu'il faut, monter les marches qu'il faut, pour que mes enfants et mes petits enfants aient une vie meilleure.

Début janvier, 2010, c'est bien l'époque des voeux non ?

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