01.07.2009
Encore un effort camarades !
Les élections européennes ont été une nouvelle occasion pour les socialistes d’essuyer les quolibets gourmands et faciles des journalistes et de se faire brocarder par tous les beaux esprits. Les responsables de notre campagne électorale ont fait la preuve de leur incompétence, avec des affiches sans message évident et des bulletins de vote invisibles. Dans notre circonscription du nord-ouest, Pargneaux et les autres candidats ne donnaient pas vraiment envie aux socialistes et aux électeurs sympathisants d’aller voter, du moins en Basse Normandie. Après le scrutin, nos militants n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer.
Je n’ai qu’une compassion limitée pour beaucoup d’entre eux, déçus aujourd’hui encore, mais qui ont participé avec violence au Congrès de Reims, à l’élimination de la moitié des forces du Parti. Ils n’avaient qu’un seul mot d’ordre, inavoué mais criant d’évidence : tout sauf Ségolène Royal, alors qu’ils auraient du réclamer l’unité et la synthèse. Ils ont préféré faire de Bayrou un casus belli et du vote à gauche (plus à gauche !) un brevet de vrai socialisme ( ?). On voit le résultat : Mélanchon quitte le Parti et Cohn-Bendit ramasse la mise.
Fin de la séquence. On passe aux régionales. Je m’adresse aux bas-normands. Si une nouvelle fois, on prend les citoyens pour des demeurés, nous aurons un vrai retour de flamme. Celui qui n’a pas compris que la question environnementale est devenue aussi importante que la question sociale n’a rien compris. Le PS, mon Parti, a du pain sur la planche.
Nous devons avoir une position claire sur l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables, nous devons parler des OGM de manière lucide et technique, nous devons donner notre position sur la loi littorale et l’urbanisation rurale, sur l’agriculture biologique, sur les techniques de pêche et les réserves halieutiques, sur la part de la route et du rail dans notre région, sur l’ouverture de nos ports et le rôle de Cherbourg en particulier, nous devons nous exprimer sur l’intercommunalité et le nouveau souffle à donner à la décentralisation et sûrement d’autres choses encore, comme l’hôpital et l’éducation.
Evidemment la liste n’est pas close. Si nous ne faisons pas cet effort intellectuel, militants et élus, de mettre en équipe sur la table, une politique qui ne soit ni celle de la droite libérale, ni celle des écolos sectaires, ni celle doctrinale de l’extrême gauche, mais une ligne juste, soucieuse de l’intérêt général et de la justice sociale, nous ne compterons plus électoralement. Depuis avril 2002 nous sommes parfaits dans les rôles incantatoires, il serait peut-être temps de changer de répertoire et de défendre une ligne politique tournée vers la transformation progressiste du pays. Dans sa motion Benoît Hamon voulait reprendre l'avantage conceptuel sur la droite. Je dis à tous : chiche, allons-y.
Au fait je suggère une nouvelle appellation pour notre vieux parti : le Parti pour le Progrès Ecologique et Social (PPES). Tout simplement. [Je corrige : Parti Européen pour le Progrès Ecologique et Social (PEPES ) : c'est au plus proche de la réalité ! note du 13 juillet 2009 ]
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