04.02.2009

Actuelles 5 - Dimanche à la Mutualité...

Réunion des Secrétaires de Section le 1er février 2009

 

 

 

 

 

Le froid aidant, la réunion de la Mutualité ne semblait pas devoir soulever l’enthousiasme. Malgré tout,  arrivé un peu en retard,  j’ai du patienter pour trouver une place assise. Les militants s’étaient déplacés en nombre. A la tribune la plupart ne sont connus que des spécialistes. On retrouve parmi les anciens Michel Sapin, Harlem Désir, Didier Migaud, Laurence Rossignol et Marylise Lebranchu. Les autres sont des jeunes nouveaux secrétaires nationaux (Bruno Julliard, Mireille Le Corre, Christophe Borgel, Nathalie Perrin). Par deux reprises on laisse du temps pour que des secrétaires de section s’expriment avec des micros dans la salle. L’atmosphère est consensuelle, bien élevée, on évite les questions qui fâchent. Toute la salle applaudit chacun poliment sans cris ni sifflets. L’essentiel tourne autour de la crise et du plan de relance concocté par le Parti. Vers midi Benoît Hamon intervient brièvement par des généralités sonores et bien à gauche. Il est vigoureusement applaudi.

 

Evidemment le clou du spectacle était le discours de clôture de Martine Aubry en fin d’après midi. Martine ne fait pas d’effets de manche, elle parle simplement de choses ordinaires qui préoccupent les gens. Elle rappelle que les Secrétaires de Section ont bien du mérite puisqu’ils restent au cœur du combat tout en se battant pour d’autres qui une fois élus ne renvoient pas forcément l’ascenseur .  Elle soulève l’enthousiasme quand elle dit que le parti  va mettre bon ordre au cumul des mandats (c’est le top de l’audimat). Elle dit également que Sarkozy défigure la République et rappelle la mésaventure du Préfet de la Manche. Mais l’essentiel de son intervention est consacré au Plan de Relance anti-crise.

 

Le plan de relance socialiste a été abondamment commenté et a occupé l’essentiel du contenu des interventions. Nous allons devoir en section le discuter et l’assimiler parce qu’il va constituer notre arme principale d’opposition à la majorité actuelle et à Sarkozy. Nous allons devoir  lui donner une grande publicité et prendre date. Il faut que la droite cesse de dire que nous ne proposons rien. Notre plan comporte une partie importante de soutien à la consommation (une aide de 500 € dès février aux bénéficiaires de la prime pour l’emploi et des minima sociaux, une revalorisation immédiate du SMIG de 3%, une amélioration des indemnité de chômage...). Un volet dont le gouvernement actuel ne veut pas entendre parler.  Si comme on peut le craindre, la crise s’aggrave nous aurons des arguments.

 

Une autre question d’actualité est celle des travaux de la Commission de réorganisation territoriale et des contre-propositions socialistes. Là,  Martine est restée dans le flou bien qu’elle ait du rencontrer Balladur la semaine dernière. A part le refus d’une manipulation du système électoral qui remettrait en cause les majorités de gauche, je n’ai pas entendu de propositions précises. On sent bien aussi que beaucoup de choses restent à régler concernant l’environnement, le nucléaire et l’agriculture que d’aucuns voudraient voir partout biologique. Une dernière question semble en passe d’être réglée : celle de l’Europe. Nous soutenons le « Manifesto » pour une Europe sociale avec un Président de Gauche. Il faut bouter hors Barroso, Berlusconi et Sarkozy tous les trois rassemblés dans le bateau pourri du libéralisme. Beau programme mais en attendant il va falloir ramer ferme.

 

Pour finir Martine Aubry a reçu un accueil chaleureux, mais je me suis demandé si la salle n’en faisait pas un peu trop sur la fin. Il m’a semblé pendant son discours que les manifestations d’approbation étaient un peu trop appuyées pour ne pas avoir été quelque peu préparées et faire oublier l’absence des autres  grands leaders. Les fédérations du Nord et du Pas de Calais sont à une heure de Paris….