15.12.2009
Coup de froid sur la pensée unique

Depuis quelques semaines on assiste à une sourde hésitation des médias pour ce qui concerne le réchauffement climatique. Avec Al Gore, Nicolas Hulot et l'inébranlable Jouzel il était exclu depuis plusieurs mois de mettre en doute le rôle du CO2 dans le phénomène de réchauffement ou même de se poser des questions sur l'origine, la durée et les perspectives de la montée des températures.
Comme scientifique je suis depuis le début heurté par cette volonté d'en faire trop. Les chercheurs climatologues ont laissé sans mot dire ou parfois même encouragé des dérapages stupides de la pensée unique : comme dans Molière, le "poumon vous-dis-je !" le réchauffement est devenu responsable de tous les maux de la terre, de la désertification, de la déforestation, de la montée des eaux, de l'ensablement, de la pluie, de la sécheresse, du chaud et du froid, et de tous les accidents climatiques, qui comme prévu dans les modèles mathématiques ne vont que se multiplier et s'exagérer. Les modèles ont même prévu un refroidissement provisoire de quelques décennies !!!
Saharien pendant 25 ans je sais ce qu'est un désert, un effet de serre et le fonctionnement d'un manteau végétal. J'ai appris toujours au Sahara qu'il y a dix mille ans des troupeaux de boeufs nomadisaient dans des steppes qui nous prouvent que la désertification en ces lieux ne datent pas de la machine à vapeur. Pour finir, j'imagine mal la méthode qui peut permettre aux climatologues de modéliser l'évolution de la température moyenne du globe, mais bon !
J'entends heureusement des scientifiques récalcitrants qui jouent leur petite musique solitaire et sceptique, Allègre, Courtillot, Coppens. J'aurais même tendance à les croire parce que le scepticisme est la qualité essentielle, constitutive des chercheurs. Que dire alors des grosses contre-vérités assénées à coups de slogans et de manifestations organisées par les écologistes militants, Green Peace et les autres ? A la place du ministre Borloo je prendrais soin de mettre un peu d'eau dans le vin de mon lyrisme politique.
L'emballement de la pensée écologique véhicule un goût de fin du monde, sinistre et nihiliste. Je doute sincèrement qu' un tel raisonnement aide l'humanité à trouver son chemin parmi les embûches du futur.
12:48 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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