28.09.2009

Quels candidats pour les élections régionales ?

P1010119.JPG 

Je suis confondu par la cécité et l’entêtement de mes camarades de Parti. On sait bien que dans la Manche la majorité d’entre eux s’est retrouvée derrière Benoît Hamon qui s’est habilement positionné sur le flanc gauche de notre armée mexicaine. Ils ont pu y réfugier leurs certitudes de militants endurcis et surfer sur la langue de bois qui date des années 80. La semaine dernière encore, j’ai entendu les mêmes mots d’ordre et la même autosatisfaction. La  dernière Lettre de l’Avenir n’est qu’une compilation de ces poncifs.

 

Bien que revenant de La Rochelle, ces camarades n’y ont perçu que des encouragements à leurs idées fixes, tous à gauche, rien qu’à gauche, sans trop savoir ce que ça veut dire et à tout hasard. Ils n’ont rien vu des fissures  qui affectent la majorité de Reims. Ils feignent de croire que leur majorité contestée, les mauvaises actions vis à vis des minoritaires (voir ci dessous), l’inertie qui en a résulté jusqu’aux européennes soldées par un désastre,  n’ont pas laissé de traces. Ils ne veulent pas voir que l’événement, ce n’était pas le discours de Martine devant les militants, mais bien son article dans le Monde, la veille.

 

Il faut relire ce message qui montre une première secrétaire contrainte de sortir de son immobilisme et de son attentisme, par un nouveau rapport de forces qui a mis sur le devant de la scène (médiatique donc politique) une idée nouvelle : le Rassemblement écologique, socialiste et démocratique. Je suis absolument convaincu qu’aucune alternance ne peut se construire en dehors de ce rassemblement. Nous en verrons la première preuve aux élections régionales. Le Parti qui portera cette idée du Rassemblement sortira grandi dans l’opinion, celui qui le refusera n’aura plus qu’à s’étioler un peu plus, suivant en cela  la voie pathétique empruntée par Marie Georges Buffet.

 

Modestement j’en appelle à nos instances fédérales. Nous n’avons pas le choix. Ce n’est pas Benoît Hamon, malgré tout le bien que je pense de lui, qui nous fera gagner des voix, mais bien l’esprit d’ouverture que nous serons capables  d’afficher. Alors, que S.T. me pardonne (et j’ai beaucoup d’estime pour son dévouement, son militantisme et son équité) mais ce n’est pas non plus sur son nom que nous réunirons les citoyens. Il faudrait peut-être trouver des candidats plus proches des gens, certes socialistes, mais moins engagés dans l’appareil du Parti, avec du charisme et un esprit neuf. Nous devrions chercher des familliers des problèmes territoriaux ayant l’esprit aiguisé par les responsabilités municipales ou associatives,  habitués au dialogue avec les gens qui ne sont pas de leur avis.

 

Mais c'est peut-être trop demander.

 

 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.