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<title>La lettre du Cotentin - actuelles</title>
<description>commentaires et controverses sur le pays</description>
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<lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 19:01:09 +0100</lastBuildDate>
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<title>L'article de la mort</title>
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<author>noreply@lalettreducotentin.com (MIC MAC)</author>
<category>Actuelles</category>
<category>Chants de Noroît</category>
<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 11:53:20 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3339587&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lalettreducotentin.com/media/02/00/3607029296.jpg&quot; alt=&quot;la mort de Socrate&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #0000ff;&quot;&gt;La mort de Socrate de David&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C’est un bel article&amp;nbsp;! non pas de ces articles de boutiquier, funéraires en l’occurrence,&amp;nbsp; du genre bouquin de marbre avec photo du défunt, ou bien couronne en cuivre ornée&amp;nbsp; de fleurs en porcelaine, non pas&amp;nbsp; non plus, comme on pourrait aussi le penser un article de journal façon épitaphe nécrologique pour disparu célèbre, mais bien celui qui désigne ce moment court et délicat&amp;nbsp; qui vous conduit de vie à trépas. Je me souviens d’avoir prévenu un chirurgien, «&amp;nbsp;votre patient est en train de passer…&amp;nbsp;», je m’étais heureusement trompé, mais j’ai gâché sa croisière au praticien. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;On dit &amp;nbsp;parfois de notre voisin ou de notre arrière grand mère qu’ils ont passé l’arme à gauche, c’est une façon militaire d’envisager les choses. J’ai relevé aussi dans Gilles de Gouberville, qu’il écrivait de son meunier écrasé par sa meule «&amp;nbsp;qu’il labourait aux dernières extrémités&amp;nbsp;», jouant sur le mode agricole et agité qui convenait bien à cette époque. Ces expressions qui désignent le passage terminal, le temps fugace de l’agonie, &amp;nbsp;ont un charme fou, et réjouissent les poètes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je n’éprouve aucune hâte ni empressement pour l‘issue fatale et si je souhaite qu’elle advienne (car je ne saurais m’y opposer) c’est bien le plus tard possible, après avoir épuisé tous les recours raisonnables. Ce n’est pas une raison pour laisser aller les choses à vau-l’eau et pour se laisser embarquer sans préparation.&amp;nbsp; Il s’agit d’ une expérience unique, sans itération possible. Le ressenti est sur l’instant définitif et indiscutable. Il faut donc convenir que si on veut rendre son dernier souffle avec un minimum de confort, il faut y penser avant, &amp;nbsp;comme disent les motards de la police aux chauffards qui refusent de payer leurs contraventions.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le temps paraît révolu ou l’article de la mort s’accompagnait pour le moribond d’insupportables souffrances. On ne laboure plus aux dernières extrémités. Aujourd’hui il faut compter avec la morphine et diverses substances. Le mourant s’endort. J’essaie d’imaginer cet instant précis où on emprunte un long corridor, que je verrais bien comme un couloir d’hôpital, celui qu’on parcourt dans certains sous-sols pour se rendre&amp;nbsp; au bloc. Il y a des avantages&amp;nbsp;:&amp;nbsp; vous n’avez ni le bruit du chariot ni la face hilare du brancardier qui drague les infirmières au passage. Croyez moi les brancardiers sont des bellâtres musclés qui plaisent aux dames. Il n’y a pas de portes latérales dans ces sombres coulisses, pas d’échappatoires, seulement une porte définitive, qui barre le bout de la coursive et que vous voyez se rapprocher avec une certaine curiosité, peut-être aussi avec un mélange de terreur et de fatalisme.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je suppose que ce sont dans ces derniers instants que vous lâchez la rampe, engourdi par le silence ouaté à travers lequel vous parviennent &amp;nbsp;quelques notes de musique séraphique et des mots d’amour glamours, arrivant de très loin, murmurés par quelqu’un qui vous aime. Pour le coup, vous n’avez plus rien à faire, le couloir est en pente, vous vous laissez glisser par consentement à la pesanteur et à l’irrémédiable. Il vous est impossible de vous retourner et de remonter au point de départ. Vous vivez vos derniers instants d’homme entier. Car de toute évidence, dès que vous passez&amp;nbsp; la porte du fond, vous rendez l’âme. Par quel déchirement ou quel décollement&amp;nbsp;? nul ne le sait. Ce qui se passe derrière cette porte blindée est un irritant miracle, aussi funeste soit-il. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Quelques instants plus tôt, on vous a changé de chambre car les personnels de santé ont vu sur vous les griffures de néant. Il n’est pas nécessaire de faire peur à votre voisin de lit. La mort des autres est déprimante, beaucoup plus que votre propre mort qui est la solution, longtemps interrogée, &amp;nbsp;d’une énigme qui dure depuis votre naissance. Rien ne doit devoir entraver le déroulement du mystère, qui est une affaire toute personnelle, à vrai dire. Quelques minutes, quelques heures plus tard, vous aurez rendu votre dernier souffle. Dans cet ultime moment, &amp;nbsp;il y a donc bien deux notions, celle du passage d’un état à l’autre et celle du dernier soupir expiré&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J’imagine que le changement d’état est une sublimation&amp;nbsp; identique au passage de la glace à la vapeur,&amp;nbsp; vous passez de vif à mort, directement, sans phrases. Vous êtes encore chaud et subrepticement vous sentez une sorte d’ankylose, qui annonçe la raideur cadavérique, l’immobilité, la froideur, l’absence de sentiments. Vous vous retrouvez finalement,&amp;nbsp; sans y avoir vraiment consenti, entre les mains d’improbables thanatopracteurs qui vous donnent bonne figure en adoucissant votre sourire et en ajoutant un peu de couleur à vos joues, que le sang a désertées. Vous êtes là sans y être, &amp;nbsp;puisque vous ne comprenez rien à la situation, même si vos proches ou vos voisins viennent jeter un œil et font comme si. Ils parlent bas. On vous respecte infiniment plus mort, &amp;nbsp;que vivant.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ainsi confortablement installé dans votre alvéole funéraire, sagement enveloppé dans votre linceul et les mains jointes, il faut bien avouer qu’il vous manque quelque chose, puisque vous avez rendu l’âme. Et ça c’est quand même le coeur du problême ! &amp;nbsp;le crash s’est déroulé au moment ou la porte blindée du fond s’est ouverte devant vous &amp;nbsp;et s’est refermée dans votre dos. Bon&amp;nbsp;! soyons francs, &amp;nbsp;personne n’a vu s’envoler un dernier souffle : si il existe, &amp;nbsp;il est incolore et inodore, absolument silencieux et se déplace comme un esprit. Justement&amp;nbsp;! Nous y sommes&amp;nbsp;! ce qui s’est envolé derrière la grande porte c’est votre incoercible esprit, brutalement libéré, envolé,&amp;nbsp; qui a choisi ce moment difficile pour vous abandonner sans retour possible. Vous l'aviez cultivé rebelle et il vous le rend bien en s'éclipsant sans aucun regret.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Vous ne pouvez plus ni sourire, ni pleurer, ni vous poser des questions, ni taquiner vos petits enfants. C’est tout à fait ça,&amp;nbsp; le vrai malheur. François Mitterrand a mystifié son monde en disant qu’il croyait aux forces de l’esprit qui &amp;nbsp;s’éternisaient après le grand saut. Je suis comme lui, &amp;nbsp;je crois très fort à ces &amp;nbsp;forces là. Je&amp;nbsp; suis même convaincu que ce sont les seules qui vaillent et que ce sont elles &amp;nbsp;qui nous mènent au plus loin dans les manufactures de l’humanité. Mais que diable, évitons les conte-sens, il s'agit des forces de la vie, pas de celles de la mort. &amp;nbsp;Les forces de l’esprit sont&amp;nbsp; malheureusement celles qui vous abandonnent quand vous cassez votre pipe. L’esprit des morts lui, n'existe que dans le souvenir des vivants. On le voit planer dans les cimetières silencieux par les beaux matins de décembre, comme ces&amp;nbsp; nappes&amp;nbsp; de brume légère et impalpable qui survivent aux nuits glaciales des longs hivers qui s'annoncent.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les forts en gueule</title>
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<author>noreply@lalettreducotentin.com (MIC MAC)</author>
<category>Actuelles</category>
<category>écologie</category>
<category>polémique</category>
<category>politique</category>
<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 11:01:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3293366&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lalettreducotentin.com/media/01/01/3156619445.jpg&quot; alt=&quot;-eva-joly-et-jose-bove-lors.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;A défaut d’avoir la cote dans les sondages, les Verts font un tabac dans les médias et ça paye. La stratégie de communication des Verts n’a rien à envier à celle de la femme Le Pen ou à celle du camelot du Front de Gauche . Pour la plus grande joie des éditorialistes,&amp;nbsp; ainsi &amp;nbsp; assurés de trouver du souffle pour les clairons de la polémique et de la controverse, les extrêmistes pallient à leur marginalité par l'outrance. D’ailleurs la droite gouvernementale se laisse aller avec délices aux mêmes absurdités. Rejetée par le pays, la «&amp;nbsp;majorité&amp;nbsp;» essaie de se refaire une santé sur le dos du candidat de la gauche aux Présidentielles.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;On a vu avec quel succès populaire François Hollande a été désigné par le suffrage pour défendre nos couleurs et battre Sarkozy. Ses adversaires, jaloux d’une telle aura en profitent pour tenter de tirer quelques marrons médiatiques en pratiquant l’amalgame et la caricature. Que la droite utilise ces méthodes, on pouvait le prévoir et s’y être préparé. Quand ce sont nos futurs alliés de la gauche, on peut s’étonner de les voir s’évertuer à couler l’embarcation qui doit nous mener au pouvoir. Mélanchon pourrait bien construire son propre naufrage avec son pédalo imbécile et Green Peace en sera peut-être réduit à&amp;nbsp; attaquer au Zodiac les pétroliers qu'il&amp;nbsp; aura contribué à réarmer&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt; en sabotant bien trop tôt&amp;nbsp; notre industrie nucléaire.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;J’ai écouté Eva, le clown triste des Verts, ce matin sur France Inter. Elle manie la casuistique, la litote et le mensonge avec un aplomb incroyable. Dans sa bouche,&amp;nbsp; les centrales à charbon deviennent des&amp;nbsp; sources d’énergie modèles, pourvu qu’elles soient allemandes. Il n’est pas question de comparer les rejets de CO2 allemands à ceux des français&amp;nbsp;! ni des risques énergétiques que la précipitation des Grunen font courir outre-rhin. Le seul viatique de la critique des Socialistes et&amp;nbsp; de leur candidat, &amp;nbsp;doit suffire à la faire remonter dans les sondages pense-t-elle.&amp;nbsp; Haro sur le Hollande ! Allons-y&amp;nbsp;! La Duflot en rajoute et Bendix y va de son coup de pied de l’âne. Hollande se Ségolénise&amp;nbsp;! autant dire que le Rouquin lui prédit la défaite.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Je vois dans cette confluence des critiques, des mots d’oiseau et des insultes un aveu de faiblesse politique et une&amp;nbsp; preuve du mépris envers les citoyens ordinaires, en particulier envers les millions de gens qui soutiennent François Hollande. Si j’enrage et si je m’irrite de ces outrances qui abaissent le niveau de la réflexion,&amp;nbsp; il me suffit de quelques instants pour retrouver mon calme. Les gens ordinaires ne sont pas dupes des tours de passe-passe de ces coupe-jarret politiciens. FH se doit de garder son sang-froid et de respecter son calendrier. Il n’a aucun intérêt à se mêler à la compétition ridicule dans&amp;nbsp; laquelle s'abîment ses adversaires.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Il n’y a aucune urgence à faire un accord avec les écolos qui se déconsidèrent chaque jour un peu plus avec l'EPR, un soi-disant&amp;nbsp; accident industriel&amp;nbsp; qui est en passe de devenir leur tombeau politique. Il n’y a pas non plus à se précipiter pour expliquer à l’UMP les plans économiques qui mûrissent actuellement dans nos cartons. Chaque semaine qui passe change la donne et rend caducs les projets de la veille. La droite ferait bien mieux de réfléchir à ses propres priorités et à ses responsabilités d’aujourd’hui, &amp;nbsp;qui sont immenses. Comment va-t-elle justifier face au pays les 500 milliards de dettes qu’elle a accumulés pendant la législature Sarkozy&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Notre candidat n’a donc pas à rentrer dans le jeu brouillon de ses adversaires de tous bords. Il doit garder son calme et donner l’impression de la force tranquille dont on a connu le succès avec Miterrand. Il se doit de rassurer et de sécuriser nos concitoyens et surtout nos acteurs économiques, ouvriers et patrons. Le vainqueur de cette histoire&amp;nbsp; sera celui qui rétablira la confiance dans le pays&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt; au mlieu de cette tempête économique et financière&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;. Ce ne sera sûrement pas une affaire de bande dessinée ou de petites phrases, mais de travail,&amp;nbsp; d'études et de concertation.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt; François Hollande l'a déclaré dès l'annonce de sa candidature il sera&amp;nbsp; le Président qui&amp;nbsp; redonnera&amp;nbsp; la confiance et l'espoir aux Françaises et aux Français qui ne demandent qu'à travailler et vivre en paix.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Que sont nos révolutions devenues ?</title>
<link>http://www.lalettreducotentin.com/archive/2011/11/08/que-sont-nos-revolutions-devenues.html</link>
<author>noreply@lalettreducotentin.com (MIC MAC)</author>
<category>Actuelles</category>
<category>histoire</category>
<category>polémique</category>
<category>politique</category>
<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 12:30:00 +0100</pubDate>
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&lt;h1&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3282803&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lalettreducotentin.com/media/01/02/299067675.jpg&quot; alt=&quot;revolutions.jpg&quot; width=&quot;407&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;Que nous avons de si près tenues...&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La crise de la dette tourne au psychodrame planétaire. Je ne sais comment, &amp;nbsp;par quel miracle, par quel ultime tour de bonneteau (qui faisait autrefois la joie des gogos), une bande restreinte d’avocats ou d’experts, je ne sais trop, s’est mise en position de multiplier les pains comme Jésus-Christ lui-même. Sauf qu’en fait de petits pains, il s’agit de dettes. Un tour de magie facile, une saynète à l’antique qu’on peut ainsi résumer&amp;nbsp;: &amp;nbsp;«&amp;nbsp;Nous les Agents des Agences considérons que vous aurez le plus grand mal à rembourser vos dettes et Déclarons &amp;nbsp;en conséquence que &amp;nbsp;Nous dégradons votre note. L’argent que vous allez emprunter pour rembourser va vous coûter plus cher. Il vous faudra donc emprunter plus pour payer. Votre dette va malheureusement grimper&amp;nbsp; et votre note va vous ranger parmi les cancres. Vous êtes faits. La bourse ou la vie&amp;nbsp;?&quot;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le peuple qui n’en peut mais,&amp;nbsp; n'a plus qu'à répondre&amp;nbsp; ce qu’on répond aux usuriers habituellement. Prenez ma vie. Je n’ai plus un sou. Ma maison est vide. Je suis au chômage, ma femme fait le tapin, mes enfants sont sans travail, ma mère est Alzheimer, mon frère a le cancer, mon cousin est en prison . Je ne peux rien payer de vos taxes et de vos impôts. Envoyez les huissiers, les hallebardiers, les garde-chiourme. Le savetier vient de comprendre que le financier n’est qu’un bandit armé jusqu’aux dents &amp;nbsp;et que rien ne sert de résister. Il vaut mieux prendre le maquis. Voilà le tour pendable qu’ont joué ces messieurs aux Grecs et qu’ils s’apprêtent à répéter avec d’autres. Obama devant et les petits bonshommes qui s’abritent derrière, ne font qu’anoner ce qu’énoncent les as du triple A. Les partisans du libéralisme thatchérien sont tous d’accord. Ils laissent au peuple le choix de la couleur de la corde pour se pendre et ils ont un dogme inébranlable&amp;nbsp;: le seul équilibre qui vaille est celui des marchés financiers.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le premier béotien venu comprend pourtant que cette voie est sans issue. A toujours siphonner les richesses dans les mêmes poches on finit par stériliser les capitaux qui disparaissent dans le puits sans fond des dépenses somptuaires et improductives. Le résultat est l’installation du chômage, le véritable cancer de nos sociétés. Les nantis considèrent que tous ces sans-emploi sont des fainéants et des&amp;nbsp; parasites qui vivent à leurs dépens. Pas question de supporter ces assistés.&amp;nbsp; Si nous souffrons du chômage disent-ils, c’est qu’on paye trop d’impôts. Supprimons les taxes et les droits et nous allons investir pour vous sortir de là. Et qui va payer l’Armée&amp;nbsp;? la Justice&amp;nbsp;? l’Ecole et les Hôpitaux&amp;nbsp;? La dette&amp;nbsp;! A la fin du parcours on emprunte sur les marchés spéculatifs. Et le noeud de la corde se resserre. &amp;nbsp;Toujours le bonneteau.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J’ai bien compris que les riches s’inquiètent du remue-ménage que cela provoque. On voit des indignés s’installer un peu partout. Il faut stopper cette gangrène. Les Messieurs &amp;nbsp;rêvent donc de limiter l’abcès aux rives du Parthénon, pour conserver leurs comptes en banque intacts, &amp;nbsp;aux Caïman, à Jersey, en Suisse et dans plein de petits endroits à l’abri de la vindicte populaire. Mais voilà que déjà des relents infectieux&amp;nbsp; s’échappent de la botte italienne et qu’on ne sait pas très bien jusqu’à quel point les Espagnols et les Français vont avaler la pilule censée les sauver. Berlusconi sent le vent du boulet. Il se pourrait que la septicémie &amp;nbsp;ou le scepticisme comme vous voulez, s’installent pour de bon. Les cochons payeurs risquent de renâcler, de grogner, de dissimuler, de faire du noir, de se détourner de la morale civique.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Malgré leurs diplômes et leurs prestigieux CV, tous ces champions du triple A sont des ânes. Il y a bien longtemps déjà qu’un ami, qui sortait lui-même de là, me répétait&amp;nbsp;: si tu veux couler une boite donne là à un polytechnicien. Nous y sommes et&amp;nbsp; les financiers n’y voient pas plus loin que leur nez. Leurs plans sont toujours à courte vue, mono clonaux, mono factoriels, transposés sans nuances aux intérêts immédiats d’une seule catégorie de population, celle des possédants et des rentiers. Ils oublient que pour rembourser les dettes, il faut d’abord du travail et du travail partagé, utile, solvable, bénéfique.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nos dettes sont sociales et seules la société peut les rembourser. Il faut d’abord que les jeux financiers soient revus et corrigés par nos démocraties politiques. Pour avoir trop longtemps laissé la bride sur le cou aux prédateurs de l’économie dérégulée, nous en sommes arrivés à un point d’éclatement, de rupture. Une vraie celle-là. Tôt ou tard les indignés vont finir par comprendre que le remède est entre leurs mains, que c’est à eux d’inventer les solutions, de choisir les voies et les moyens d’y parvenir. Il faut un vrai pouvoir politique indépendant de la Haute Finance et des hordes de prédateurs. Un pouvoir qui fasse peur aux profiteurs de la dérégulation.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il n’y a pas d’hommes ni de partis providentiels. Rien de tout cuit ne peut nous sortir de là. François Hollande lui-même, mon héros, mon préféré, ne pourra rien du tout, &amp;nbsp;si le peuple ne prend pas lui-même la cause, Notre Cause en main. Je le dis tout net aux adeptes du camping sur les &amp;nbsp;places publiques qu’ils vont devoir faire autre chose&amp;nbsp;que de la com. A eux de bosser, de réfléchir, de proposer des pistes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Les jeunes d’aujourd’hui, la génération Internet, &amp;nbsp;ne peuvent se satisfaire &amp;nbsp;du Faceboock et du Twitter. Ils doivent &amp;nbsp;d’urgence se lancer dans l’action démocratique pour la justice et l’équité. Les lieux et les moyens existent pour se faire comprendre et entendre, ce sont nos vieux partis politiques, qui sont devenus vieux parce que les jeunes les boudent depuis trop longtemps. Tout décriés qu’ils soient les Partis politiques &amp;nbsp;sont la seule issue honorable à l’action civique. La nouvelle génération doit en venir aux vrais combats. A moins qu’elle ne préfère en toute naïveté redécouvrir le fil à couper le beurre, refaire mai 68, le Front Populaire, La Commune, 1789&amp;nbsp;? Des fois, &amp;nbsp;je vous jure,&amp;nbsp; on aimerait voir ça, pour qu’enfin ça change.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Au Royaume des Allongés</title>
<link>http://www.lalettreducotentin.com/archive/2011/11/02/au-royaume-des-allonges.html</link>
<author>noreply@lalettreducotentin.com (MIC MAC)</author>
<category>Actuelles</category>
<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 10:46:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3272830&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lalettreducotentin.com/media/02/02/1584190686.jpg&quot; alt=&quot;cimetière.jpg&quot; /&gt;La douceur du temps, la lumière sur la mer et les ors de la forêt d’automne nous illuminent. On se dit qu’il ne va pas être trop dur de rentrer dans l’hiver. En tout cas la météo nous offre un répit bienvenu. C’est que la Toussaint est chaque année&amp;nbsp; une porte bien froide pour rentrer dans le Royaume des Allongés. Je ne sais pas ce que vous en pensez, &amp;nbsp;mais les étalages de chrysanthèmes et de cyclamens ne font rien pour me remonter le moral. Une impression de déjà vu. L’image d’un rituel. Et moi je suis réticent à toute sorte d’habitude ou de convention. J’ai toujours cherché mon salut dans l’inédit, dans la remise en question de la pensée unique et dans l’examen sans concession &amp;nbsp;des comportements routiniers. C’est sans doute pour ça que je me sens pas à l’aise dans les migrations des multitudes, que ce soient les cérémonies funéraires ou les matchs de football. &amp;nbsp;Quand on est plus de deux… chantait Brassens.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il n’empêche. Penser aux morts nous procure une sensation vertigineuse. Un impressionnant raccourci du temps. Mon père par exemple, que je n’ai jamais connu, qui ne m’a donc laissé aucun souvenir, ni de sa voix, ni de son regard et qui est mort quand il était encore un gamin, seul ou presque, dans le froid de la guerre, a joué un rôle dans ma vie absolument considérable, juste par son absence. Voilà un mort qui a eu une influence démesurée, en creux. Est-ce que cela veut dire que ma petite enfance était tout juste pleine de trous comme un gruyère mal préparé et que personne ne pouvait les combler&amp;nbsp;? Aujourd’hui du haut de mon troisième âge, j’en suis convaincu.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce qui ne veut pas dire que mon père vivant eût été le baume à tous mes manques. Il serait peut-être devenu la source de désagréments et de mystifications encore plus difficiles à résoudre. Sa simple mort, survenue avec l’auréole du «&amp;nbsp;Mort pour la France&amp;nbsp;» inscrite pour de bon sur le Monument aux Morts, était quoiqu’on dise une sorte d’équation simpliste, banale à souhait, bien que très affligeante pour ses proches et surtout pour lui. Aristide mérite donc bien son chrysanthème annuel.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;A part ce mort tout à fait particulier qui m’a considérablement dérangé par le vide qu’il m’a laissé, il y a toute une cohorte d’allongés à qui je suis redevable de mes heurs et malheurs. Ma grand mère, mon grand père, ma mère, mes oncles et mes tantes ont tous ensemble tissé le cocon familial qui m’a offert mes premières galoches et m’ont coiffé de mes premiers chapeaux. Ils sont tous couchés au même endroit à vingt toises de la rivière. Un peu plus tard, mes professeurs, à l’adolescence, m’ont infligé plus de peur que d’admiration, en général. Les plus belles m’ont fait rêver, les plus originaux m’ont fait rigoler, tous ont réussi à me faire apprendre des bribes. Ils sont maintenant alignés, tous ou presque au champ d’honneur de l’éducation.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Par la suite, m’asseoir sur les bancs de l’Université fut le plus grand&amp;nbsp; honneur de ma vie. J’avais un respect sans bornes pour les Maîtres qui officiaient dans les amphis. Leur autorité suffisait à m’obliger&amp;nbsp; à bûcher et à mémoriser. J’avais la vague conscience que je passais d’un monde dans un autre et que les &lt;em&gt;caches&lt;/em&gt; (= chemin creux) de mon bocage natal débouchaient sur &amp;nbsp;la pensée, le savoir et donc la liberté. En entrant moi-même dans le sérail fantassin de la science, il m’a bien fallu déchanter, j’étais entouré de Trissotins minuscules, dont bien peu pouvaient me secourir. J’ai trouvé des naïfs, des ambitieux, des m’as-tu-vu, quelques modestes, pas de génies. Paix à leurs âmes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;A ce stade de mes souvenirs tournés vers le Panthéon de mes allongés personnels, je dois faire une place à Bill, venu de l’autre côté des Amériques, de Berkeley pour tout dire. Celui-là, bien qu’alcoolique et âgé m’a tout appris de la sûreté et de la rigueur du raisonnement. Bill était un immense professeur connu du monde entier pour des travaux de biologie. En quelques semaines, sans qu’on se le dise, nous avons développé une amitié durable en travaillant de concert sur nos champs d’observation. Nous ne parlions pas la même langue et pourtant il m’a appris la valeur d’un mot. Nous n’avions pas la même expérience et il m’a appris le poids d’un fait. Avec lui le monde m’est devenu intelligible. Bravo Bill (Prof. W. Snyder), dors en paix, souviens toi des bouteilles de Johny Walker, black label que nous avons vidées ensemble, en si belle intelligence&amp;nbsp;! Rêves-tu encore de cette indienne nue qui dansait sur le comptoir&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Et pour finir, je ne peux pas laisser dormir ceux de mes collègues qui ont lâché la rampe mal à propos, avant moi, alors qu’ils étaient plus jeunes. Patrice avec lequel j’ai partagé vingt ans d’aventures sahariennes et de substantielles navigations et le dernier compagnon, il y a tout juste un mois, Gérard le grand barde breton, qui fut le soutien et la consolation de ma réintégration dans l’Université française. Voilà deux disparus qui demeurent présents à chaque instant, vivants, positifs, debout, avec leur rire et leur humour, débordants de sève et de vitalité. Ils sont&amp;nbsp; deux vrais grands arbres de ma forêt personnelle, dans laquelle je me promène sans cesse, le sourire aux lèvres.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La Toussaint et le soleil permettent de penser aux morts avec une sorte de gaieté gourmande. Ceux là au moins ont franchi la grande barrière, ils n’ont plus de souci à se faire. Ils connaissent tout de la vie. Mon frère aussi, il a déjà du oublier le froid du passage à trépas. Mais moi, il me reste tout à apprendre. Tout d’un coup je me sens le petit jeunot de la bande, celui qui ne sait rien. Malgré mes efforts, j’éprouve &amp;nbsp;beaucoup de difficultés à soulever le petit coin du voile noir derrière lequel s’ouvre le four funéraire. J’imagine que dans le meilleur des cas, &amp;nbsp;c’est comme de prendre un coup sur la tête ou bien de s’endormir et d’oublier de se réveiller. En homme d’action je me dis&amp;nbsp;qu’ il faut le voir pour le croire. Attendons.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Autodafé de comédie</title>
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<author>noreply@lalettreducotentin.com (MIC MAC)</author>
<category>Actuelles</category>
<category>polémique</category>
<category>politique</category>
<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 11:36:26 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3206071&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lalettreducotentin.com/media/01/01/157252772.jpg&quot; alt=&quot;dskchazalchainetelevision_01.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Avec DSK, une troisième tour s’effondre, celle de l’esprit. Nous venons d’assister à un autodafé falsifié de l’âme et du cœur. La journaliste servile nous a gratifiés du spectacle indigne d'une&amp;nbsp; vérité faussée et tordue, contrainte de se glisser dans les draps de&amp;nbsp; l’autocrate poussif du FMI. Ces deux là ont allumé un incendie brutal de nos sentiments et de nos valeurs. Finalement, par son excès d’arrogance, &amp;nbsp;l’ange déchu a explosé en plein vol dans le tourbillon amer des cendres de la confiance bafouée et des espoirs déçus et ridiculisés des socialistes. Pour lesquels pas un mot n’a été prononcé. DSK à l’évidence n’était pas un homme de gauche, il était seulement le héraut providentiel et mal embouché d’un clan. Ce personnage, fabriqué par les apprentis sorciers de la communication, &amp;nbsp;est à présent condamné à retourner dans ses quartiers d’origine. Je veux parler des coulisses du théâtre d’ombres manipulé par des élites autoproclamées.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Vider les écuries !</title>
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<author>noreply@lalettreducotentin.com (MIC MAC)</author>
<category>Actuelles</category>
<category>polémique</category>
<category>politique</category>
<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 11:23:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3201680&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lalettreducotentin.com/media/02/01/925916330.jpg&quot; alt=&quot;takieddine,balladur,politiciens véreux&quot; width=&quot;342&quot; height=&quot;380&quot; /&gt;Travail d’Hercule en vérité, mais il &amp;nbsp;est temps. Le mal atteint le cœur de la République. On sait maintenant d’où viennent les beaux yachts et les villas de la Côte. Ils sont les fruits empoisonnés du trafic de drogue, du chantage, de la corruption municipale, de la concussion régionale et nationale, des malversations ordinaires et des exactions interlopes. Toutes activités illicites ou criminelles qu’on doit aux mafias napolitaines et calabraises, aux bandits corses, aux rois Nègres, à la nomenklatura russe,&amp;nbsp; aux gangs moyen-orientaux et aux affairistes cosmopolites qui&amp;nbsp; s’approvisionnent sans retenue sur le grand marché véreux des hommes de paille politiques.&amp;nbsp;Du crime ordinaire de la bande à Bonnot aux mallettes de billets de nos ripoux institutionnels, il y a une continuité.&amp;nbsp; Le truand Takieddine ,&amp;nbsp; en passant par les bons soins de Sarkozy (notre Président&amp;nbsp;!) conduit directement aux bureaux feutrés de Balladur&amp;nbsp;; de même l’avocat marron Bourgi dépose ses liasses aux pieds du sabreur Villepin et du malheureux vieillard amnésique Chirac. Et encore nous ne savons presque rien, peut-être même ne voulons-nous pas savoir,&amp;nbsp; à cause de la honte qui nous envahit. La porte sur les malversations est seulement entrouverte.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Le mal remonte à trente ou quarante ans avec les chasses au gros de&amp;nbsp; Giscard et les chasses à courre de Grossouvre. Les vannes ont définitivement lâché avec Tapie, le roi des tricheurs qu’un certain peuple&amp;nbsp; a porté aux nues en son temps. On voit le résultat&amp;nbsp;: pour prix de son amoralité on lui verse des millions&amp;nbsp;! On voit le petit télégraphiste Woerth, modeste imitateur, vendre des légions d’honneur et payer pour une embauche, on voit des procureurs véreux manipuler des enquêtes, des Papa Falcone faire du trafic d’armes et des Pasqua acheter des casinos. Il semble qu’il n’y ait plus de limites aux turpitudes malhonnêtes, au commerce d’influence, au mélange des genres et à la détérioration civique de nos politiciens. Même Guérini, élu socialiste, se livre au brigandage avec son frère et ses consorts.&amp;nbsp; Le Sénat notre grande assemblée, finit par devenir le nid suspect des passe-droit et des entourloupes illégales tout en dissimulant sa pelote, repue d’avantages de toute nature. On voit même le sinistre Servier marchand de médicaments décoré en haut lieu, devenir marchand de mort et &amp;nbsp;sombrer dans le crime par insatiable cupidité&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Pendant ce temps, il y a des hommes en costards sombres imperturbables qui osent nous dire que nous sommes ruinés, que les citoyens se sont octroyé des avantages indus, qu’ils fraudent à la sécu, qu’ils abusent de leurs indemnités de chômage et qu’ils font tout pour échapper à l’impôt. Nous les petits profiteurs, nous avons mis L’Etat en faillite&amp;nbsp;! Les finances sont déliquescentes et les traders vont&amp;nbsp; nous dévorer tous vivants, car ils ont décidé que nos bons du Trésor ne valaient plus un rond. Il va nous falloir payer des taux usuraires pour survivre. Nous retournons&amp;nbsp; au Moyen-Age. Nous sommes repartis dix siècles en arrière. Les nouveaux serfs vont marcher cul nu et rembourser des taxes et encore des taxes, sur le pain, sur l’aspirine, sur le pinard, sur la belote, sur les courses de chevaux et sur le bois de chauffage. On va décréter le retour à la gabelle. Demain il n’y aura plus d’école pour nos petits et nous, les vieux séniles et grincheux nous allons nous ruiner pour nous faire descendre dans notre caveau , sans fleurs ni musique.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Halte&amp;nbsp;! On sait qui va là, &amp;nbsp;avec les liasses de dollars dans les poches&amp;nbsp;! on sait qui tient les combinaisons de nos coffres&amp;nbsp;! on sait qui baise les femmes de la haute, où même les femmes de ménage dans les hôtels de luxe&amp;nbsp;! on sait qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes&amp;nbsp;! Il faut tirer à vue sans sommations,&amp;nbsp; inutiles désormais. Il faut fermer ces lupanars lubriques de la haute finance et de la démocratie affairiste et putride. On sait bien que la droite aime les chefs et qu’elle préfère les riches aux pauvres. Les belles villas sont tranquilles alors que les gredins grouillent dans les banlieues affirme-t-elle&amp;nbsp;! &amp;nbsp;C’est son droit, mais visiblement cela fait trop longtemps que les mêmes sont au pouvoir. Sarkozy nous avait prévenus&amp;nbsp;: il serait un Président décomplexé qui puise à pleines mains dans les avantages du pouvoir. Il a appris par cœur les ruses de Machiavel et s’est imaginé &amp;nbsp;dans la peau du Prince tout puissant.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Il faut un coup d’arrêt. Il faut changer d’équipes maintenant, il faut virer les voyous et ceux qui leur servent de paravent. Voter Hollande n’est plus une opinion, c’est une croisade. Nous allons le porter au pouvoir avec 80% de majorité qui lui donneront des ailes pour la grande lessive. Aujourd’hui,&amp;nbsp; les jours du petit Parrain sont comptés. Il faut balayer les écuries et tout passer à l’eau de Javel, avant que la gangrène se propage et nous conduise vers plus d’indignité.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il ne faut pas que l’on m’impute à présomption, moi un homme de basse condition, d’oser donner des règles de conduite à ceux qui gouvernent. Mais comme ceux qui ont à considérer des montagnes se placent dans la plaine, et sur des lieux élevés lorsqu’ils veulent considérer une plaine, de même, je pense qu’il faut être prince pour bien connaître la nature et le caractère du peuple, et être du peuple pour bien connaître les princes.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;—&amp;nbsp;Nicolas Machiavel, &lt;cite&gt;Dédicace du &lt;a title=&quot;Le Prince&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Prince&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Prince&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; à &lt;a title=&quot;Laurent II de Médicis&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_II_de_M%C3%A9dicis&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Laurent II de Médicis&amp;nbsp; (notre illustration)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/cite&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Du bon usage des primaires socialistes</title>
<link>http://www.lalettreducotentin.com/archive/2011/09/09/du-bon-usage-des-primaires-socialistes.html</link>
<author>noreply@lalettreducotentin.com (MIC MAC)</author>
<category>Actuelles</category>
<category>politique</category>
<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 12:07:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3191192&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lalettreducotentin.com/media/01/02/2365806347.jpg&quot; alt=&quot;billard.jpg&quot; width=&quot;363&quot; height=&quot;272&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Les campagnes électorales font naître chez moi un sentiment de malaise. Apparemment elles sont toujours nécessaires pour choisir nos élus et il n’est pas rare de dire d’un candidat qui échoue qu’il a fait une mauvaise campagne. C’est sans doute vrai, quand il faut convaincre des gens qui font un usage mercantile de leur suffrage. Beaucoup votent pour une augmentation de salaire ou pour une baisse d’impôt et ils réservent leur bulletin au plus offrant.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Allez vous étonner ensuite que les candidats se laissent aller à des promesses inconsidérées et qu’ils soient incapables une fois élus de les respecter.&amp;nbsp; On comprend dans un tel mécanisme que la faute n’incombe pas totalement aux politiques et que les citoyens oublieux de l’intérêt général font verser la démocratie représentative dans la foire aux lobbies et aux prébendes. J’estime pour mon compte que le choix des hommes doit se faire bien en amont de ces arguments de campagne et même indépendamment du «&amp;nbsp;projet&amp;nbsp;» et du «&amp;nbsp;programme&amp;nbsp;» cher aux socialistes. Parlons du fond disent-ils&amp;nbsp;en toute bonne conscience !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Je ne doute pas un instant que sur un même projet deux candidats peuvent mener des politiques bien différentes&amp;nbsp;: elles dépendent de la conjoncture, de l’entourage, et du rapport de forces qui s’établit au jour le jour dans les coulisses du pouvoir. Les matamores qui disent qu’ils feront tout ce qui n’a jamais été fait jusqu’à ce jour sont des menteurs, à moins qu’ils se prennent pour des chamanes sortis des urnes. Je ne fais jamais l’effort de lire et d’étudier ces &amp;nbsp;dizaines de pages de «&amp;nbsp;Projet&amp;nbsp;» aux caractères serrés que le Parti nous fait approuver à 90%. Je sais trop bien que leur réalisation dépend de trop d’aléas pour en faire un vrai critère d’engagement. &amp;nbsp;Notre adhésion commune à la «&amp;nbsp;Déclaration de Principes&amp;nbsp;» du PS me suffit dans un premier temps. Ce qui veut dire par ailleurs que je ne saurais voter que pour un candidat investi par notre Parti.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Mes critères de choix tiennent avant tout aux qualités individuelles de l’homme ou de la femme qui sollicite nos suffrages. La personnalité d’un responsable politique ne se déguise pas facilement. Elle existe dans la durée et se manifeste tout au long de son engagement public. Pour en juger, il faut bien entendu autre chose que les opinions lapidaires dont nos journalistes sont friands. Il faut avoir la patience de reconstituer les contextes et de replacer les CV dans leur perspective historique. C’est la raison pour laquelle je ne voterai jamais pour des nouveaux venus politiques comme N. Hulot ou E. Joly, dont on ne sait rien.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;C’est sur le long terme, et encore, qu’on peut juger du tempérament d’un candidat, de sa culture, de son éducation et de ses solidarités naturelles. On doit s’interroger sur son honnêteté, &amp;nbsp;son souci de l’intérêt public et la liberté &amp;nbsp;de ses opinions . Il faut juger &amp;nbsp;si il a pu parfois tricher ou manquer à sa parole. Il faut se demander si sa philosophie politique n’est pas à géométrie variable, si il a du courage, de la lucidité, si il est bien entouré et si il entretient des relations apaisées avec ses amis et même avec ses adversaires. Le calme et le sang froid sont des qualités indispensables aux décideurs. Il ne faut jamais oublier que les menteurs se vantent toujours de dire la vérité et que les agités prétendent en permanence qu’ils sont froids comme le marbre. Il faut se méfier de l’auto glorification constante particulièrement &amp;nbsp;insupportable. (moi Je, moi Je, à chaque phrase)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Pour finir, le contentement de soi à la Giscard, l’appétit de pouvoir à la Chirac, l’ambition personnelle à la Sarkozy, ne sont pas forcément des bons critères pour un Chef d’Etat. Il me semble que l’obsession de la France (à la de Gaulle) et le dévouement aux Français (à la Mendès France), l'honnêteté (à la Rocard) sont des critères plus précieux et plus utiles à notre République. On peut aussi souhaiter les qualités de stratège diabolique à la Mitterrand, mais j’en suis moins convaincu.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;On observe qu’aujourd’hui Martine et Ségolène s’abaissent sur ce plan, à des arguments électoraux peu dignes . Elles veulent faire feu de tout bois pour rattraper leur retard. Si elles continuent, elles vont froisser les gens de gauche qui sont plus que jamais déterminés à s’unir et à vaincre. Qu’elles le veuillent ou non la personnalité de François Hollande et son attitude réservée vis à vis de ses concurrents en font le candidat le plus apte à nous apporter la victoire, parce que il est le mieux à même de rassembler, en respectant ses futurs partenaires et en oubliant les principes chers à Machiavel. Le jeu à trois bandes des deux &lt;em&gt;passionaria&lt;/em&gt; avec le favori des sondages doit demeurer feutré, au risque de faire tout perdre à la gauche.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le dessus du panier</title>
<link>http://www.lalettreducotentin.com/archive/2011/09/05/le-dessus-du-panier.html</link>
<author>noreply@lalettreducotentin.com (MIC MAC)</author>
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<category>politique</category>
<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 10:52:13 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3185948&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lalettreducotentin.com/media/00/01/1536376671.jpg&quot; alt=&quot;cezanne_pommes_poires_l.jpg&quot; width=&quot;409&quot; height=&quot;306&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;A l’approche de l’automne les pommes et les poires commencent à tomber. Secouées&amp;nbsp; par les premiers vents de suroît, les plus rachitiques et les plus véreuses jonchent l’herbe drue. En ce mois de septembre on comprend qu’il y a loin de la fleur au fruit, surtout quand on se refuse aux traitements par les pesticides. Finalement ce sont les meilleurs fruits qui s’en sortiront et qui garniront le dessus du panier.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Nous sommes un peu dans la même phase pour ce qui concerne les affaires politiques. Le tri se fait. On voit bien qu’il y a quelques histoires véreuses qui font illusion et dont il va falloir se débarrasser. Le retour de DSK en France en est une. Je reste interloqué par l’emballement médiatique suscité par le couple débarquant place des Vosges. Je n’ose pas croire que ces héros d’un fait divers vraiment glauque aient choisi cette mascarade. Bien que &amp;nbsp;si leur intention avait été de l’éviter, &amp;nbsp;ils auraient trouvé les moyens de rentrer incognito. Je n’ai pas la grosse tête de DSK mais avec une telle casserole, je me serais fait tout petit en essayant de me faire oublier. C’est tout le contraire qui se passe et je suis contraint d’y voir l’arrogance d’un plan média qui nous prend pour des billes. Doit-on y voir une façon de prouver qu’on est innocent&amp;nbsp;? Je le répète&amp;nbsp;: cette pomme est pourrie politiquement et je ne peux pas approuver ceux de mon parti qui continuent à lui donner des gages. J’espère bien qu’elle n’occupera pas plus longtemps le dessus du panier.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Une autre pomme célèbre venue de Corrèze fait également le débat&amp;nbsp;: Jacques Chirac va-t-il assister à son procès&amp;nbsp;? Il suffit d’observer le malheureux pour voir que ça déraille dans sa tête. On ne tire pas sur une ambulance surtout si elle nous arrive d’un passé si lointain. Les carambouilles chiraquiennes ont été suffisamment commentées pour servir de leçon à nos politiciens d’aujourd’hui. Contentons nous d’examiner notre présent assez croustillant et laissons le vieux Président tranquille. Exprimons plutôt notre compassion à l’homme qui, par un cruel renversement des choses, &amp;nbsp;est condamné à s’enfoncer dans une irrémédiable sénilité. L’humanité y gagnera, même si Noël Mamer n’est pas d’accord.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Une troisième affaire plus discrète pour le moment, &amp;nbsp;mais plus pourrie encore se dessine. Tous les sondages donnent aujourd’hui François Hollande vainqueur des primaires socialistes et des présidentielles. C’est une nouvelle réjouissante pour les gens de gauche qui comme moi espèrent mettre fin au mandat de&amp;nbsp; Sarkozy. François Hollande fait tout pour donner une image de dignité, de responsabilité et d’équilibre propre à rassembler une majorité d’électeurs, seule issue possible à un scrutin démocratique. Mais à gauche on adore couper les cheveux en quatre et surtout brûler nos propres idoles. On l’a fait avec Ségolène. Il faut s’attendre à ce qu’on répète &amp;nbsp;l’opération avec FH. On voit déjà, à gauche de la gauche concentrer les tirs, avec Mélanchon et Médiapart par exemple. Mélanchon est un pou qui se plaît dans la laine socialiste. J’ai beaucoup d’estime en revanche pour Médiapart que je considère comme le plus libre de nos organes d’information et d’investigation. Je suis déçu d’y trouver un article sur «&amp;nbsp; l’énigme FH&amp;nbsp;»&amp;nbsp; de Laurent Mauduit qui tord à plaisir les arguments pour prouver que le candidat est en réalité un droitier profond. A gauche, &amp;nbsp;nos amis sont aussi nos pires ennemis.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Quand on fait la récolte, il faut être réaliste. Il faut mettre sur le dessus du panier les meilleurs fruits, sans écarter les autres. Nous savons bien que nous n’allons pas d’un seul coup transformer notre Etat en entreprise révolutionnaire. Nous savons qu’il y a partout des contre-pouvoirs et des forces étrangères aux relais puissants, des entreprises multinationales qui s’exonèrent du droit commun et des lobbys plus forts que les Etats. Je suis convaincu que la victoire électorale ne résoudra pas d’un coup toutes nos difficultés. Elle sera seulement une première étape obligée pour trouver avec l’aide de la conjoncture &amp;nbsp;plus de justice et plus de progrès. Ceux qui voudraient faire croire que la politique peut tout, tout de suite, jouent contre leur camp. Au mieux notre futur Président rassemblera 53-54% des voix. Ceux qui auront voté contre nous auront droit au respect et à la paix civile&amp;nbsp;: inutile de leur faire croire qu’ils seront les victimes désignées d’une victoire qui sortirait du droit de la République.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #0000ff;&quot;&gt;PS/ L'illustration est de P. Cézanne !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>DSK blanchi ?</title>
<link>http://www.lalettreducotentin.com/archive/2011/08/24/dsk-blanchi.html</link>
<author>noreply@lalettreducotentin.com (MIC MAC)</author>
<category>Actuelles</category>
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<category>politique</category>
<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 12:22:50 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3168776&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lalettreducotentin.com/media/02/01/43675776.jpg&quot; alt=&quot;DSKblanchi.jpg&quot; width=&quot;312&quot; height=&quot;444&quot; /&gt;On nous annonçait depuis trois jours que DSK allait bénéficier d’un non lieu. C’est aujourd’hui chose faite. Le procureur renonce au procès faute d’avoir des chances de le gagner. Par un retournement extraordinaire pour nous citoyens français, l’agresseur présumé est autorisé à garder le silence . Il ne risque pas de se contredire ou de se voir démenti par les faits matériels. On ne lui demande pas de s’expliquer sur d’autres faits similaires bien connus. Nous ne disposons d’aucune version strauss-kahnienne des circonstances de la relation sexuelle avérée par les traces biologiques. &amp;nbsp;Le Procureur est seulement convaincu qu’il ne peut «&amp;nbsp;gagner&amp;nbsp;» son procès face au manque de crédibilité de la jeune femme. Au final c’est elle qui est moralement condamnée. &amp;nbsp;On voit bien qu’il n’y a aucune symétrie entre le traitement réservé au présumé coupable et celui qu’on inflige à la plaignante. La justice pénale renonce en quelque sorte à faire la lumière judiciaire sur ce qui s’est passé le 16 mai au matin dans la chambre du Sofitel &amp;nbsp;new-yorkais. Disons que DSK est relaxé au bénéfice du doute entretenu par les insuffisances mentales de la femme de chambre.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Quoiqu’il en soit, il serait tout à fait erroné&amp;nbsp; d’affirmer que le héros de cette histoire en sort blanchi. Bien sûr, ses amis inconditionnels pourront feindre de croire que le renoncement du Procureur vaut preuve d’innocence, Une innocence qu’ils ont toujours proclamée, même avant d’en connaître les faits, en ajoutant&amp;nbsp; qu’après tout si leur champion voulait se payer une pute dans la suite de son palace ça ne regardait que lui et qu’il n’y a vraiment pas lieu de&amp;nbsp; s’en émouvoir. On sait bien que dans ses endroits, les femmes de ménage adorent arrondir leurs fins de mois en faisant des passes avec leurs clients fortunés. L’argent corrompt&amp;nbsp;: surtout les pauvres. L’homme de génie lui-même a, dans sa première déclaration d’homme libre, considéré que ce cauchemar était parfaitement injuste et qu’il avait hâte de rentrer dans son pays, où jusqu’à présent on lui a épargné ce type d’affront. Il n’a bien sûr aucun mot pour la plaignante et le sourire d’Anne Sinclair est un sourire de victoire. Le clan s’empresse d’ajouter qu’il faut passer à autre chose et envisager sans délai les services immenses que notre homme de génie peut rendre à la France et au Monde en ces temps de crise.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Je ne peux excuser &amp;nbsp;le mépris et le machisme que dénotent ces attitudes. On doit &amp;nbsp;le respect à tout être humain, y compris aux femmes noires,&amp;nbsp; même et surtout si elles sortent tout juste de leur case en pisé. Pour mon compte, &amp;nbsp;je ne donnerai jamais mon agrément&amp;nbsp; politique ou philosophique à quiconque peut se solidariser avec un tel affichage&amp;nbsp;: ce serait renier ma propre existence. Quelles que soient ses qualités, j’attends toujours de DSK qu’il ait un&amp;nbsp; mot de compassion ou d’attendrissement pour la femme qu’il a voulu baiser par surprise ou par force et qu’il nous fasse comprendre ce qui distingue un soudard d’un intellectuel civilisé. Je veux bien croire &amp;nbsp;à sa libido envahissante&amp;nbsp; et subversive, mais j’attends aussi des preuves de sa lucidité. La solidarité avec DSK me paraît au sein du PS une forfaiture supérieure à celle du &amp;nbsp;soutien aux Guérini, les bandits corses.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Condamné ou pas, j’ai le regret de dire que je ne peux le compter parmi mes héros ni mes hommes de confiance. J’&amp;nbsp;escompte bien qu’aucun des candidats de notre Parti ne va se réclamer de lui ni tenter de le rallier à son camp. Le génie intellectuel ne peut valoir &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; l’absolution philosophique et morale. En politique, cette nécessité est incontournable. &amp;nbsp;J’attends de notre forcené qu’il se libère d’abord par l’écriture. Il faut qu’il nous dépeigne les ressorts de sa toute puissante personnalité qui le poussent à agresser les femmes avec autant de vigueur et qu’il prenne de la distance. On le dit plein d’humour, alors qu’il cesse de se &amp;nbsp;comporter comme un étalon au milieu d’un troupeau de juments. Si j’en crois les rumeurs, même dans son pays comme il dit, il va bien falloir qu’il se mette au clair avec tous les petits scandales qui percent ici où là. Il va avoir besoin d’autre chose que la volonté de puissance entretenue par son clan, &amp;nbsp;Avec lucidité et humour, DSK pourrait enfin devenir un homme.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Apprendre</title>
<link>http://www.lalettreducotentin.com/archive/2011/08/18/apprendre.html</link>
<author>noreply@lalettreducotentin.com (MIC MAC)</author>
<category>Actuelles</category>
<category>culture</category>
<category>politique</category>
<pubDate>Sat, 20 Aug 2011 10:46:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3161866&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lalettreducotentin.com/media/01/01/4129989422.jpg&quot; alt=&quot;Edelfelt Pasteur.jpg&quot; width=&quot;336&quot; height=&quot;399&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Certains aiment montrer qu’ils savent tout et que rien ne peut plus les étonner. On constate de plus en plus ce pénible travers chez nos hommes politiques et plus généralement chez ceux qui prétendent&amp;nbsp; valoir leur pesant d’or dans nos télévisions, qui n’en peuvent mais. On préfèrerait voir s’insinuer chez eux le doute et l’incertitude qui sont les deux vertus cardinales des hommes de raison. L’accumulation des savoirs et leur étalage ne sont pas une preuve de culture. La première qualité d’un cerveau bien fait est plutôt de mesurer avec méticulosité l’étendue de ses lacunes. La véritable maîtrise de la pensée passe par la perception lucide&amp;nbsp; de ce qu’on ignore.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;J’observe également que des esprits excessifs&amp;nbsp; cherchent à nous entraîner sur le terrain de ce qu’ils viennent d’apprendre ou entendre. On les voit répéter à l’envi, &lt;em&gt;ne varietur,&lt;/em&gt;&amp;nbsp; les idées à la mode. Ils ont&amp;nbsp; ainsi&amp;nbsp; la certitude&amp;nbsp; d’être dans le vrai, et&amp;nbsp; peuvent feindre,en répétant gravement la &lt;em&gt;doxa&lt;/em&gt; du moment, d’en être les inventeurs . Ces beaux esprits contribuent ainsi à l’élaboration d’une sorte d’évangile qu’on désigne bientôt comme la pensée unique. Les modestes scrupuleux, &amp;nbsp;conscients de leurs insuffisances peuvent protester&amp;nbsp;: on ne les entend pas. Pour être écouté il faut hurler avec les loups et si possible un peu plus fort que le reste de la meute. Notre société ne tarde pas à être dirigée par quelques slogans&amp;nbsp;qui désignent des boucs émissaires mal définis&amp;nbsp;: la crise, le chômage, les dépenses sociales, les impôts, la délinquance, le réchauffement climatique, les OGM, le nucléaire, l’immigration.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Malgré tous mes efforts, je dois avouer que je suis loin de maîtriser tous ces sujets et qu’ils comportent dans ma tête un &amp;nbsp;très large halo d’ignorance. Je ne doute pas que beaucoup de mes concitoyens se trouvent dans mon cas, qui est somme toute assez représentatif de la moyenne. Ces sujets qui devraient demeurer des enjeux pédagogiques sont utilisés au contraire comme des enjeux politiques. On force leur signification dans un sens ou dans l’autre suivant ce qu’on veut démontrer. Le budget de l’Etat est le seul moyen d’action des socialistes alors que les libéraux ne cessent&amp;nbsp; de le dénigrer. Les OGM sont l’ennemi mortel des écolos et sont devenus la cible permanente du principe de précaution. Pour les agronomes, le génie génétique est au contraire la technologie du futur pour alimenter l’humanité, en &amp;nbsp;respectant la planète. La question de l’énergie est un autre sujet central pour notre développement. Les uns ou les autres, mais surtout les Verts, en font un &lt;em&gt;casus belli&lt;/em&gt; permanent &amp;nbsp;en maintenant leurs propositions&amp;nbsp; dans le flou polémique.&amp;nbsp; En tentant de nous faire croire qu’il suffit de tourner un bouton magique pour oublier les énergies fossiles et s’écarter du nucléaire on maintient les citoyens dans &amp;nbsp;&amp;nbsp;l’ignorance profonde des difficultés réelles. Je pourrais multiplier les exemples de vrais sujets de réflexion devenus des prétextes ou des leurres.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;On comprend pourquoi l’école est &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt; l’espoir des progressistes. Il &amp;nbsp;s’agit certes de la voie du salut. Mais elle est largement insuffisante si la société entière ne se soucie pas d‘apprendre. On conçoit que débordés par toutes sortes de messages publicitaires et péremptoires, donc approximatifs, les gens ne fassent plus qu’une confiance relative aux différents médias. On voit même des gens très bien, considérer que la Science, pourtant dépositaire du savoir, se trompe ou nous trompe volontairement. On voit partout pointer la menace du complot, complot des riches contre les pauvres, des Juifs contre le reste du monde, ou encore, comme au cinéma, d’oligarchies mystérieuses contre les Démocraties. Notre société basée sur le profit immédiat, s’enfonce ainsi dans une léthargie intellectuelle qu’il est urgent de combattre. Pour un homme de gauche, la remise en cause du conformisme devrait être un premier devoir. Pour le moment je ne vois rien&amp;nbsp; émerger de tel, en tout cas nommément. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;On ne peut pas compter sur Sarkozy ou Merkel pour produire des idées nouvelles car ils sont bien trop soucieux de moduler leur message&amp;nbsp; en fonction de l’opinion de leur base électorale. On pourrait en revanche en attendre plus de nos philosophes et de nos scientifiques.&amp;nbsp; Auraient-ils démissionné où bien sont-ils encore en vacances&amp;nbsp;?&amp;nbsp; On n’entend plus que de loin nos penseurs de bazar. Est-il trop tard&amp;nbsp;?&amp;nbsp; La pensée de l’humanité n’est-elle plus qu’un produit marchand comme les autres&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Par tempérament nos chercheurs fuient la meute et rongent leur frein en silence. Si je pouvais donner un conseil à notre futur Président François Hollande, ce serait de réunir autour de son équipe tout ce que la France compte d’esprits distingués, créatifs,&amp;nbsp; indépendants et novateurs, pour les conduire vers le dialogue et la synthèse.&amp;nbsp; Il faut mettre en valeur les termes objectifs du fonctionnement de nos sociétés pour que le peuple s’en fasse juge. Il est grand temps de laisser s’effriter les guenilles du sarkozysme concernant l’élitisme &amp;nbsp;et la loi du plus fort. Il faut rendre leur dignité aux citoyens et cesser de les percevoir comme des consommateurs ou des profiteurs. Il faut s’adresser à l’intelligence collective.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Partout, dans toutes les nations, l’ignorance met en danger le genre humain. Il est temps de revenir &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt; à une conception simple de notre apprentissage du monde&amp;nbsp;: la science doit être au service du peuple, certainement pas du lucre et de la vanité. &amp;nbsp;Pour nous en convaincre, pensons à notre Académie Française, &amp;nbsp;cette illustre assemblée érigée en caricature de notre société désemparée. Au lieu de se manifester comme les dépositaires bouillonnants de tous nos savoirs, les pensionnaires de la Coupole&amp;nbsp; posent en collection de vieux serviteurs honorables et honorés, &amp;nbsp;mais à demi momifiés et hors d’usage&amp;nbsp;! Il faut transmettre l’habit vert à la révolution des esprits, et en grande pompe !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: small;&quot;&gt;PS/ L'illustration est un portrait de Louis Pasteur par Albert Edelfelt (1885)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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